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Arts plastiques: "L'arbre de vie" et "L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst"

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, Les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Léa Bismuth (ArtPress)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Vincent Huguet (Marianne)

Seront abordées les expositions suivantes :

-L'arbre de vie , exposition collective au Collège des Bernardins du 15 février au 28 juillet.

L'arbre de vie
L'arbre de vie Crédits : Jean-Claude Ruggirello, Jardin, 2006, Galerie Claudine Papillon

«L’arbre de vie », pour les lecteurs de la Bible, est mentionné au début de la Genèse, et donne l'immortalité.Les arbres de vie gravés, peints, brodés, imprimés ou sculptés, que l’on trouve en très grand nombre dans toutes les cultures, symbolisent généralement la force de la vie et ses origines, l'importance des racines ou encore le développement de la Vie. Pour autant, et même si nous sommes au Collège des Bernardins, il me semble que "L'arbre de vie" fait un joli titre d’exposition, mais n’est pas vraiment le sujet de l’exposition, qui est plutôt l’arbre, tout court, ou, pour le dire autrement, l’arbre et tout ce qu’il peut représenter, c’est-à-dire beaucoup de choses différentes.Donc, première précision, si vous cherchez ici un travail sur les Ecritures ou la Genèse, vous n’y trouverez pas vraiment votre bonheur.Par contre, si vous voulez voir des travaux d’artistes contemporains ayant trait à la figure de l’arbre, vous frappez à la bonne porte…

Arnaud Laporte

L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst.
L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst. Crédits : Carlos Schwabe, "La mort et le fossoyeur"

Le titre de cette exposition, « L’ange du bizarre », est emprunté à Edgar Allan Poe, et le sous-titre « Le romantisme noir de Goya à Max Ernst », donne une idée de la fenêtre temporelle choisie.En gros, trois grandes périodes dans le parcours :

De la fin du 18ème siècle à la moitié du 19ème, avec le romantisme, sous toutes ses déclinaisons, du noir à l’allemand en passant par le gothique, pendant que la révolution industrielle se met en place.Le passage du 19ème au 20ème, avec le symbolisme et le postsymbolisme, après la guerre de 1870.Et l’après Première Guerre Mondiale, avec le surréalisme

Au début du catalogue de l’exposition –très beau catalogue -, un texte d’Annie Le Brun, intitulé « La Révolution, la nuit », titre emprunté à une toile de Max Ernst.« Le noir est une invention des Lumières ». C’est la première phrase de ce texte. Proposition conclusive et interrogative d’Annie Le Brun, se référant au titre du tableau de Max Ernst, « La Révolution, la nuit » : Serait-ce une façon de dire que si le noir a été une invention des Lumières, c’est parce que la liberté est une invention du noir ? »

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

de Léa Bismuth :

- FIFA Festival International du Film sur l'Art , 31ème édition à Montréal du 14 au 24 mars.

C’est un rendez-vous unique et incontournable avec 248 films présentés provenant de 28 pays. C’est à vocation internationale.

Cela va du documentaire à vocation pédagogique et institutionnel, au film de création. Le film sur l’art devient une expérience cinématographique.

  • Il y a des films très importants, qui sont des témoignages d’artiste.C'est un grand festival ! *

d'Arnaud Laporte :

- Art Paris Art Fair 2013, au Grand Palais du 28 mars au 1er avril 2013.

Art Paris Art Fair se déroule du 28 mars au 1er avril Le Grand Palais accueille sous sa nef 144 galeries de 20 pays différents, avec comme pays mis à l’honneur cette année la Russie, avec une trentaine de galeries présentes.C’est la suite de la mue entamée l’année dernière, avec un nouveau directeur, qui a renouvelé sur deux ans pour deux tiers la liste des galeries présentes, en faisant le choix de la découverte, de la rareté, avec des marchands qui sont peu présents sur les autres foires.Ainsi, on verra des galeristes défendant l’art brut, des artistes aborigènes ou des naïfs indiens.Autre axe, celui des villes, contre les capitales. Nantes, Rennes ou Sète pour la France. Vladivostok ou Anvers pour l’international.Ajouter à cela une bonne cuillérée de galeries spécialisées dans le design, et vous avez une édition d’Art Paris qui s’annonce vraiment rafraichissante. Il faudra bien sûr aller le constater durant ce long week-end de Pâques.

- Correspondances , Espace Culturel Louis Vuitton du 1er février au 5 mai

A travers cette thématique des Correspondances, on verra donc des traitements purement esthétiques, mais aussi politiques et sociaux, depuis le pionnier américain Ray Johnson, à la fin des années 50, dont l’exposition montre un ensemble très important, en passant par Alighiero Boetti ou Jan Dibbets, et jusqu’à des jeunes artistes, comme Clarisse Hahn ou Guillaume Leblon, qui font faire un pas de côté à l’exposition, par le biais d’une vidéo pour la première et de sculptures pour le second, qui continue pour moi à s’affirmer comme un artiste sur lequel il faut compter, désormais.

Cela se passe à l’Espace Culturel Louis Vuitton, sur les Champs Elysées, à Paris, jusqu’au 5 mai. Erik Verhagen est le commissaire de cette exposition. Arnaud Laporte

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil passé à Marion Raout, l'une des 17 commissaires d'exposition à avoir travaillé sur l'exposition "Cady Noland" au FRAC Bretagne et à la Galerie "Art et Essai" à Rennes du 7 mars au 21 avril.

Pastille introductive: William KLEIN

Retrouvez le reportage multimédia : « Qu'est-ce que le romantisme noir ? »

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