LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
A gauche : © Succession H. Matisse, à droite : Stahlfrau Nr.18  © Thomas Schütte - ADAGP, Paris, 2019, en bas à droite : © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy

Arts plastiques : Toutânkhamon, le trésor du pharaon, "une démagogie étouffante"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute : “Le modèle noir de Géricault à Matisse”, “Thomas Schütte” et “Toutânkhamon, le trésor du pharaon”. Enfin, un coup de cœur d'Anaël Pigeat et Arnaud Laporte pour “ROMAMOR” à la villa Médicis.

A gauche : © Succession H. Matisse, à droite : Stahlfrau Nr.18  © Thomas Schütte - ADAGP, Paris, 2019, en bas à droite : © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy
A gauche : © Succession H. Matisse, à droite : Stahlfrau Nr.18 © Thomas Schütte - ADAGP, Paris, 2019, en bas à droite : © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy

“Le modèle noir de Géricault à Matisse”, jusqu’au 14 juillet au Musée d’Orsay

Henri Rousseau, " La Charmeuse de serpents", 1907 Huile sur toile,  Paris, musée d’Orsay,© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski
Henri Rousseau, " La Charmeuse de serpents", 1907 Huile sur toile, Paris, musée d’Orsay,© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski

Commissariat : Cécile Debray, Stéphane Guégan, Denise Murrell,  Isolde Pludermacher

Présentation officielle : En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels, de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains. 

L'exposition s'intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les oeuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Edouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadar et Carjat, évolue.

L'avis des critiques : 

Il y a un travail documentaire exceptionnel avec des caricatures, des photographies, des extraits de naissance. Il y a beaucoup d’éléments, de véritables chefs-d’oeuvres et des oeuvres qu’on ne connaît pas du tout. Ce n’est pas une exposition sur la représentation des noirs dans l’histoire de l’art mais une exposition qui tient le fil tenu des "modèles noirs". On revisite l’histoire et on corrige ses défauts. Fabrice Bousteau

L’ambition de l’exposition commence par la qualité des oeuvres rassemblées. Le premier succès de cette exposition, qui en restant très près des oeuvres et de l’histoire de l’art, est de rester la plus éloquente possible sur ce sujet complexe. La recherche menée sur ces modèles est absolument édifiante. Anaël Pigeat 

“Thomas Schütte” jusqu’au 16 juin à la Monnaie de Paris

"Kristall II", 2014, copper, wood Galerie Pietro Spart © André Morin © Thomas Schütte - ADAGP, Paris, 2019
"Kristall II", 2014, copper, wood Galerie Pietro Spart © André Morin © Thomas Schütte - ADAGP, Paris, 2019

Commissaire : Camille Morineau Commissaire associée :  Mathilde de Croix

Présentation officielle : La Monnaie de Paris organise la première rétrospective parisienne de l’artiste allemand, majeur et inclassable, Thomas Schütte (né en 1954 et vivant à Düsseldorf). Élève de Gerhard Richter à la Kunstakademie de Düsseldorf jusque dans les années 80, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des principaux réinventeurs de la sculpture.

Il est autant marqué par l’art minimal et conceptuel que par la sculpture classique et ses grands codes de représentation. Il a bénéficié de plusieurs grandes monographies et rétrospectives européennes dont dernièrement, le Moderna Museet, Stockholm (2016) la Fondation Beyeler, Bâle (2013), la Serpentine Gallery, Londres (2012). Il a reçu le Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2005, Ses œuvres font partie des collections des plus grands musées et sont très régulièrement exposées.

L'avis des critiques : 

Thomas Schütte essaye de s’inscrire dans une représentation existentielle de l’humain. Cette confrontation est assez dure et la première approche assez emphatique. Mais c’est justement la raison pour laquelle je pense que c’est une oeuvre dans laquelle on peut rentrer sans avoir de référence auparavant. Ingrid Luquet-Gad

Thomas Schütte est indéniablement un des artistes vivants les plus importants au monde, présent dans toutes les plus grandes collections privées et le plus grands musées. C’est un artiste important car c’est un outsider. Il s’est fait connaître pour s’intéresser à des choses auxquels les autres ne s’intéressaient pas. C’est un artiste protéiforme et unique qui exprime sa totale liberté. Fabrice Bousteau

C’est une exposition qui donne extrêmement bien à voir le processus de travail de Thomas Schütte. C’est un artiste chez qui tout est possible à tout moment. Il crée des nouveaux regards sur ses oeuvres. Anaël Pigeat 

“Toutânkhamon, le trésor du pharaon” jusqu’au 15 septembre à la Grande Halle de la Villette

Pectoral en or de l’oiseau Ba avec incrustations de verre, 18e dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336 - 1326 av. J.-C. Or, verre Louxor, Vallée des Rois © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy
Pectoral en or de l’oiseau Ba avec incrustations de verre, 18e dynastie, règne de Toutânkhamon, 1336 - 1326 av. J.-C. Or, verre Louxor, Vallée des Rois © Laboratoriorosso, Viterbo/Italy

Commissariat : Tarek El Awady

Présentation officielle : Le 4 novembre 1922, l’archéologue britannique Howard Carter fait une découverte extraordinaire dans la Vallée des Rois : le tombeau de Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne, au 14e siècle avant JC. L’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon célèbre le centenaire de la découverte du tombeau royal en réunissant des chefs-d’œuvre d’exception.

Présentée par le Ministère des Antiquités égyptiennes à la Grande Halle de la Villette, cette exposition immersive dévoile plus de 150 pièces maîtresses, dont 50 voyagent pour la première fois hors d’Égypte.

Pour cette ultime tournée, l’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon est accueillie dans les plus grandes capitales internationales avant de s’installer définitivement au Grand Musée égyptien, actuellement en construction au Caire sur le plateau de Gizeh. Pour son escale parisienne, la statue Le dieu Amon protégeant Toutânkhamon, issue des collections du Louvre, s’invite dans la scénographie.

L'avis des critiques : 

Les objets sont absolument extraordinaires mais il est impossible de les regarder puisqu’on doit ressentir et être tout le temps dans le pathos et l’emphase. C’est une expérience assez désagréable d’être manipulé et pris en otage. Il y a une espèce de démagogie étouffante. Cette exposition pourrait parler d’elle-même et se passer de tout cet accompagnement spectaculaire. Ingrid Luquet-Gad

On est plongé dans le noir, il y a un son et lumière permanent, une pédagogie faite pour enfants de moins de 3 ans. Les cartels sont d’une indigence incroyable. Je suis affligé par cette exposition et conseille les auditeurs de se précipiter dans les salles d’antiquités égyptiennes du musée du Louvre. Fabrice Bousteau

L’exposition est très bien faite, peu visible, mais remarquable par ses différents niveaux de lecture et sa clarté. Les objets sont d’une fulgurante qualité mais l’expérience de visite est rendue impossible par la foule. Anaël Pigeat 

>> LE COUP DE CŒUR D'ANAEL PIGEAT ET ARNAUD LAPORTE : "ROMAMOR" à la Villa Médicis

"ROMAMOR" © Villa Médicis
"ROMAMOR" © Villa Médicis

Commissariat : Chiara Parisi

Présentation officielle : La Villa Médicis, est heureuse d’accueillir du 1er mars au 5 mai 2019, la première exposition personnelle de Anne et Patrick Poirier en Italie, ROMAMOR.

Anne et Patrick Poirier sont l’un des couples français les plus célèbres de la scène artistique internationale dont la symbiose créative s’est cristallisée ici même à la Villa Médicis, il y a plus de cinquante ans. C’est l’épreuve du temps, les traces et les cicatrices de son passage, la fragilité de toute construction humaine et la puissance des ruines, antiques ou récentes, qui nourrissent leur création, laquelle prend la forme d’une archéologie habitée par le jeu et par une mélancolie imaginative.

"ROMAMOR" est l’exposition d’une vie. Ces deux artistes travaillent ensemble depuis que leur histoire d’amour s’est cristallisée alors qu’ils étaient pensionnaires à la villa Médicis en 1967.  Il s’agit moins d’une rétrospective qu’un nouvel élan dans leur travail. Il y a des oeuvres anciennes et des créations nouvelles. Anaël Pigeat 

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Critique d'art (les inrocks...)
  • Directeur de Beaux-Arts magazine
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......