LE DIRECT

Arts-plastiques: La Photographie en 100 chefs-d'oeuvre et Retour à l'intime

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute traitera de l'actualité des arts-plastiques avec les critiques suivants:

  • Jean-Max Colard (Les Inrockuptibles)- Corinne Rondeau (France Culture)- Frédéric Bonnet (ArtPress)sur les expositions suivantes: - La photographie en 100 chefs-d'œuvre à la Bibliothèque Nationale de France du 13 novembre au 17 février 2013. France Culture est partenaire de cette exposition .
Grand nu renversé en arrière, 1923, Man-Ray/ Tirage argentique
Grand nu renversé en arrière, 1923, Man-Ray/ Tirage argentique

- Jean-Max Colard:

Je regrette que la réflexion ne soit pas poussée davantage sur la notion de « chef-d’œuvre ». Il manque une certaine inventivité et une contemporanéité. La conception est un peu étroite et classique.

Mais on peut jouer au jeu du chef-d’œuvre avec un grand relativisme. - Corinne Rondeau:

Les conservateurs proposent un regard d’aujourd’hui sur les collections de la BNF (soit 7 millions de photographies). Ils sont dans une stratification historique énorme. Le choix effectué de ces 100 chefs-d’œuvre est un raisonnement par négatif.

Il y a un processus cinématographique dans cette exposition. Elle nous met en jeu. Je l’ai trouvé formidable.

  • Frédéric Bonnet:

J’ai trouvé ça intéressant sur la forme. La plupart des noms connus sont pris à contre-emploi. C’est assez agréable. L’exposition est cependant dix-neuvièmiste. La question des 100 chefs-d’œuvre est complètement insoluble. Les commissaires n’ont pas tenté d’amener une réponse.

- Arnaud Laporte : En découvrant l'exposition, je me suis dit qu'elle pourrait être une exposition récurrente proposée à différents commissaire afin d'avoir diverses propositions. Cependant, la période contemporaine est absente et c'est un manque à l'exposition.

- Jean-Max Colard: Le Retour à l’Intime est le mot d’ordre de l’exposition avec l’accent sur la scène italienne. Et pourtant, on a une faible idée de l’intimité. Je regrette qu’il n’y ait pas plus de contextualisation. - Corinne Rondeau:

La Maison Rouge est toujours dans le pas d’à côté. Il y a un désir très fort de chercher à exposer la diversité des liens qui unissent les regards des collectionneurs et des artistes.

Cette exposition ne joue pas le jeu de l’actualité. - Frédéric Bonnet: J’ai aimé cette exposition car elle n’est pas flamboyante. Il faut se plonger dans les histoires qui ne nous apparaissent pas au premier coup d’œil. La qualité des œuvres est indéniable. Il y a des moments très forts dans ce parcours.

Les coups de cœurs: Frédéric Bonnet:

Le miroir aux alouettes, 2010
Le miroir aux alouettes, 2010 Crédits : Annette Messager

On est dans une déambulation mi-réelle, mi-onirique. C’est une exposition vraiment fantomatique. Elle est très sombre. On se promène dans un paysage de désolation, déshumanisé.

C’est une exposition remarquable qui remet en jeu beaucoup de questionnements. Annette Messager elle-même, remet en jeu son travail.

Jean-Max Colard:

L'enlèvement, 2012
L'enlèvement, 2012 Crédits : Bruno Perramant

C’est une peinture intéressante. Elle gagne à être vue dans ce lieu car son coefficient métaphysique augmente. C’est une peinture qui travaille autour du motif de l’aveugle et du corps voilé. Elle est énigmatique et troublante.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot: Au Vatican comme à Rome, il faut avoir la foi.

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Achmy Halley, commissaire de l'exposition Marguerite Yourcenar et la peinture flamande au Musée de Flandre du 13 octobre au 27 janvier 2013.

Pastille introductive: Anselm KIEFER.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......