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Crédits : Grand Palais-RMN / Fondation Louis Vuitton

Arts plastiques : "C'est une exposition qui confond art et culture"

56 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute picturale réunit ses critiques d'art à la fondation Louis Vuitton pour parler de l'exposition "Gauguin, l'alchimiste" au Grand Palais ; et commenter certaines œuvres du MoMA présentées dans le cadre de l'exposition manifeste, "Etre moderne : le MoMA à Paris".

Crédits : Grand Palais-RMN / Fondation Louis Vuitton
Crédits : Grand Palais-RMN / Fondation Louis Vuitton

Gauguin l'alchimiste, au Grand Palais (du 11 octobre au 22 janvier 2018)

Présentation officielle : Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne. L’exposition du Grand Palais retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique, etc. Les chefs-d’œuvre réunis mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

Frédéric Bonnet :

C'est un ratage ! Il ne reste pas grand chose à la fin d'une exposition sinistre qui sent la mort...

C'est une exposition sur le "faire", sur les recettes de Gauguin mais pas sur son art.

Florian Gaité :

Cette façon de présenter Gauguin comme un artiste hybridant les matières est anachronique !

C'est une exposition qui confond art et culture.

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Etre moderne : le MoMA à Paris, à la fondation Louis Vuitton (du 11 octobre au 5 mars 2018)

Présentation officielle : La Fondation Louis Vuitton propose cet automne, dans l’ensemble des espaces de l’architecture de Frank Gehry, une exposition exceptionnelle consacrée à la collection du MoMA présentant plus de deux cents chefs d’oeuvre et pièces maîtresses du musée new-yorkais.

Cette exposition met en avant le rôle fondateur du musée, de ses conservateurs et du programme d’expositions qui l’ont accompagné, dans l’écriture de l’histoire de l’art du XXe et XXIe siècle.

Alors que le MoMA est engagé dans un important projet d’agrandissement et d’expansion de son bâtiment, il choisit de s’associer à la Fondation Louis Vuitton pour présenter son engagement artistique légendaire à Paris et proposer une forme de manifeste pour continuellement « être moderne ».

L’exposition réunit un ensemble représentatif d’œuvres dont le MoMA a fait l’acquisition depuis sa création en 1929. Elle comprend des chefs-d’œuvre allant de la naissance de l’art moderne à la période la plus contemporaine, en passant par l’abstraction américaine, le minimalisme et le pop art. Une sélection pluridisciplinaire de 200 œuvres, provenant des six départements du MoMA et reflétant l’histoire et les choix de ce musée mythique, occupera l’ensemble du bâtiment de la Fondation.

L’exposition répond à un double souhait : montrer à Paris un ensemble d’œuvres significatives de la collection du MoMA et préfigurer l’accrochage plus fluide et interdisciplinaire que les visiteurs du MoMA pourront découvrir lorsque son projet d’expansion et rénovation sera terminé.

Parmi les 200 pièces présentées à la Fondation Louis Vuitton figurent des chefs-d’œuvre de Paul Cézanne, Gustav Klimt, Paul Signac, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, Henri Matisse, Giorgio de Chirico, Edward Hopper, Max Beckmann, Ludwig Mies van der Rohe, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Alexander Calder, René Magritte, Walker Evans, Yayoi Kusama, Willem de Kooning, Barnett Newman, Jasper Johns, Yvonne Rainer ou Frank Stella… La sélection alternera chefs-d’œuvre reconnus et œuvres moins familières du public mais tout aussi significatives. Sont également présentées des archives du MoMA, rarement exposées, retraçant l’histoire du Musée et permettant de contextualiser les œuvres.

Certaines œuvres sont exposées en France pour la première fois : bronze de L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi (1928) ; Identical Twins, Roselle, New Jersey de Diane Arbus (1967) ; Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol (1962) ; Tomb de Philip Guston (1978) ; (Untitled) « USA Today » de Felix Gonzalez-Torres (1990) ; 144 Lead Square de Carl Andre (1969) ; Untitled de Christopher Wool (1990) ; Untitled (You Invest in the Divinity of the Masterpiece) de Barbara Kruger (1982) ; Patchwork Quilt de Romare Bearden (1970).

Frédéric Bonnet :

Le MoMA s'est vite imposé comme l'étalon d'un certain goût moderne.

Stéphane Correard :

Le MoMA s'est construit à partir de l'art européen et surtout de la peinture française.

Le MoMA veut s'éloigner du canon européen dès l'après-guerre.

Le MoMA a tendance à muséographier certaines œuvres, à atténuer leur violence.

Florian Gaité :

La scénographie est très épurée. C'est agréable mais cela nie le chaos dans lequel l'avant-garde s'est développée.

L'oeuvre de Janet Cardiff a fait ma journée !

Affiche de l'exposition. Crédits : fondation Louis Vuitton
Affiche de l'exposition. Crédits : fondation Louis Vuitton

Interludes musicaux

  • La clef des rêves, Line Adam
  • Pont Aven, Marc-Olivier Dupin

Vos commentaires

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Intervenants
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
  • Journaliste au Journal des Arts

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