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A gauche : Erik Dietman, Autoportrait, 1962 ©Lyon MBA – Photo Alain Basset. A droite : "L'envol" à la Maison Rouge et les répétitions du film pour "Le centre ne peut tenir" © Danielle Dean

Arts plastiques : "Cette exposition est une fête, pleine de légèreté, d’envie et d’intelligence"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, la Maison Rouge tire sa révérence avec "L'envol ou le rêve de voler", Lafayette Anticipations présente sa première exposition collective intitulée "Le centre ne peut tenir" et le Musée des Beaux Arts de Lyon expose Erik Dietman avec "Opus Oh Puce Aux Puces".

A gauche : Erik Dietman, Autoportrait, 1962 ©Lyon MBA – Photo Alain Basset. A droite : "L'envol" à la Maison Rouge et les répétitions du film pour "Le centre ne peut tenir" © Danielle Dean
A gauche : Erik Dietman, Autoportrait, 1962 ©Lyon MBA – Photo Alain Basset. A droite : "L'envol" à la Maison Rouge et les répétitions du film pour "Le centre ne peut tenir" © Danielle Dean Crédits : © ADAGP, Paris 2018. Image

"L'envol ou le rêve de voler" jusqu'au 30 octobre à la Maison Rouge

Présentation officielle : L’envol est la dernière exposition de la maison rouge qui fermera définitivement ses portes le 28 octobre 2018. Antoine de Galbert a choisi d’en partager le commissariat avec Barbara Safarova, Aline Vidal et Bruno Decharme. Ces spécialistes d’art brut ou d’art contemporain ont imaginé ensemble une exposition qui traite du rêve de voler, sans jamais s’intéresser à ceux qui y sont réellement parvenus.
Conformément à l’esprit de décloisonnement défendu par la maison rouge, L’envol regroupe des oeuvres d’art moderne, contemporain, brut, ethnographique et populaire. Dans une déambulation au fil des différentes thématiques, se succèdent environ 200 oeuvres entre installations, films, documents, peintures, dessins et sculptures.

Commissariat : Antoine de Galbert, Bruno Decharme, Barbara Safarova, Aline Vidal

L'avis des critiques :  

La Maison Rouge je l’aime comme le chocolat ! Cette exposition est une fête, pleine de légèreté, d’envie et d’intelligence ! C’est une exposition entre l’apesanteur et la grâce. La scénographie est vraiment réussie, sans lourdeur, très ouverte, jouant entre les correspondances. C’est une manière de voir une nouvelle fois cette croyance en l’art, cette responsabilité de ce qui est montrer, qui nous responsabilise également. Corinne Rondeau

C’est une exposition qui résume la Maison Rouge, les commissaires sont les collectionneurs, et cela rend le tout très humain. Toutes ces œuvres extrêmement bien choisies montrent que l’art s’adresse toujours à notre part d’adolescence. la Maison Rouge replace au centre des artistes considérés comme marginaux dans l’art contemporain, et offre de belles découvertes. Stéphane Corréard

C’est une exposition très douce et pleine de grâce. C’est une variation décloisonnée, même dans la scénographie, autour du thème de l’envol. La scénographie très réussie engage le corps et responsabilise le spectateur. On se laisse porter ensuite dans les différentes zones qui donnent envie de voler ! Anaël Pigeat

"Le centre ne peut tenir" jusqu'au 9 septembre à Lafayette Anticipations

Ève Chabanon et Abou Dubaev conçoivent la pièce The Surplus of the Non Producer dans l'atelier de production de la Fondation, 2018
Ève Chabanon et Abou Dubaev conçoivent la pièce The Surplus of the Non Producer dans l'atelier de production de la Fondation, 2018 Crédits : © Lafayette Anticipations

Présentation officielle : Les notions de « centre » et de « périphérie » et leurs dynamiques d’influence, de subordination et de conflit semblent inadéquates pour offrir une juste interprétation du temps présent. Le centre ne peut tenir est la première exposition collective dans le bâtiment rénové de Lafayette Anticipations, rassemblant une nouvelle génération d’artistes français et internationaux. L’exposition réagit à la simplification des débats socio-politiques actuels, au renforcement des catégories culturelles, sociales et politiques, et à la peur de la différence. Elle propose de cultiver des méthodes plus subtiles et moins dichotomiques pour penser les différences non pas en termes de séparation mais de catégories intimement reliées, comme le formulerait la théoricienne Denise Ferreira da Silva – ou encore « en relation », comme l’articulerait le poète et philosophe Édouard Glissant.

Les artistes de l'exposition : Isabelle Andriessen, Lucy Beech, Ève Chabanon, Julien Creuzet, Danielle Dean, Kenny Dunkan, Cooking Sections (Daniel Fernández Pascual et Alon Schwabe), Rana Hamadeh, Paul Maheke en collaboration avec Ligia Lewis et Nkisi, Jumana Manna et Yuri Pattison. Et avec la participation d’Andrés Jaque / Office for Political Innovation.

Commissariat : Charles Aubin, Anna Colin et Hicham Khalidi avec François Quintin.

Plus d’informations ici.

L'avis des critiques :

J’ai rarement visité une exposition qui passait autant à côté de son projet ! Ces commandes censées dénoncer et représenter l’art de demain, réussissent simplement à dépasser l’exposé de 6ème. Aucunes écritures visuelles, ni narratives. Stéphane Corréard

On voit pour la première fois ce bâtiment à l’œuvre de manière complète, prendre vie. Ce qui est important est ce caractère de laboratoire assumé malgré les risques que cela fait prendre à Lafayette Anticipations. Anaël Pigeat

"Le centre ne peut tenir" : il n’y a pas de centre et ce n’est donc pas la peine de le chercher ! Une large partie de ces jeunes artistes veulent trop penser et ne fournissent qu’une exemplification de ces pensées. Les choses sont trop sages et bien calées. C’est peut-être un lieu de documentation du temps présent. Nous verrons plus tard si cela représentait le symptôme ou l’avenir. Corinne Rondeau

"Erik Dietman - Opus Oh Puce Aux Puces" jusqu'au 17 septembre au Musée des Beaux Arts de Lyon

Erik Dietman, L'art mol et raide ou l'épilepsisme-sismographe pour têtes épilées : mini male head coiffée du grand mal laid comme une aide minimale...1985-86. © ADAGP, Paris, 2018
Erik Dietman, L'art mol et raide ou l'épilepsisme-sismographe pour têtes épilées : mini male head coiffée du grand mal laid comme une aide minimale...1985-86. © ADAGP, Paris, 2018 Crédits : © Collection du MAC Lyon © Photo Jean-Baptiste Rodde

Présentation officielle : D’origine suédoise, Erik Dietman s’installe en France en 1959 où il rencontre Ben Vautier, George Brecht et, parmi ses amis les plus proches, Robert Filliou et Daniel Spoerri. Sans s’affilier ni au Nouveau Réalisme, ni à Fluxus, Dietman partage néanmoins avec les acteurs de ces mouvements artistiques, le goût du happening, de la spontanéité, de la provocation et de l’humour. Comme eux, il aspire à une union de l’art et de la vie et recourt volontiers à des matériaux du quotidien.

L’importante donation effectuée par la famille Robelin, se compose de vingt-deux oeuvres de l’artiste, principalement des collages et des dessins. Elle permet désormais d’évoquer Erik Dietman au sein des collections du musée des Beaux-Arts, aux côtés d’autres grands singuliers, au nombre desquels figure le sculpteur Étienne-Martin. Les deux artistes furent exposés conjointement en 2001 au Centre d’art de Tanlay.

L'avis des critiques : 

Une exposition formidable, remarquablement bien conçue, d’un artiste très rare. On y voit l’immense diversité de son travail. Erik Dietman est exposé à Lyon, étant un bon vivant il aimait la culture de cette ville. Anaël Pigeat

Le plus contemporain c’est Erik Dietman ! Il joue la marge au milieu de l’art moderne, il empêche de fossiliser la forme, avec une énergie et une vitalité remarquable. Il fait de la dérive à partir de l’art ! Corinne Rondeau

Cette exposition est sublime, formidable. Elle est magnifique mais très triste car elle nous rappelle combien Erik Dietman nous avait manqué ! Stéphane Corréard

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
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