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Arts plastiques : "Greco", "Sigmar Polke, photographies 1970/1980", "Katinka Bock"...

54 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute Arts plastiques, 3 expositions : "Greco" jusqu’au 10 février 2020 au Grand Palais, "Sigmar Polke, photographies 1970/1980" jusqu’au 22 décembre au BAL, "Katinka Bock" jusqu’au 5 janvier à Lafayette Anticipations et le coup de coeur de Corinne Rondeau

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0411 Crédits : AND

"Greco", une exposition magistrale ! Une telle concentration d’œuvres du Greco est un événement merveilleux et rare

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Présentation : Cette rétrospective est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique.  Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome.

L'avis des critiques : ♥♥♥♥

« Un éblouissement ! Une exposition qui place le Greco comme un peintre éternellement contemporain, un Greco à nu. L’exposition renouvelle notre regard sur ce peintre, que l’on croit connaitre par sa folie, elle balaye tout cela pour nous offrir une exposition sur la singularité étendue d’un artiste magnifique. » Stéphane Corréard

« Une exposition complètement étourdissante qui nous sort de la temporalité de l’histoire de l’art par une picturalité sans âge Arnaud Laporte

« Ce qui est formidable dans cette exposition, c’est la découverte chronologique de l’œuvre du Greco que l’on pense connaitre mais qu’ici on découvre en profondeur. Un peintre qui aurait pu rester un très bon faiseur d’icônes post-byzantine mais qui forge sa singularité par l’expression picturale, qui illustre la contreréforme romaine en explosant les canons classiques de l’époque. Un travail profondément singulier, rendu pleinement par une exposition remarquablement organisée. Une exposition magistrale ! » Frédéric Bonnet

« Un peintre sauvage avec la peinture. Il aboutit l’art italien quand l’Italie n’est plus. Son style  résiste tout, en allant dans le maniérisme iconographie et la mystique de l’époque. Une peinture vitale qui sculpte le tableau avec ses pinceaux. Il n’y a plus de perspective, plus de profondeur, seules les couleurs et la plasticité des corps comptent. » Corinne Rondeau

Plus d'informations : "Greco" //  jusqu’au 10 février 2020 au Grand Palais

"Sigmar Polke, photographies 1970/1980", près de 300 photographies du peintre sont exposées pour la première fois en France. 

Sigmar Polke, Sans titre, 1970-1980, Collection de Georg Polke   Sigmar Polke, Cologne/ADAGP, 2019
Sigmar Polke, Sans titre, 1970-1980, Collection de Georg Polke Sigmar Polke, Cologne/ADAGP, 2019

Présentation : « Sans titre », c’est ainsi que Sigmar Polke a nommé son exposition de 1986 à la galerie Schmela. On pourrait décrire de manière tout aussi laconique l’ensemble de photographies qui seront présentées au BAL cet automne : des centaines de tirages sans titre ni date. Des prises de vue restées de longues années dans une caisse chez Georg, le fils de Sigmar Polke, et peu à peu tombées dans l’oubli.

L'avis des critiques : ♥♥♥

« _La photographie pour Sigmar Polke est un perpétuel champ de recherche. Rien n’est ordonné, on y voit des photos à la méthodologie fouillis qui trouble l’image. L’exposition propose un début de réponse à la question : Comment un artiste peut sortir de la représentation pour en faire une image ?_» Corinne Rondeau

« Des photos aux couleurs ocre, grise. Une impression de brouillard, des photos de voyage, de drogue, des tramages, des autoportraits. Une exposition archéologique qui montre des photos inédites. » Stéphane Corréard

« Une manière de brutaliser l’image photographiée. Une contamination réciproque entre la photo et la peinture. La photographie pour Sigmar Polke est un perpétuel champ de recherche. » Frédéric Bonnet

Plus d'informations : "Sigmar Polke, photographies 1970/1980" //  jusqu’au 22 décembre au BAL

"Katinka Bock", des créations en résonance avec le lieu.

"Gisant" de Katinka Bock
"Gisant" de Katinka Bock

Présentation : Katinka Bocks’inscrit dans une pensée discursive de la sculpture. La forme est souvent consécutive d’un processus de travail où le rationnel et l’imprévu se répondent. Son œuvre occupe aujourd’hui une place importante sur l’échiquier international de l’art. 

L'avis des critiques : ♥

« Une artiste au vocabulaire maniéré accentué par une occupation de l’espace maladroite. Elle n’a pas besoin de remplir tous les coins. Néanmoins les sculptures sont intéressantes pour ce qu’elle dit du temps qui passe et de la suspension des états. » Frédéric Bonnet

« Un travail riche mais qui se neutralise en permanence. Une artiste qui a la carte de l’art contemporain, un travail d’atelier qui s’incarne dans une grande matérialité, très politique et très abstrait, une exposition minimale, microscopique et monumentale. » Stéphane Corréard

« Une exposition très ouverte, organisée du point de vue de la matière grise, un art contemporain conceptuel ennuyant qui ne m’a rien racontée et qui m’a perdue. » Corinne Rondeau

Plus d'informations : "Katinka Bock" //  jusqu’au 5 janvier à Lafayette Anticipations

Coup de cœur de Corinne Rondeau pour "(Parenthesis) ; (Corner to corner, in place)", de Richard Nonas, jusqu’au 23 novembre à la galerie Christophe Gaillard (Paris)

Richard Nonas
Richard Nonas

Présentation : Un lieu fermé, formel. Un monde urbain serré, enveloppé d'histoire, coupé par de longues lignes de bois et de pierres. Des lignes marquant la limite émotionnelle et forte d'un lieu officiel et aussi la dure arête et la pente inévitablement descendante de sa signification complexe, son sol de terre, son glissement vers le vieux terrain politique, sa tension persistante et son penchant ancien. Car la sculpture c'est cette dissonance - la dissonance de deux masses de signification humaine en conflit, taillées dans un monde historicisé. La dissonance de l'art.

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
  • Journaliste au Journal des Arts

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