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Arts plastiques : "Hans Hartung. La fabrique du geste", "Back Side: Dos à la mode", "Yan Pei-Ming / Courbet, Corps-à-corps"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute arts plastiques : "Hans Hartung. La fabrique du geste" Musée d’Art Moderne, "Back Side : Dos à la mode" au Musée Bourdelle, "Yan Pei-Ming / Courbet, Corps-à-corps" au Petit Palais et Coup de cœur de Florian Gaité pour "Le Bikini invisible"

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2110 Crédits : AND

"Hans Hartung. La fabrique du geste"

Hans Hartung, la fabrique du geste // MAMVP
Hans Hartung, la fabrique du geste // MAMVP Crédits : AND

Présentation : L’exposition donne à voir la grande diversité des supports, la richesse des innovations techniques et la panoplie d’outils utilisés durant six décennies de production. Hans Hartung, qui place l’expérimentation au coeur de son travail, incarne aussi une modernité sans compromis, à la dimension conceptuelle. Les essais sur la couleur et le format érigés en méthode rigoureuse d’atelier, le cadrage, la photographie, l’agrandissement, la répétition, et plus surprenant encore, la reproduction à l’identique de nombre de ses oeuvres, sont autant de recherches menées sur l’original et l’authentique, qui résonnent aujourd’hui dans toute leur contemporanéité. Hans Hartung a ouvert la voie à certains de ses congénères, à l’instar de Pierre Soulages qui a toujours admis cette filiation.

L'avis des critiques : 

« Une grande rétrospective, fouillée, avec beaucoup de documentation. L’exposition prend le parti de montrer la fabrique du geste qui ne se limite pas à une spontanéité, à une nécessité intérieure, rien n’est laissé au hasard, tout est construit chez Hans Hartung. » Ingrid Luquet-Gad

« Hans Hartung est un peintre en perpétuelle recherche, qui rencontre d’autres types de peinture, d’autres artistes qui le nourrissent, l’intéressent. C’est avec ses références qu’il arrive à créer sa propre peinture. » Arnaud Laporte 

« Hans Hartung n’est pas un décorateur ni un formaliste, c’est un amoureux de la matière et du corps-à-corps. Dans sa peinture, il y a une véritable mise à distance du spectateur qui doit appréhender les toiles en se rapprochant ou en s’éloignant  en fonction du format des différents types d’oeuvres. » Florian Gaité

« Une exposition magnifique d’une très belle ampleur à la fois dans le nombre des oeuvres présentées et la dynamique qui est à l’oeuvre dans le parcours que l’on traverse. La peinture d’Hans Hartung a une énergie vitale, une tension, une puissance du geste, de la couleur, une vitesse, une très belle sensualité. C’est aussi une histoire du corps de l’artiste au travail que l’on voit des les films qui ponctuent l’exposition. » Sally Bonn

Hans Hartung, la fabrique du Geste MAMVP
Hans Hartung, la fabrique du Geste MAMVP Crédits : AND

"Back Side: Dos à la mode"

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Dos à la mode // Musée Boudelle // Palais Galliera
Dos à la mode // Musée Boudelle // Palais Galliera Crédits : AND

Présentation : Dans notre société obsédée par le visage, Back Side / Dos à la mode est un sujet original et inattendu. En abordant les liens du corps au vêtement d’un point de vue social et psychologique, l’exposition interroge la perception que nous avons de notre dos et de celui des autres. Le dos rappelle à l’homme ses propres limites : il se dérobe à la vue et en partie au toucher. Cependant la mode ne cesse de l’orner, de le charger ou de le dénuder. Sur cette zone la plus plane de notre corps, messages et motifs se déploient en toute lisibilité sans que nous croisions jamais les regards qui leur sont accordés. Du sillage d’une traîne de cour à la charge d’un sac à dos, de la sensualité d’un décolleté à la contrainte d’une fermeture, l’exposition propose un parcours thématique d’une centaine de silhouettes et d’accessoires du XVIIIe siècle à nos jours issus des collections de Galliera. Cet ensemble est complété par une sélection d’extraits de films et de photographies.

L'avis des critiques : 

« L’exposition montre que le dos des vêtements offre un second regard, un second souffle, une seconde vie à celui-ci. Une enquête sociologique du vêtement vu par le dos, son érotisme (le corset), sa praticité (le sac à dos), ses messages (t-shirt à message), sa sportivité (maillot de foot). » Ingrid Luquet-Gad

« Une fois l’effet de surprise passé, on se rend compte que l’exposition survole le sujet. On est à l’étroit, il n’y a pas de hiérarchie dans les pièces présentées, des informations limitées. Peu convaincant.» Florian Gaité

« L’exposition nous accueille par quelques robes au milieu des statues du musée Bourdelle qui ne justifient pas le rapport à la sculpture. Le sujet lui-même, le dos comme zone de fantasme, zone symbolique, qui ne s’atteint ni par le regard, ni par le toucher est attirant mais l’exposition ne parvient pas à rendre cela intéressant.» Sally Bonn

"Yan Pei-Ming / Courbet, Corps-à-corps "

Yan Pei-Ming / Courbet au Petit Palais
Yan Pei-Ming / Courbet au Petit Palais Crédits : AND

Présentation : À l’occasion du Bicentenaire de Gustave Courbet (1819-1877), le Petit Palais a le plaisir de présenter Yan Pei-Ming / Courbet, Corps-à-corps, prolongeant ainsi l’exposition organisée cet été au musée Courbet à Ornans. Une dizaine d’œuvres de Courbet, toutes issues des collections du Petit Palais, seront montrées en regard d’une quinzaine de toiles monumentales de Yan Pei-Ming réalisées pour certaines dans l’atelier de Courbet à Ornans. Elles seront présentées cette fois dans un accrochage volontairement inspiré des Salons du XIXe siècle, expérience inédite pour l’artiste.

L'avis des critiques :

« C’est une exposition dans laquelle on ne va pas découvrir Courbet mais qui atteste en revanche du formidable pouvoir d’attraction qu’a Courbet à travers les siècles. Les parallèles biographiques sont nombreux entre les deux artistes exposés, notamment celui d’une volonté de venir à Paris pour exprimer leur singularité dans la peinture. » Ingrid Luquet-Gad

« Hormis quelques parallèles biographiques entre les deux peintres, jusqu’à quel point est-il intéressant de les rapprocher ? C’est une exposition de circonstance pour faire se rencontrer un peintre contemporain et un peintre sacralisé. Cela instaure un climat de concurrence et de défiance entre les deux. » Florian Gaité

« L’exposition corps à corps est une invitation donnée à Yan Pei-Ming à dialoguer avec la collection Courbert du petit Palais. Un dialogue intéressant entre les deux artistes mais peut-être un peu artificiel. » Sally Bonn

Coup de cœur de Florian Gaité pour "Le Bikini invisible"

"Le Bikini invisible", d’Hippolyte Hentgen
"Le Bikini invisible", d’Hippolyte Hentgen

Présentation : Le bikini invisible… Le titre sonne comme l’amorce d’une improbable enquête qui nous mènerait sur les traces d’un bikini égaré en des lieux exotiques. A moins qu’il ne s’agisse d’une affaire d’attentat à la pudeur dans une cité balnéaire écrasée sous le soleil d’été ou d’un superpouvoir accordé à un banal accessoire. L’intrigue qui s’esquisse là semble jouer des réminiscences du polar de gare, autant que des bandes dessinées qui bercent l’enfance ou des comics underground

Plus d'informations : "Le Bikini invisible", d’Hippolyte Hentgen // jusqu’au 10 novembre au MAMAC de Nice

Intervenants
  • Critique d'art (les inrocks...)
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
  • Auteure, critique et Maître de conférence en esthétique à l'Université d'Amiens

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