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Affiches expositions: "Kimono, au bonheur des dames", et "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"

Arts plastiques: "Kimono, au bonheur des dames" et "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"

58 min
À retrouver dans l'émission

Pour cette Dispute, nous discuterons des expositions:"Kimono, au bonheur des dames" au Musée national des arts asiatiques Guimet, et "Josef Koudelka, la fabrique d'exils" au Centre Pompidou. Avec:Elisabeth Franck-Dumas, Yasmine Youssi, Lucile Commeaux et Arnaud Laporte.

Affiches expositions: "Kimono, au bonheur des dames", et "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"
Affiches expositions: "Kimono, au bonheur des dames", et "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"

"Kimono, au bonheur des dames" jusqu'au 22 mai au Musée national des arts asiatiques Guimet, Paris 16eme

Affiche exposition "Kimono, au bonheur des dames"
Affiche exposition "Kimono, au bonheur des dames"

Pour la première fois hors du Japon sont rassemblées les œuvres de la collection de la célèbre maison Matsuzakaya fondée en 1611. A travers les plus belles pièces textiles présentées, on découvre un point de vue inédit sur la mode japonaise et son histoire (1603 – 1868). Sous le tissu du kimono c’est la place de la femme et de son corps qui sont explorées à travers le temps aussi bien au Japon que au-delà de ses frontières…

Car au 19ème siècle, on commence à voir ce vêtement sur le dos d’élégantes française, sous l’influence du « Japonisme ». Et des créateurs comme Paul Poiret ou Madeleine Vionnet se sont emparés du Kimono. Tout comme KENZO, Junko Koshinko, Yves Saint-Laurent, Jean-Paul Gaultier, John Galliano ou Franck Sorbier qui continuent d’inventer autour de cette forme ample et pleine d’imaginaires.

"Josef Koudelka, la fabrique d'exils" jusqu'au 22 mai à la Galerie de photographies du Centre Pompidou, en accès libre, Paris 4e

Affiche exposition "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"
Affiche exposition "Josef Koudelka, la fabrique d'exils"

Josef Koudelka conçoit Exils dans les années 1970 et 1980. Peu après avoir photographié l’invasion de Prague par les Soviétiques, la contestation et la répression, Koudelka décide de quitter son pays. Les mois d’hiver, il habite à Londres puis à Paris. Le reste du temps, il est sur les routes d’Europe à traquer les hasards. C’est pendant cette période qu’il réalise ses images les plus enchantées qui composent Exils. Elles sont exposées à Paris en 1984, puis recueillies en 1988 dans un ouvrage qui devient une référence en matière de bibliophilie photographique avant d’être retiré puis réédité.
En 2016, Josef Koudelka décide de faire don au Centre Pompidou – Musée national d’art moderne de la totalité des soixante-quinze photographies d’Exils. L’exposition que lui consacre le Centre Pompidou réunit les images les plus emblématiques du projet, accompagnées de nombreux inédits tirés pour l’occasion. Ce parcours se complète d’une extraordinaire série d’autoportraits réalisée par Josef Koudelka au cours de ses voyages et jamais montrée jusqu’à présent. L’exposition présente également pour la première fois les cahiers dans lesquels le photographe collait ses images selon une organisation formelle ou thématique. On a aujourd’hui d’Exils une vision très parcellaire, par images isolées. L’exposition du Centre Pompidou donne une représentation plus complète et plus riche de la série. Elle invite à comprendre comment s’est élaboré le projet, éclairant ainsi pour la première fois la fabrique d’Exils. [extrait présentation Musée Pompidou]

« Être en exil, c’est tout simplement le fait d’avoir quitté son pays et de ne pas pouvoir rentrer. Chaque exil est une expérience individuelle, différente. Moi je voulais voir le monde et photographier. Cela fait quarante-cinq ans que je voyage. Je ne suis jamais resté nulle part plus de trois mois. Quand je ne trouvais plus rien à photographier, il fallait que je parte. Quand j’ai pris la décision de ne pas rentrer, je savais que je voulais développer une expérience du monde que je ne pouvais pas envisager quand j’étais en Tchécoslovaquie. »

Josef Koudelka, entretien avec Christian Caujolle, Le Monde, 23 mai 2015.

Commissaire : Mnam/Cci, Clément Cheroux, Emmanuelle Etchecopar-Etchart

Le Petit salon de Lucile Commeaux

Tous les jours aux alentours de 21h20 les critiques de la Dispute passent au Petit Salon pour discuter d’un sujet de l’actualité culturelle – nouvelles têtes, polémiques, querelles esthétiques. À retrouver ici.

Coups de cœur / coups de griffe

"Manifesto", une installation vidéo de l’artiste allemand Julian Rosefeldt avec l’actrice Cate Blanchett, jusqu'au 20 avril aux Beaux-Arts de Paris (Coup de cœur de Elisabeth Franck-Dumas)

Programmation musicale :

♫"yosegi" Imade Saputra

♫"le silence du studio" B.Marzullo

Chroniques

21H25
14 min

Le Petit Salon

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