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De gauche à droite : Kupka Le Rouge à lèvres n°II © Adagp, Paris 2018 © Musées de Strasbourg / Photo N. Fussler / Black Dolls (Photo : Ellen McDermott) / Mary Cassatt, Mère à l’enfant

Arts plastiques : "On se perd et on se noie avec un grand délice dans ces tableaux"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute nous nous rendrons au Grand Palais pour la rétrospective consacrée à Kupka, le pionnier de l'abstraction, ainsi qu'au musée Jacquemart-André pour l'exposition Mary Cassatt, une impressionniste à Paris et enfin à la Maison Rouge pour "Black Dolls, la collection Deborah Neff"

De gauche à droite : Kupka Le Rouge à lèvres n°II © Adagp, Paris 2018 © Musées de Strasbourg / Photo N. Fussler / Black Dolls (Photo : Ellen McDermott) / Mary Cassatt, Mère à l’enfant
De gauche à droite : Kupka Le Rouge à lèvres n°II © Adagp, Paris 2018 © Musées de Strasbourg / Photo N. Fussler / Black Dolls (Photo : Ellen McDermott) / Mary Cassatt, Mère à l’enfant Crédits : © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais / image of the MMA

"Kupka, pionnier de l'abstraction" jusqu'au 30 juillet au Grand Palais

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Présentation officielle :
La rétrospective exceptionnelle du Grand Palais, retrace le parcours de František Kupka, ses débuts marqués par le symbolisme et son évolution progressive vers l’abstraction dont il sera l’un des pionniers.

300 peintures, dessins, gravures, livres et documents redonnent vie à l'artiste et dévoilent sa personnalité engagée et singulière.

L’exposition nous entraîne à la découverte de son chemin artistique et intellectuel et nous plonge dans un univers riche en couleurs, formes et mouvement.

C’est une exposition magistrale car elle montre la figure très singulière de Kupka en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Anaël

J’allais voir cette exposition avec beaucoup d’excitation car je n’ai jamais vu un tableau de Kupka médiocre et j’en suis sorti encore plus excité ! Kupka trouve en lui même le développement de son art. Stéphane Corréard

Cette exposition a le mérite de retracer l’histoire de l’émergence de l’abstraction. Le passage de la figuration à l’abstraction se fait par ce motif de la fonte de la figure, déjà visible dans les caricatures de Kupka, puis dans ce motif aquatique. Florian Gaité

František Kupka Grand nu. Plans couleurs 1909 - 1910 huile sur toile 150,2 x 180,7 cm Etats-Unis, New York Solomon R. Guggenheim Museum don de Mrs. Andrew P. Fuller, 1968 © Adagp, Paris 2018
František Kupka Grand nu. Plans couleurs 1909 - 1910 huile sur toile 150,2 x 180,7 cm Etats-Unis, New York Solomon R. Guggenheim Museum don de Mrs. Andrew P. Fuller, 1968 © Adagp, Paris 2018 Crédits : © The Solomon R. Guggenheim Foundation/Art Resource, NY, Dist. Rmn-Grand Palais
František Kupka L’Eau (La baigneuse) 1906 - 1909 huile sur toile 63 x 80 cm France, Paris Centre Pompidou, Musée national d’art moderne don d’Eugénie Kupka, 1963 en dépôt au musée des Beaux-Arts de Nancy
František Kupka L’Eau (La baigneuse) 1906 - 1909 huile sur toile 63 x 80 cm France, Paris Centre Pompidou, Musée national d’art moderne don d’Eugénie Kupka, 1963 en dépôt au musée des Beaux-Arts de Nancy Crédits : © Adagp, Paris 2018 © Centre Pompidou, MNAM / CCI, Dist. Rmn-Grand Palais / DR

"Black Dolls, la collection Deborah Neff" jusqu'au 20 mai à la Maison Rouge

Présentation officielle : « Black Dolls » montre pour la première fois hors des États-Unis la collection Deborah Neff, un ensemble exceptionnel de près de 200 poupées noires créées par des Afro-Américain.e.s anonymes dans les années 1840-1940. Cette collection non seulement révèle des poupées en tissu, bois ou cuir dont la beauté et la diversité sont extraordinaires, mais elle raconte aussi une histoire culturelle, politique et intime inédite des hommes et des femmes noires américaines, de la maternité et de l’enfance.
Pendant près d’un siècle, entre 1840 et 1940, des hommes et une majorité de femmes Afro-Américaines, ont conçu et fabriqué des poupées pour leurs propres enfants, ou les enfants que celles-ci gardaient. Deborah Neff, une avocate de la Côte Est, a bâti en vingt-cinq ans la collection de ces poupées la plus ample et la plus rigoureuse qui ait jamais existé : elle a patiemment mis au jour ces 200 objets considérés jusque-là comme des artefacts domestiques indignes de mémoire, pour en constituer un ensemble dont la beauté, la richesse formelle, l’originalité – en un mot, la valeur artistique – s’imposent puissamment. S’y ajoute un fonds de 80 photographies d’époque, représentant des enfants posant avec leurs poupées entre la période de l’avant- Guerre de Sécession jusqu’au milieu du XXe siècle.

Commissaires : Nora Philippe et Deborah Willis (Conseillère scientifique)

La scénographie est très élégante, avec un jeu sur les lumières et sur les ombres. Il y a une sorte d’esthétique vaudou qui montre combien ce sont des objets fétiches. Tous les traits de ces poupées sont mis au service de la sensibilité. L’oppression transparaît à travers elles sans être figurée. Il y a ici quelque chose d'extrêmement sensible et politique. Florian Gaité

La lumière soulève la question du statut de ces objets, qui sont assez mystérieux. Au fond de quoi s’agit-il ? La question reste entière ! Mais l’émotion qui s’en dégage est bien réelle, et l’interprétation politique est présente également. Anaël Pigeat

Ces poupées posent beaucoup de questions mais en disent beaucoup aussi sur la douleur, le manque de famille, le désir d’individuation, le besoin d’identification à des modèles positifs et l’irrépressible créativité de ces femmes. Stéphane Corréard

Auteure inconnue, Couple en habits du dimanche aux visages peints, États-Unis, circa 1890-1910, matériaux divers, cuir. Photo : Ellen McDermott, New York City
Auteure inconnue, Couple en habits du dimanche aux visages peints, États-Unis, circa 1890-1910, matériaux divers, cuir. Photo : Ellen McDermott, New York City

"Mary Cassatt, une impressionniste à Paris" jusqu'au 23 juillet au musée Jacquemart-André

Présentation officielle : Au printemps 2018, Culturespaces et le Musée Jacquemart-André organisent une grande rétrospective consacrée à Mary Cassatt (1844 – 1926). Considérée de son vivant comme la plus grande artiste américaine, Cassatt a vécu près de soixante ans en France. C’est la seule peintre américaine à avoir exposé avec le groupe des impressionnistes à Paris.

L’exposition met à l’honneur l’unique figure féminine américaine du mouvement impressionniste, qui, repérée par Degas au Salon de 1874, exposera par la suite régulièrement aux côtés du groupe. Cette monographie permettra aux visiteurs de redécouvrir Mary Cassatt à travers une cinquantaine d’oeuvres majeures, huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, raconteront toute la modernité de son histoire, celle d’une Américaine à Paris.

L’exposition réunit une sélection de prêts exceptionnels provenant des plus grands musées américains, comme la National Gallery of Art de Washington, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Museum of Fine Arts de Boston, le Philadelphia Museum of Art, ou la Terra Foundation à Chicago, mais aussi d’institutions prestigieuses en France – Musée d’Orsay, Petit Palais, INHA, BnF… – et en Europe – Musée des beaux-arts de Bilbao, Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne, Fondation Bührle à Zurich… De nombreuses œuvres proviennent également de collections privées. Rarement exposés, ces chefs-d’oeuvre sont réunis ici pour la première fois.

C’est une figure transatlantique que je trouve très intéressante dont la rencontre avec Degas a changé la vie. Cette exposition met en lumière son œuvre avec une certaine ampleur. Anaël Pigeat

Itinéraire d’une femme qui veut en être. C’est une œuvre très sage dans ses sujets… Même sa vision du féminisme est essentialiste et elle cantonne la femme à la toilette, aux tâches domestiques et à la maternité. Florian Gaité

Après Black Dolls, c’est plutôt white dolls ! L’exposition tourne un peu en rond autour de ce qu’on connait déjà de Mary Cassatt. Stéphane Corréard

Mary Cassatt, Petite Fille dans un fauteuil bleu, Vers 1877-1878, Huile sur toile, 89,5 x 129,8 cm, Inv. 1983.1.18, National Gallery of Art, Washington, Collection of Mr. And Mrs. Paul Mellon
Mary Cassatt, Petite Fille dans un fauteuil bleu, Vers 1877-1878, Huile sur toile, 89,5 x 129,8 cm, Inv. 1983.1.18, National Gallery of Art, Washington, Collection of Mr. And Mrs. Paul Mellon Crédits : © Courtesy National Gallery of Art, Washington
Mary Cassatt, Le Repas des canards, vers 1895, pointe sèche, vernis mou, aquatinte en couleurs et rehauts d’aquarelle, Paris, Institut national d’histoire de l’art, Bibliothèque, coll. Jacques Doucet
Mary Cassatt, Le Repas des canards, vers 1895, pointe sèche, vernis mou, aquatinte en couleurs et rehauts d’aquarelle, Paris, Institut national d’histoire de l’art, Bibliothèque, coll. Jacques Doucet Crédits : © Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art

Vos commentaires :

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Programmation musicale : 

Go to sleep (little baby) - Mac Clintock

The Mondrian shot - John Williams 

Épigraphes antiques pour invoquer Pan dieu du vent d'été - pour piano à 4 mains - Debussy – Katia et Marielle Labèque   

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
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