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Arts plastiques : Linder femme/objet et Joel Meyerowitz, une rétrospective

1h
À retrouver dans l'émission

Ce soir, Les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Yasmine Youssi (Télérama)

  • Éric Loret (Libération)

Seront abordées les expositions suivantes :

"Linder femme/objet" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris du 1er février au 21 avril 2013.

Morceau diffusé : Breaking the rules , par LUDUS en 1983 (groupe co-fondé par Linder Sterling)

Linder femme/objet
Linder femme/objet

Arnaud Laporte: Le propos est simple voire simpliste. La question affleure quand on parcoure l'exposition. Elle nous donne des images d'une période révolue.

Corinne Rondeau:

Je suis toujours émue face à des artistes téméraires, qui tienne leur objet jusqu’au bout. .

Linder ne dénonce pas, contrairement à Martha Rosler. Linder est dans une forme hybride.

Entre une image accessible et une image cachée, un regard actif et un regard passif, de la femme objet à la femme sujet, l’ambigüité est permanente.

Éric Loret:

J’ai été "admiratif" devant l’extrême pauvreté du discours, répétitif, qui ne questionne jamais les conditions de la représentation, ne donne jamais aucun jeu à l’interprétation des genres.

Elle nous propose un discours monolithique.

Yasmine Youssi:

C’est une véritable découverte mais l'exposition est un soufflet.

Elle devient au fil du parcours lassante, voire ennuyeuse.

L’artiste Martha Rosler est allé beaucoup plus loin en explorant d’autres thèmes.

"Joel Meyerowitz" à la Maison Européenne de la Photographie du 23 janvier au 7 avril 2013.

Morceau diffusé : Let it all in , I AM KLOOT

NYC, 1963
NYC, 1963

Arnaud Laporte: Meyerowitz est un photographe mineur. J'ai été étonné qu'une rétrospective lui soit dédiée.

Corinne Rondeau:

Comme rétrospective pour un photographe prolifique, il y a très peu d’œuvres.

Il a une vraie conscience du cadre et du bon moment de la photographie. On est entre instant photographique et instant qui fait histoire. Il est dans la recherche constante sans qu’on sache la logique même de ces recherches.

Indépendamment de la frustration, j’ai aimé les captures d’instants caché.

Éric Loret:

Pour ce qui est de l’inscription historique dans l’observation sociale avec une pointe d’ironie, ce n’est pas original.

Néanmoins, une tentative d’éternité, d’impermanence, m’a semblé faire le lien entre toutes ces photos.

Entre classicisme et nostalgie, j’ai plutôt passé un bon moment.

Yasmine Youssi:

Visiter une exposition de Joël Meyerowitz, c’est affronter les montagnes russes. Il y a des photos extraordinaires et d’autres totalement anecdotiques.

  • C’est a mi-chemin entre l’instant décisif d’Henri Cartier-Bresson et Robert Frank. Il est toujours dans un entre-deux.*

Ainsi que les coups de cœurs :

  • de Corinne Rondeau : "A Stone Left Unturned", exposition collective du 1er février au 9 mars 2013. Une exposition de Simon Castes à la Galerie Yvon Lambert (Paris 3e).
"A Stone Left Unturned"
"A Stone Left Unturned"

Yasmine Youssi:

Sans oublier, l’irremplaçale revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Béatrice Josse, commissaire de l'exposition "Frac forever" du 26 septembre au 25 février 2013.

Pastille introductive : Brian ENO.

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