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En haut : Vilhelm Hammershøi, "Trois jeunes femmes", © Ribe Kunstmuseum ; en bas : Gustave Guillaumet, "L’Oued Bou Sâada : trois laveuses", Collection © A. Leprince

Arts plastiques : Hammershøi, "le peintre de l'intériorité"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute : "Hammershøi, le maître de la peinture danoise" au musée Jacquemart-André, "L'Algérie de Gustave Guillaumet" à La Piscine de Roubaix et le coup de cœur de Sally Bonn. Enfin, le Petit Salon de Lucile Commeaux consacré aux Fonds Régionaux d'Art Contemporain.

En haut : Vilhelm Hammershøi, "Trois jeunes femmes", © Ribe Kunstmuseum ; en bas : Gustave Guillaumet, "L’Oued Bou Sâada : trois laveuses", Collection © A. Leprince
En haut : Vilhelm Hammershøi, "Trois jeunes femmes", © Ribe Kunstmuseum ; en bas : Gustave Guillaumet, "L’Oued Bou Sâada : trois laveuses", Collection © A. Leprince

"L'Algérie de Gustave Guillaumet" jusqu'au 2 juin à La Piscine de Roubaix

Gustave Guillaumet, "Laveuses dans l'Oued de Bou Saada",  Collection particulière (© A. Leprince)
Gustave Guillaumet, "Laveuses dans l'Oued de Bou Saada", Collection particulière (© A. Leprince)

Commissariat : Marie Gautheron

Présentation officielle : Du 9 mars au 2 juin 2019, La Piscine organise un printemps algérien autour de la rétrospective Gustave Guillaumet. Peintre orientaliste fasciné par l’Algérie, Gustave Guillaumet a laissé un témoignage sensible sur les années suivant la conquête coloniale. Sans concessions, ses grandes compositions mettent en lumière une population souvent frappée par la misère et des paysages, notamment les déserts fascinants. 

Parallèlement à cette rétrospective, la Piscine rend hommage à Claude Vicente (ancien directeur de l’école des beaux-arts d’Oran puis de Tourcoing), et organise deux expositions, l'une autour de l'artiste Naime Merabet avec "Fenêtre sur l’Algérie" et l'autre autour de la figure d'"Abdelkader, l'émir de la résistance". 

L'avis des critiques :

La singularité de l’exposition est de montrer un artiste qui sort des canons historiques de l’orientalisme et de l’exotisme. Dans une volonté de saisir la réalité du pays, il cherche à rendre compte du réel dans un style quasi-naturaliste et qui tend parfois vers une forme d’abstraction. Sally Bonn

Cette exposition propose un paysage complexe qui n’est pas simplificateur. Gustave Guillaumet témoigne d’un intérêt profond pour les modes de vie et les difficultés en Algérie. Il y a une réelle empathie. Stéphane Corréard 

Cette exposition est très intéressante car elle a la simplicité d’être chronologique. Gustave Guillaumet n’est pas un peintre orientaliste. Il est comme un photo-reporter, présent pour saisir, au début de sa carrière, les évènements. Toujours entre la dissidence et la répression, il a l’œil sur ce qu’est que la pacification. Corinne Rondeau

"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" jusqu'au 22 juillet au Musée Jacquemart-André

 "Paysage de Virum près de Frederiksdal, été", Vilhelm Hammershøi, 1888, Danish Art Collection ©
"Paysage de Virum près de Frederiksdal, été", Vilhelm Hammershøi, 1888, Danish Art Collection ©

Commissariat : Jean-Loup Champion et Pierre Curie

Présentation officielle : Au printemps 2019, le grand maître de la peinture danoise, Vilhelm Hammershøi (1864-1916) sera à l'honneur au Musée Jacquemart-André. Pour la première fois depuis 20 ans, les œuvres mystérieuses et poétiques du peintre seront réunies à Paris.

Découvert à Paris au Petit Palais en 1987 puis à Orsay en 1997, Hammershøi fascine par ses peintures représentant des intérieurs vides et subtils où figure parfois la silhouette d’une femme de dos, dans des gammes de gris et de blanc.

Les tableaux exposés évoqueront l’ensemble de l'oeuvre d’Hammershøi et son atmosphère profonde et mystérieuse. Peu sociable et taciturne, Hammershøi a passé sa vie entière dans un cercle restreint qu’il n’a eu de cesse de représenter : ses modèles sont sa mère, sa sœur, son frère, son beau-frère et quelques amis proches. Ses œuvres représentent également Ida, son épouse, que l’on retrouve souvent de dos, dans nombre des intérieurs qui l’ont rendu célèbre. Vous découvrirez également les liens d’Hammershøi avec la France, ses deux séjours à Paris et sa participation dans la même ville aux Expositions universelles de 1889 et de 1900.

L'avis des critiques :

Hammershøi est l’art de montrer le caché. C’est le peintre de l’intériorité. Il n’y a pas d’épaisseur, la palette est très pauvre. C’est somptueux d’élégance, de légèreté, presque de frugalité. Corinne Rondeau 

On pourrait dire que c’est l’Edward Hopper ou le Morandi du XIXe siècle. C’est une peinture sans âge, antimoderne. S’il y a des échos du symbolisme ou des préraphaélites, ce cheminement radical vers une sorte de géométrie extrême, de minimalisme et de monochromie le rend intemporel. Stéphane Corréard

Hammershøi a une grande capacité à représenter l’air, la lumière, l’épaisseur du réel et l’intériorité. Dans la radicalité de sa peinture, il est inscrit dans une certaine forme de modernité. Sally Bonn

>> LE COUP DE CŒUR DE SALLY BONN : "GESTE" jusqu'au 31 mars au CNEAI ="

Julien Prévieux, What Shall We Do Next? (Ultimate Pinch-to-Zoom), 2018, ©Julien Prévieux
Julien Prévieux, What Shall We Do Next? (Ultimate Pinch-to-Zoom), 2018, ©Julien Prévieux

Présentation officielle : En 1922, László Moholy-Nagy alors enseignant au Bauhaus, commande par téléphone cinq tableaux en porcelaine émaillée à une usine d’enseignes. Comme le rappelle Dominique Baqué, « il a devant les yeux les échantillons de couleurs de l’usine et esquisse ses peintures sur du papier millimétré. À l’autre bout du fil, le fabricant, qui a devant lui une feuille de papier identique, inscrit les formes dictées par Moholy-Nagy dans les cases correspondant à leur position. L’un des tableaux a été livré en trois tailles différentes, afin que Moholy- Nagy puisse étudier les différentes relations de couleurs résultant de l’agrandissement ou, au contraire, de la réduction ». L’oeuvre et l’histoire feront date. Elles augurent la délégation du geste transitant par la machine qui a bouleversé les pratiques artistiques au XXe siècle. Elles témoignent de la confiance accordée à l’univers mécanique et technologique par le chantre de la Nouvelle Vision. 

Près d’un siècle plus tard, à l’ère de la « smartification » du monde, la confiance ou le scepticisme ne sont plus de mise, la technologie fait partie intégrante de nos vies, de nos gestes. L’exposition porte sur l’enregistrement des gestes, nécessairement conditionné par l’outil technologique employé

Le Petit Salon de Lucile Commeaux :  "Les Fonds Régionaux d'Art Contemporain"

FRAC de Caen (© Agence Rudy Ricciotti)
FRAC de Caen (© Agence Rudy Ricciotti)

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Extraits sonores : 

  • Rachid Bahri, "Bab El-Oued City", (Bande originale du film)
  • Agnès Obel, "Tokka", (PIAS) 
Intervenants
  • Couverture du livre "Le pont de Bezons" de Jean Rolin - POL
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
  • Auteure, critique et Maître de conférence en esthétique à l'Université d'Amiens
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