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Composition (Portrait of Bacon) © Stéphane Mandelbaum © F.Dehaen/Adagp,  « Les Colombes » de Maurice Denis © Olivier Goulet  « Champ de blé avec des cyprès » de Vincent Van Gogh © The National Gallery

Arts plastiques : Stéphane Mandelbaum, "la grande force de son dessin est d’être dans la brutalité et l’Histoire"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute arts plastiques : “La collection Courtauld: le parti de l’impressionnisme” à la Fondation Louis Vuitton, “Les Nabis et le décor” au musée du Luxembourg, et “Stéphane Mandelbaum” au Centre Pompidou. Enfin un coup de coeur de Corinne Rondeau.

Composition (Portrait of Bacon) © Stéphane Mandelbaum © F.Dehaen/Adagp,  « Les Colombes » de Maurice Denis © Olivier Goulet  « Champ de blé avec des cyprès » de Vincent Van Gogh © The National Gallery
Composition (Portrait of Bacon) © Stéphane Mandelbaum © F.Dehaen/Adagp, « Les Colombes » de Maurice Denis © Olivier Goulet « Champ de blé avec des cyprès » de Vincent Van Gogh © The National Gallery

"La collection Courtauld: le parti de l’impressionnisme” jusqu’au 17 juin à la Fondation Louis Vuitton 

Edouard Manet, "Bords de Seine à Argenteuil", 1874 © Collection particulière
Edouard Manet, "Bords de Seine à Argenteuil", 1874 © Collection particulière

Commissaire général : Suzanne Pagé        

Commissaires d'exposition : Angéline Scherf et Dr Karen Serres

Présentation officielle : L'exposition présente la collection de l'industriel et mécène anglais Samuel Courtauld, l'une des plus significatives collections de peintres impressionnistes, rassemblés pour la première fois à Paris depuis 60 ans.

L’exposition témoigne de l’extrême exigence et de l’engagement artistique de Samuel Courtauld. Elle réunit quelque 110 œuvres – dont une soixantaine de peintures, mais aussi des œuvres graphiques, ayant toutes appartenu à Samuel Courtauld et majoritairement conservées à la Courtauld Gallery ou dans différentes collections publiques et privées internationales. Elle présente également un ensemble de dix aquarelles de J.M.W. Turner qui ont appartenu au frère de Samuel Courtauld, Sir Stephen Courtauld.

L'avis des critiques : 

Ce n’est pas qu’une exposition de chefs-d’oeuvre mais vraiment une recontextualisation et une histoire matérielle de la valeur. Elle nous explique comment on arrive à considérer comme chefs-d’oeuvre certaines oeuvres avant même qu’on ne les ai vues. Ingrid Luquet-Gad 

Une des vertus de cette exposition réside dans le déplacement de cette collection de la Courtauld Gallery à la Fondation Louis Vuitton. L’effet de ce déplacement est de réduire le rapport intime qu’on a avec les oeuvres et le coté domestique que pouvait avoir l’accrochage à Londres. Cela change un peu le regard que l’on peut avoir sur certaines oeuvres. Anaël Pigeat

Il y a un regard de la peinture. Même si cette peinture a une dimension naturaliste, je pense que cela tient aussi à une certaine manière de voir l’art chez Courtauld. Corinne Rondeau

"Les Nabis et le décor" jusqu’au 30 juin au musée du Luxembourg

Maurice Denis Avril 1892 huile sur toile 38 x 61,3 cm Otterlo, Kröller-Müller Museum © Otterlo, Kröller-Müller Museum
Maurice Denis Avril 1892 huile sur toile 38 x 61,3 cm Otterlo, Kröller-Müller Museum © Otterlo, Kröller-Müller Museum

Commissaires d'exposition : Isabelle Cahn, conservateur en chef des peintures au musée d’Orsay et Guy Cogeval, directeur du Centre d’études des Nabis et du symbolisme à Paris

Présentation officielle : Véritables pionniers du décor moderne, Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Sérusier, Ranson, ont défendu un art en lien direct avec la vie, permettant d’introduire le Beau dans le quotidien. Dès la formation du groupe, à la fin des années 1880, la question du décoratif s’impose comme un principe fondamental de l’unité de la création. Ils prônent alors une expression originale, joyeuse et rythmée, en réaction contre l’esthétique du pastiche qui est en vogue à l'époque.

Cette exposition est la première en France consacrée à l’art décoratif et ornemental des Nabis. Il s’agit pourtant d’un domaine essentiel pour ces artistes qui voulaient abattre la frontière entre beaux-arts et arts appliqués.

L'avis des critiques : 

Les Nabis incarnent le moment où le décloisonnement des arts a lieu. Cette exposition a, trop peu, mais quand même le mérite de nous montrer des études d’abats-jours, des projets de marqueterie, des collaborations avec des vitriers, des ébénistes. (...) Nous rappeler que cette période est celle de la déhiérarchisation me paraît tout à fait judicieux. Corinne Rondeau 

Le terme décor employé dans le titre de l‘exposition est bien choisi car, contrairement au mouvement art and Craft qui essayait de sortir de l’espace public, on a vraiment une conception de l’intérieur de la maison. Cette mise en parallèle aurait pu être intéressante en point de comparaison, à la fin, sur cette idée de décoratif. Ingrid Luquet-Gad 

"Stéphane Mandelbaum” jusqu’au 20 mai au Centre Pompidou 

Stéphane Mandelbaum Composition (Masques NÔ) 1983, Collection Eric Decelle, Bruxelles © Stéphane Mandelbaum © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/ Dits. RMN-GP
Stéphane Mandelbaum Composition (Masques NÔ) 1983, Collection Eric Decelle, Bruxelles © Stéphane Mandelbaum © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/ Dits. RMN-GP

Commissariat d'exposition : Mnam/Cci, A. Montfort

Présentation officielle : Dans la famille Mandelbaum, le dessin est un mode d’expression naturel : Arié, le père de Stéphane, est un peintre reconnu et la mère, Pili, une illustratrice de talent. Le jeune Stéphane recourt rapidement à cette pratique pour pallier sa dyslexie, et développe des talents artistiques précoces. Il étudie à l’Académie d’art de Watermael-Boitsfort, puis en 1979, à l’école des arts plastiques et visuels d’Uccle où il s'initie à la gravure. Son œuvre dessiné témoigne à la fois de cette formation traditionnelle et de ses rapports complexes avec l’écriture. La facture classique de ses grands portraits est corrompue par les écritures, insultes et citations qui envahissent les marges. 

Pour cet artiste qui se passionne pour Rimbaud, les images et les mots forment un chant choral, quant à ses petits croquis quotidiens plus abstraits et succincts, ils constituent une sorte de journal de bord. Multipliant les références artistiques et frayant avec l’art brut, le dessin de Stéphane Mandelbaum apparaît, aujourd’hui, étrangement contemporain dans sa capacité à transgresser les genres.

L'avis des critiques : 

C’est une vraie découverte qui se distancie du côté pittoresque et d’une vie rocambolesque et l’ancre directement dans l’histoire de l’art. Ingrid Luquet-Gad 

Ce qui est fort est de voir à quel point Stéphane Mandelbaum regarde quelque chose de son destin brisé. (…) Il est dans une sorte de justesse et de brutalité de ce rapport du vivant et du mort, qui est lié à sa propre histoire. Corinne Rondeau

On se rend compte que c’est un artiste dont la puissance réside à la fois dans la force plastique mais aussi dans sa connaissance de l’histoire de l’art, des techniques et de la maîtrise de son art. Anaël Pigeat

>> LE COUP DE CŒUR DE CORINNE RONDEAU : l'exposition "lycanthropos II" de José Manuel Egea à la galerie Christian Berst

José Manuel Egea, "Sans titre", 2013, technique mixte sur carton recyclé
José Manuel Egea, "Sans titre", 2013, technique mixte sur carton recyclé

Présentation officielle : José Manuel Egea, né en 1988 à Madrid, est fasciné depuis son enfance par la figure du lycanthrope, ou loup-garou. Non seulement est-il convaincu d'en être un lui-même, mais il paraît vouloir nous révéler, par ses œuvres, que ce double monstrueux sommeille chez beaucoup d'entre nous, pour ne pas dire chez tous.

Pour ce faire, il a développé une riche palette de représentations de cet « autre » que chacun recèle : cela va du dessin aux interventions sur des portraits photographiques tirés de magazines ou de livres d'art, en passant par la sculpture et les performances lors desquelles il « joue » sa transformation.

Au-delà de cet art brut, il y a quelque chose de commun avec les formes de l’imagination d’Odilon Redon. Corinne Rondeau

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Critique d'art (les inrocks...)
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
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