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Christian Dior, couturier du rêve, Médusa : bijoux et tabous et Hélène Delprat "I did it my way"

Arts plastiques : "Hélène Delprat à une manière de bien mal faire, d'assumer son mauvais goût avec une justesse folle."

56 min
À retrouver dans l'émission

Trois expositions parisiennes au programme de la dispute ce soir, "Christian Dior, couturier du rêve", "Medusa, bijoux et tabous" et "Hélène Delprat, I did it my way" pour nos trois critiques Anaël Pigeat, Sandra Adam-Couralet et Florian Gaité.

Christian Dior, couturier du rêve, Médusa : bijoux et tabous et Hélène Delprat "I did it my way"
Christian Dior, couturier du rêve, Médusa : bijoux et tabous et Hélène Delprat "I did it my way" Crédits : Arts décoratifs, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, La Maison Rouge

Christian Dior, couturier du rêve, jusqu'au 7 janvier au musée des arts décoratifs à Paris

Sandra Adam-Couralet :

Près de 3000 m2 qui baignent dans la féérie.

Florian Gaité :

La salle de bal est d'une vulgarité spectaculaire. Elle est faite pour les selfies, et ça fonctionne...

Présentation. Le musée des Arts décoratifs célèbre l’anniversaire marquant les 70 ans de la création de la maison Christian Dior. Cette exposition, riche et dense, invite le visiteur à découvrir l’univers de son fondateur et des couturiers de renom qui lui ont succédé : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri. Émotions, histoires vécues, affinités, inspirations, créations et filiations relient cette sélection de plus de 300 robes de haute couture conçues de 1947 à nos jours... -Les Arts Décoratifs-

Dior, créateur de rêve
Dior, créateur de rêve Crédits : Musée des Arts décoratifs

Medusa, bijoux et tabous, jusqu'au 5 novembre au musée d'art moderne de la ville de Paris

Florian Gaité :

Certaines pièces qui s'inspirent de l'Arte Povera font sortir le bijou de son écrin.

L'exposition est parfois aveuglante sur ce qu'est la valeur intrinsèque du bijou.

Anaël Pigeat :

J'ai été émerveillée par ce grand portrait de la vie humaine qui interroge les idées reçues.

Sandra Adam-Couralet :

Le bijou devient un vecteur d'identité, un troubleur d'identité...

Présentation. Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif.

Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.

L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Victoire de Castellane, Van Cleef & Arpels, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…). -Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris-

Un catalogue est disponible aux Editions Paris Musée

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Hélène Delprat, "I did it my way", jusqu'au 17 septembre à la Maison Rouge à Paris

Florian Gaité :

Hélène Delprat à une manière de bien mal faire, d'assumer son mauvais goût avec une justesse folle.

Je me suis senti dans cette exposition plastique comme dans l'espace mental d'Hélène Delprat...

Sandra Adam-Couralet :

La chanson de Sylvie Vartan "Comme un garçon", passée en boucle, m'a gachée la lecture de cette exposition.

Présentation. Dix ans après la projection dans Le vestibule de W.O.R.K.S & D.A.Y.S, Hélène Delprat a pensé spécialement pour les espaces de La maison rouge, l’exposition I dit it My Way. Des miroirs et des films sombres, des immenses peintures aux titres hilarants, des voix de cinéma, des dessins radiophoniques, des têtes d’oiseaux, des photocopies, Louis XIV, Judex de Georges Franju ou bien encore le curieux rituel de la tonsure… Voilà ce qui nous attend en ce « jeu lugubre », grave et drôle à la fois. Hélène Delprat aime à parler de l’Extension du Pire, de la monstrueuse laideur ou beauté des choses, des sorcières de Macbeth, des acteurs, du ridicule qui sommeille en nous, du rire…

Inspirée par la littérature - des Métamorphoses d’Ovide au roman contemporain en passant par Mary Shelley ou Virginia Woolf - le cinéma, les bases de données sur Internet ou encore la radio et la presse, elle développe au travers d’une pratique quotidienne un travail à la fois grinçant et sensible, où se mêlent fiction et documentaire.

Depuis plusieurs années, elle a entrepris, en images, au travers de peintures, films, dessins et photographie le volume contemporain des « Très riches heures de sa vie ». Son journal filmé et son blog « Days » en témoignent, ainsi que le film Les (fausses) conférences qui échafaude un monde fait de hasard et de programmation où apparaissent Eric von Stroheim, Buzz Aldrin ou Jean Cocteau.

Son travail est traversé par les questions de la représentation, de la mémoire, de la transmission, de l’enregistrement. Les images-énergie qu’elle propose – quel que soit le médium choisi – déclenchent des constellations et des arborescences, des associations figuratives et conceptuelles qui ne sont pas loin d’engendrer parfois des effets d’inventaire.

Hélène Delprat est tel un personnage sorti de son oeuvre, sensible aux dandys, aux extravagants et à tous ceux qui sans arrogance chérissent autant le vrai que le toc. Sans cesser de s’interroger « sur le bric-à-brac dont nous sommes faits », elle s’applique à ne pas rester figée dans le monde qu’elle fabrique et s’en extrait en réalisant aussi des documentaires et des interviews. Sa singularité et sa curiosité en font une artiste totalement à part dans le panorama.

Programmation musicale

  • Lyonel Bauchet « Dateline Magazine »
  • Paul Erskine « Tranmat »
  • Sylvie Vartan « Comme un garçon » Vos commentaires

Avant l'émission, et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur notre fil twitter @ladisputeFC et la page facebook de La Dispute.

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
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