LE DIRECT
Urs Lüthi "Just Another Dance"/ © Marc Domage - William Klein "Gun 1" © Galerie Polka - Israël Silvestre, "Vue de Verdun" © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Arts plastiques : "C’est une exposition aride mais riche"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans La Dispute ce soir, le musée du Louvre nous fait découvrir l’art d’Israël Silvestre, la Galerie Polka rend hommage au plus français des photographes américains William Klein et le Centre culturel suisse présente la plus importante exposition d'Urs Lüthi en France à ce jour "Just Another Dance".

Urs Lüthi "Just Another Dance"/ © Marc Domage - William Klein "Gun 1" © Galerie Polka - Israël Silvestre, "Vue de Verdun" © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Urs Lüthi "Just Another Dance"/ © Marc Domage - William Klein "Gun 1" © Galerie Polka - Israël Silvestre, "Vue de Verdun" © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

"La France vue du grand siècle - Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691)" jusqu'au 25 juin au Musée du Louvre

Présentation officielle : L’exposition présente à travers 81 oeuvres (principalement des dessins) l’originalité de l’art d’Israël Silvestre, l’un des principaux graveurs français du XVIIe siècle, qui allie avec virtuosité la vivacité du trait et la poésie du lavis d’aquarelle.
Si les gravures de Silvestre ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus. L’exposition s’attache à mettre en valeur le fonds exceptionnel conservé au Louvre, dont de nombreuses feuilles sont présentées au public pour la première fois. La plupart proviennent d’un album constitué au XVIIIe siècle et ont été restaurées pour l’occasion.

Commissaires de l’exposition : Bénédicte Gady, musée des Arts décoratifs et Juliette Trey, musée du Louvre.

Publication : catalogue de l’exposition, coédition musée du Louvre éditions / Liénart éditions. 

C’est une exposition assez peu peuplée et c’est agréable. C’est une vraie exposition de l’histoire de l’art, on y voit la recherche en cours. Ces dessins, modèles des gravures que l’on connait, sont de petits chefs-d’œuvre. Anaël Pigeat

C’est un regard orfèvre. Les vues aériennes nous donnent le gout de ce que l’on voyait de loin, un plaisir de l’espace organisé et géométrisé. Corinne Rondeau

Ce qui m’intéresse ce sont les points de vue obliques d’Israël Silvestre. C’est un artiste qui s’arrange avec le réel. Il y a un gout pour le théâtre et le spectacle, les traits des dessins sont alors complètement libres et déliés. Frédéric Bonnet

Israël Silvestre, Vue de Verdun, 1665, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, Inv 33053 © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Israël Silvestre, Vue de Verdun, 1665, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, Inv 33053 © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Israël Silvestre, Château de Vaux. Vue du parterre de fleurs, vers 1659—1661, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, Inv 33024 © RMNGrand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Israël Silvestre, Château de Vaux. Vue du parterre de fleurs, vers 1659—1661, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, Inv 33024 © RMNGrand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

"Urs Lüthi - Just Another Dance" jusqu'au 15 juillet au Centre culturel suisse

Présentation officielle :
Depuis la fin des années 1960, Urs Lüthi développe son travail basé sur l’autoportrait, explorant ainsi de multiples aspects de la nature humaine.

L’exposition est composée en majorité de nouvelles oeuvres, dont certaines produites par le CCS. Mais comme souvent dans son travail, ces oeuvres constituent ou font partie de séries qu’il a initiées à différentes périodes de sa vie. Il en développe certaines, comme Remains of Clarity – (Flowers), Spazio Umano et (Thousand or more Images), ou imagine une nouvelle version pour d’autres, comme The Numbergirl. Ainsi, il met constamment en scène son propre corps, et reconsidère ses oeuvres à travers le temps.

J’ai trouvé cela formidable comme exposition, malgré la sécheresse. Urs Lüthi est un Oscar Wilde d’aujourd’hui ! Corinne Rondeau

J’attendais cette exposition. La série d’œuvres que l’on retrouve ici en rose et blanc, ont quelque chose de saisissant. Dans chaque image il y a une superficialité feinte. Le concret est balayé par sa beauté à lui. La démultiplication permise par le miroir est une multiplication des interprétations possibles. Frédéric Bonnet

C’est un autoportrait moins sur le corps de l’artiste que sur la manière dont ce corps est engagé dans la société. Urs Lüthi est dans la tentative de saisissement d’une forme d’humanité complexe et riche. Anaël Pigeat

Urs Lüthi, "Just Another Dance", exposition au Centre culturel suisse, 2018 / © Marc Domage
Urs Lüthi, "Just Another Dance", exposition au Centre culturel suisse, 2018 / © Marc Domage
Urs Lüthi, The Number girl, seen through the pink glasses of desire, 2018 (détail) / © Urs Lüthi
Urs Lüthi, The Number girl, seen through the pink glasses of desire, 2018 (détail) / © Urs Lüthi

"William Klein" jusqu'au 19 mai à la galerie Polka.

Polka présente « William Klein », une monumentale fresque photographique composée de 90 tirages relatant les chapitres décisifs de l’oeuvre de Klein. De ses abstractions de lumière (1948 – 1952) à ses photos de mode (1958-2000) en passant par ses films, ses pérégrinations à New York (1954-55), Rome (1956), Moscou (1959), Tokyo (1961) mais aussi Paris, sa ville d’adoption, l’accrochage traverse 70 ans de carrière. En hommage au plus français des photographes américains. L’exposition, rétrospective, est organisée à l’occasion des 90 ans du photographe, le 19 avril. 

Ce n’est pas une exposition conventionnelle dans la forme. C’est de la composition, il y a un mélange de plusieurs séries sans chronologie. Avec cet accrochage dynamique cela rend hommage à l’aspect graphique de son travail. Frédéric Bonnet

On est toujours heureux de voir des images de William Klein. On voit avec cet ensemble de 90 photos la variété et la richesse de son travail. Le livre édité aux Editions Textuel est également très intéressant. Anaël Pigeat

J’ai aimé cette exposition où tout l’espace est occupé car c’est une manière de nous montrer l’obsession du mural chez Klein. C’est un artiste de la frontalité. Corinne Rondeau

WILLIAM KLEIN Gare de Kiev, Moscou, URSS, 1959
WILLIAM KLEIN Gare de Kiev, Moscou, URSS, 1959 Crédits : (c) Polka Galerie
WILLIAM KLEIN Antonia   Simone   Barber Shop, New York, Etats-Unis, 1961
WILLIAM KLEIN Antonia Simone Barber Shop, New York, Etats-Unis, 1961 Crédits : (c) Polka Galerie

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale :

♫ Lully / Les nymphes de flore - Prologue 

♫ Serge Gainsbourg / Charlotte Gainsbourg – Inceste de citron

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Journaliste au Journal des Arts

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......