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A gauche : Edgar Sarin ; en haut à droite : Visuel Galerie des Galeries ; en bas : L'intime et le monde

Arts plastiques : "Son travail oscille entre minimalisme et arte povera"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, arts plastiques avec deux expositions en galerie : "Edgar Sarin" et "Always Someone Asleep and Someone Awake" et une exposition au centre Wallonie-Bruxelles, "L'intime et le monde".

A gauche : Edgar Sarin ; en haut à droite : Visuel Galerie des Galeries ; en bas : L'intime et le monde
A gauche : Edgar Sarin ; en haut à droite : Visuel Galerie des Galeries ; en bas : L'intime et le monde Crédits : Courtesy

L'intime et le monde, Marianne Berenhaut, Sarah Kaliski, Arié Mandelbaum, au centre Wallonie-Bruxelles jusqu'au 4 février

Installations, peintures et dessins.

Présentation officielle : L’Intime & Le Monde met en lumière une sélection d’oeuvres de trois plasticiens contemporains bruxellois : une installatrice, Marianne Berenhaut, et deux peintres, Sarah Kaliski et Arié Mandelbaum. Par-delà leurs singularités, ils partagent des traits communs manifestes dans leur rapport au monde, leur imaginaire, leur biographie et leur quête respective. Ils jouent tous trois des incessants allers- retours de l’intime des corps souffrants et désirants aux horreurs infligées par l’Histoire. Ces trois artistes ne font pas école. Ils ne constituent pas une communauté esthétique mais un destin commun et la mémoire revisitée – la génération des enfants juifs bruxellois ayant survécu à l’extermination – les unissent et contrai-gnent chacun à rendre visible, à actualiser un temps commun fondateur de leur parcours de vie et de création. Chacun nous parle à sa manière d’un monde qu’ils partagent.

Marianne Berenhaut (née à Bruxelles en 1934) met en scène des objets du quotidien. En chinant et en récupérant ce qui l’inspire, elle anoblit les déchets du monde. Elle dispose rigoureusement ses trouvailles et fait récit de leur réassemblage, oscillant entre tragique et humour. Ses installations disent l’absence, le sans retour et la vaine attente mais aussi l’enfance et la gémellité.Une fougue et une énergie irrépressibles animent Sarah Kaliski(Bruxelles 1941 - Paris 2010), peintre, dessinatrice et écrivaine. Tout support convient à ses passions : les pelures séchées d’avocat en passant par les sous-verres en carton, les bâches aux dimensions surhumaines et le noble papier de soie. Elle n’a de cesse d’aller de sagas amoureuses en destins tragiques d’enfants et de familles détruits, exterminés. Rien n’arrête Sarah, sinon la mort venue trop tôt.Dans les tableaux d’Arié Mandelbaum (né à Bruxelles en 1939), portraits et scènes de l’Histoire épurés surgissent du blanc, y retournent, en reviennent. Les vibrations du temps sont infinies. Elles ont la présence insaisissable des spectres mouvants. Corps sans corps, volumes en lévitation, le peintre convoque la mémoire. C’est littéralement par le blanc aveugle des yeux que le monde et l’intime s’échangent.

Visuel
Visuel Crédits : Courtesy

Cette exposition ne dépeint pas qu'un territoire géographique mais aussi celui de la famille. Corinne Rondeau

La pensée de Sarah Kaliski déborde sur les murs. Anaël Pigeat

Sarah Kaliski pense une identité diffractée par l'histoire. Stéphane Corréard

Dans son cou la main d'une mère - Edgar Sarin, jusqu'au 3 février à la galerie Michel Rein

Visuel
Visuel Crédits : Courtesy

C'est un travail très orthodoxe qui se regarde en train de faire. 

Je trouve que son travail est trop maniéré et oscille entre minimalisme et arte povera. 

Je ne suis pas sûre que le bruit qu'on fait pour ce garçon lui rende service ; ça lui rapporte au moins de l'argent... Corinne Rondeau

Edgar Sarin est un artiste affranchi des codes de l'art contemporain. Anaël Pigeat

Always someone asleep and someone awake, à la Galerie des galeries jusqu'au 25 février

Présentation officielle : UNE PROPOSITION D’ARLÈNE BERCELIOT COURTIN.

Du 1er décembre 2017 au 25 février 2018, la Galerie des Galeries accueille une exposition imaginée par Arlène Berceliot Courtin autour de la fête, qu’elle soit quotidienne, improvisée, issue d’une simple célébration d’un temps prosaïque ou fruit d’une certaine exception. Cette exposition intitulée Always Someone Asleep and Someone Awake invite à regarder autrement les codifications et langages associés aux fêtes, événements et commémorations existants ou à venir. Aujourd’hui doit être un jour spécial, mais quelle serait donc la fête du jour ? Peut-être une forme de cérémonie permanente autant que temporaire, mouvante, évolutive, célébrée à date fixe ou différente chaque année dans laquelle il y aurait «toujours quelqu’un [qui] dort et quelqu’un qui veille / Quelqu’un qui rêve en dormant quelqu’un qui rêve éveillé» ; ou encore un rassemblement spontané orchestré par le désir d’une lutte ou d’un refrain commun.

À travers des invitations faites à des artistes français et internationaux de générations différentes : Anne Collier, Ceal Floyer, Liam Gillick et Gabriel Kuri, Robert Heinecken, Amy O’Neill, Pierre Paulin, Bruno Serralongue, ce projet propose de partager un imaginaire collectif, une solennité itinérante ou encore la possibilité d’inventer et d’appréhender différemment le syndrôme de la fête entre sentiment d’extase et lendemain(s).

Arlène Berceliot Courtin est critique d’art et curatrice indépendante basée à Paris. Elle a récemment organisé des expositions à la Galerie Allen (Paris) ainsi qu’à Air de Paris (Paris). Depuis 2011, elle a collaboré avec des artist-run space tels que Shanaynay (Paris), Moins Un (Paris), La Salle de bains (Lyon) et PSM Gallery (Berlin). Elle est aussi régulièrement jury pour des programmes de résidences françaises ou internationales, notamment auprès de l’Institut français et contribue à la presse spécialisée en France.

C'est une thématique vue et revue. Cette exposition n'apporte rien. Stéphane Corréard

 Vue de l'exposition « Always Someone Asleep and Someone Awake » 2017, Galerie des Galeries, Galeries Lafayette Haussmann
Vue de l'exposition « Always Someone Asleep and Someone Awake » 2017, Galerie des Galeries, Galeries Lafayette Haussmann Crédits : Hélène Mauri

Interludes musicaux

  • Strange Fashion, Jean Soullier
  • Magic Myth, Lyonel Bauchet
  • Libet’s All Joyful Camaraderie, The Caretaker

Vos commentaires

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune “Non au «cadeau» de Jeff Koons” dans Libération
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