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Foujita, Autoportrait au chat © Fondation Foujita - Adagp, Paris, 2018 / La bataille de Los Angeles Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b / Delacroix, Autoportrait au gilet vert

Arts plastiques : "Cette rétrospective est la rencontre d’un possible et d’un impossible"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans La Dispute ce soir, direction le Louvre pour sa grande exposition consacrée à Eugène Delacroix. Nous nous rendrons également au musée Maillol pour y voir Foujita peindre dans les années folles, et enfin nous irons voir les immenses dessins muraux réalisés par Abdelkader Benchamma au 104 Paris.

Foujita, Autoportrait au chat © Fondation Foujita - Adagp, Paris, 2018 / La bataille de Los Angeles Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b / Delacroix, Autoportrait au gilet vert
Foujita, Autoportrait au chat © Fondation Foujita - Adagp, Paris, 2018 / La bataille de Los Angeles Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b / Delacroix, Autoportrait au gilet vert Crédits : © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Eugène Delacroix, jusqu'au 23 juillet au musée du Louvre.

Eugène Delacroix, Femme nue au perroquet. Entre 1826 et 1829. Huile sur toile. 24.5 x 32.5 cm. Lyon, Musée des Beaux-Arts © Lyon MBA / Photo Alain Basset.
Eugène Delacroix, Femme nue au perroquet. Entre 1826 et 1829. Huile sur toile. 24.5 x 32.5 cm. Lyon, Musée des Beaux-Arts © Lyon MBA / Photo Alain Basset.

Présentation officielle : 

Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition dédiée  à Eugène Delacroix. Réunissant 180 oeuvres, cette rétrospective relève un défi resté inédit depuis  l’exposition parisienne qui commémorait en 1963 le centenaire de la mort de l’artiste.

Malgré sa célébrité, il reste encore beaucoup à comprendre sur la carrière de Delacroix. L’exposition propose une vision synthétique renouvelée, s’interrogeant sur ce qui a pu inspirer et diriger l’action  prolifique de l’artiste, et déclinée en trois grandes périodes.

La première partie traite de la décennie 1822-1832 placée sous le signe de la conquête et de l’exploration des pouvoirs expressifs du médium pictural ; la seconde partie cherche à évaluer l’impact de la peinture de grand décor mural (activité centrale après 1832) sur sa peinture de chevalet où  s’observe une attraction simultanée pour le monumental, le pathétique et le décoratif ; enfin, la  dernière partie s’attache aux dernières années, les plus difficiles à appréhender, caractérisées par une ouverture au paysage et par un nouveau rôle créateur accordé à la mémoire.

Les écrits de l’artiste viennent enrichir et compléter la redécouverte de ce génie en constant  renouvellement.

Commissaires : Sébastien Allard et Côme Fabre, département des Peintures, musée du Louvre.

Je me suis retrouvé face à un artiste qui s’interroge et qui m’interroge. Il s’intéresse plus à la vérité qu’à la réalité et il le fait d’une manière magistrale. Il y a une dramaturgie qui traverse tout son travail. En corollaire à la dramaturgie il y a une recherche de la puissance du spectaculaire. On est face à un artiste qui arrive à se saisir d’une multiplicité de sujets en restant étranger au réalisme du milieu du 19ème siècle. Frédéric Bonnet

Cette rétrospective est la rencontre d’un possible et d’un impossible. Le possible étant qu’il n’y a qu’au Musée du Louvre qu’on peut faire cette exposition et impossible car il y a une partie des œuvres de Delacroix qu’on ne peut pas voir ici. Stéphane Corréard

Il vient d’une famille prestigieuse et perd tout, cela donne l’impression que Delacroix n’a rien à perdre dans ses œuvres. Ils combinent les genres et fait des expérimentations et c’est très intéressant. Anaël Pïgeat

Eugène Delacroix, Le 28 juillet 1830. La Liberté guidant le peuple. 1830. Salon de 1831. Huile sur toile. 260 x 325 cm. Musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Eugène Delacroix, Le 28 juillet 1830. La Liberté guidant le peuple. 1830. Salon de 1831. Huile sur toile. 260 x 325 cm. Musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Eugène Delacroix, Le Christ sur le lac de Génésareth. 1854. Huile sur toile. 59.8 x 73.3 cm. Baltimore, The Walters Art Museum © Baltimore, The Walters Art Museum
Eugène Delacroix, Le Christ sur le lac de Génésareth. 1854. Huile sur toile. 59.8 x 73.3 cm. Baltimore, The Walters Art Museum © Baltimore, The Walters Art Museum

Foujita - Peindre dans les années folles, jusqu'au 15 juillet au musée Maillol

Présentation officielle :
Du 7 mars au 15 juillet 2018, le Musée Maillol à Paris, présente une exposition consacrée à l’artiste japonais, naturalisé français, Léonard Tsuguharu Foujita. Plus d’une centaine d’oeuvres majeures, issues de collections publiques et privées, retracent le caractère exceptionnel des années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Soutine, Indenbaum, Kisling ou Pascin. L’exposition se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, très productif entre 1913 et 1931.

L’exposition retrace l’histoire d’un destin unique, celui d’un artiste évoluant entre deux cultures. De ses prémices au Japon, en passant par son ascension et la révélation de son oeuvre, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des années folles. Ses thèmes récurrents – femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits – sont spécifiques du foisonnement de sa production artistique. Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.
Ses œuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs et inspirateurs, pour un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris »

Commissaires : Sylvie Buisson, Anne Le Diberder et  la Fondation Foujita, représentée par Carole Boivineau.

L’exposition montre vraiment la figure de la coqueluche des années folles, ce caractère fantaisiste, ce gout de la fête, ce touche à tout. Il y a un côté un peu répétitif dans tous ces tableaux mais il est intéressant de regarder les tableaux de la galerie Chéron, il y aussi de l’humour chez Foujita. Le contenu de sa vie, son rapport à la culture occidentale et à la culture japonaise est très important pour comprendre son travail. L’exposition nous prend par la main pour approfondir notre regard sur ses œuvres. Anaël Pigeat

Bienvenue dans une exposition Culture Espace ! Scénographie classe et luxueuse, un propos que je définirais d’accessible et des chefs-d’œuvre qui manquent, mais il y a en revanche beaucoup d’œuvres mineures ! En revanche, je suis resté complètement interdit face à ces quatre tableaux de 3 x 3 mètres. Foujita était d’une modernité étonnante ! Stéphane Corréard

Cette exposition est une occasion manquée, l’ambivalence de Foujita est présentée mais n’est pas exploitée, ça n’explicite pas ce qu’est le travail de Foujita. Il y a trop d’appareil critique, qui commente sa vie mais ne dit rien sur son œuvre. Frédéric Bonnet

Foujita, Portrait de l’artiste, 1928, huile et gouache sur toile, Paris, Centre Pompidou - Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2018
Foujita, Portrait de l’artiste, 1928, huile et gouache sur toile, Paris, Centre Pompidou - Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2018 Crédits : Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Jacqueline Hyde
Léonard Tsuguharu Foujita, Jeune couple et animaux, 1917, aquarelle et encre sur papier, colllection particulière, USA © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2018
Léonard Tsuguharu Foujita, Jeune couple et animaux, 1917, aquarelle et encre sur papier, colllection particulière, USA © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2018 Crédits : Photo : © Archives artistiques

Abdelkader Benchamma - L'horizon des évênements, jusqu'au 6 mai au Centquatre-Paris.

 Neither the sky, nor the earth, Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b
Neither the sky, nor the earth, Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b

Avec la galerie du jour agnes b.

Sur une invitation de José-Manuel Gonçalvès
En collaboration avec Yasmina Reggad

Présentation officielle :
Dépassant les limites du dessin, Abdelkader Benchamma réalise d’immenses dessins muraux qui modifient et perturbent notre rapport à l’espace ainsi que nos perceptions.

Les dessins d’Abdelkader Benchamma s’inspirent de scénarios visuels qui proviennent de réflexions sur l’espace et sa réalité physique, ses limites et ses zones de contact avec un espace mental. Ils fonctionnent sur des détournements, modulations d’objets témoignant de dysfonctionnements possibles dans notre rapport à l’autre et aux choses. Glissement du réel, intrusion de l’invisible, matières indéterminées en transformation, catastrophes minuscules sont au coeur du travail d’Abdelkader Benchamma.

C’est ici une nouvelle vision du travail d’Abdelkader Benchamma entre l’infiniment grand du cosmos et l’infiniment petit des structures moléculaires. Stéphane Corréard

J’aime le travail d’Abdelkader Benchamma mais j’ai été assez déçu par l’exposition, j’y retrouve des interrogations qui m’intéressent, sur la perte de repères, la narration qui n’en est pas… mais la mise en œuvre et la mise en espace ne me persuadent pas. Frédéric Bonnet

Le rapport à l’espace est ici compliqué, il n’y a pas l’effet d’immersion escompté ni le recul nécessaire sur les œuvres. Anaël Pigeat

Treesbook of miracle, ink on paper, Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b
Treesbook of miracle, ink on paper, Abdelkader Benchamma © Courtesy galerie du jour Agnès b

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale :

♫ Chopin – George Sand / Macha Meril - Prélude en la majeur Cher Eugène Delacroix

♫ Kikutaro Takahashi - Sendo Kawaiya

♫ John Barry – le trou noir

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
  • Journaliste au Journal des Arts
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