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A gauche : Malick Sidibé ; en haut à droite : Andres Serrano ; en bas : Sophie Calle

Arts plastiques : "C'est le photographe le plus creux de sa génération"

56 min
À retrouver dans l'émission

Le trio critique de La Dispute se consacre comme d'habitude à trois expositions : "Mali Twist", exposition hommage au photographe Malick Sidibé, "Beau doublé, Monsieur le marquis !" de Sophie Calle et les photographies d'Andres Serrano.

A gauche : Malick Sidibé ; en haut à droite : Andres Serrano ; en bas : Sophie Calle
A gauche : Malick Sidibé ; en haut à droite : Andres Serrano ; en bas : Sophie Calle Crédits : AFP, Wikimedia Commons

Mali Twist, du 20 octobre au 25 février 2018 à la fondation Cartier

Présentation officielle : En 1995, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présentait la première exposition monographique du photographe malien Malick Sidibé hors du continent africain. Un an après la disparition de l’artiste le 14 avril 2016, elle lui rend hommage avec Mali Twist*, une grande exposition rétrospective accompagnée d’un ouvrage, conçus et dirigés par André Magnin en collaboration avec Brigitte Ollier. À côté d’œuvres iconiques, l’exposition montre pour la première fois un vaste ensemble de photographies vintage et de portraits d’une beauté intemporelle, retrouvés dans les archives de l’artiste. Véritable plongée dans la vie de celui qui fut surnommé « l’œil de Bamako », cet ensemble exceptionnel de photographies en noir et blanc révèle comment Malick Sidibé a su saisir, dès le début des années 1960, la vitalité de la jeunesse bamakoise et imposer son style unique, reconnu aujourd’hui dans le monde entier.

Arnaud Laporte :

Ses photographies offrent des possibilités de bonheur : c'est un travail d'utilité publique.

Sandra Adam-Couralet :

La photographie de Sidibé est une photographie par et pour cette jeunesse africaine.

Yasmine Youssi :

C'est une exposition galvanisante à la scénographie remarquable !

Florian Gaité :

C'est une exposition qui transpire la vie ; ce n'est pas une exposition hommage.

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Beau doublé, Monsieur le marquis !, du 10 octobre au 11 février 2018

Présentation officielle : Le musée de la Chasse et de la Nature invite Sophie Calle à investir ses salles. Sous le commissariat de Sonia Voss, l’exposition sera la première présentation muséale en France à couvrir plusieurs décennies de création de l’artiste, depuis sa rétrospective au Centre Pompidou en 2003.

L’oeuvre de Sophie Calle est construite sur les frontières poreuses entre autobiographie et récit fictionnel. Au cœur de son travail se côtoient les questions existentielles du regard, de l’altérité, de l’amitié et de la mort, transcendées par les rituels et le jeu. L’exposition permettra de redécouvrir certaines pièces de l’artiste dans le contexte singulier des collections du musée et révélera par ailleurs des œuvres spécialement conçues pour l’occasion.

La méthode de création de Sophie Calle emprunte certains aspects à la pratique de la chasse. Ainsi, elle s’est fait connaître en s’exerçant au « pistage » d’anonymes croisés dans la rue. Changeant de rôle, elle a également endossé celui de la proie et confié à un détective privé le soin de suivre ses faits et gestes. La poursuite amoureuse, autre variante de la chasse à l’homme, traverse par ailleurs son oeuvre comme un fil rouge, prolongé ici par les annonces de rencontre, source d’inspiration de deux nouvelles œuvres.

Sur le chemin de Sophie Calle, on trouve également des animaux, tantôt compagnons intimes, tantôt créatures fantasmatiques. Les animaux naturalisés occupent même une place essentielle dans sa vie. Elle leur attribue une fonction de représentation, établissant une connexion affective avec le monde de ses proches. La ménagerie empaillée qui peuple son univers vient habiter les salles du musée de la Chasse et de la Nature le temps de l’exposition.

Faisant du musée son « territoire », elle y insère ses propres travaux et incite ainsi le visiteur à une nouvelle appréhension, le convie à traquer dans la profusion décorative des salles ce qui relève de son expérience intime.

L’artiste Serena Carone a été invitée par Sophie Calle à dialoguer avec elle au sein de l’exposition et présentera plusieurs objets issus de son bestiaire artistique. Son oeuvre constitue une sorte de cabinet de curiosités né de l’expérimentation et du travail des matériaux les plus divers. Aux antipodes de l’approche conceptuelle de Sophie Calle, Serena Carone propose un monde à la fois merveilleux et inquiétant et pose un regard singulier sur le monde vivant et son rapport à la mort.

Sandra Adam-Couralet :

Cette exposition est touchante car Sophie Calle dévoile son intimité.

Florian Gaité :

C'est une exposition ronronnante et naïve !

Yasmine Youssi :

Les œuvres de Sophie Calle nouent directement un lien avec le spectateur : pas besoin d'être docteur en arts plastiques pour comprendre !

Vue de l'exposition
Vue de l'exposition Crédits : Sophie Calle / ADAGP - Photo : Béatrice Hatala

Andres Serrano, du 7 octobre au 14 janvier 2018 au Petit Palais

Présentation officielle : Au début du XXe siècle, le Petit Palais achetait au Salon des oeuvres d’artistes vivants pour constituer sa jeune collection. Depuis le transfert des oeuvres plus récentes au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris lors de sa création en 1961, les collections du Petit Palais s’arrêtent en 1914. Pour renouer ce lien avec la création contemporaine, le musée a choisi, depuis trois ans, d’inviter chaque année un artiste contemporain à dialoguer avec son prestigieux fonds ancien. Andres Serrano, artiste iconoclaste et figure majeure de la scène artistique internationale contemporaine, relève le défi cet automne en présentant une quarantaine d’oeuvres dans le circuit des collections permanentes du Petit Palais.

De formation classique, Andres Serrano, « artiste avec un appareil photo », comme il aime à se définir lui-même, tient des grands maîtres anciens de la Renaissance et du Caravagisme jusqu’à ceux de l’art moderne une part évidente de son éloquence picturale. En vertu de cet héritage, ses oeuvres dialoguent aisément avec les tableaux du Petit Palais, et proposent ainsi une confrontation édifiante entre l’ancien et le contemporain. À travers l’oeil de l’artiste américain, le public est ainsi invité à découvrir autrement les collections éclectiques du musée. « Si provocation il y a chez Serrano, c’est qu’il exige de nous que nous regardions, droit dans les yeux, ce qu’on a aujourd’hui tendance, de plus en plus, à écarter, à ne pas vouloir savoir, et ne pas envisager. » Daniel Arasse, Les Transis, 1992.

Florian Gaité :

C'est un des photographes le plus creux de sa génération !

Sandra Adam-Couralet :

Les œuvres les plus fortes sont les œuvres religieuses : c'est là que Serrano est le plus percutant.

Crédits : Andres Serrano
Crédits : Andres Serrano

Interludes musicaux

  • The Letter, The Box Tops (écrit par Wayne Carson Thompson)
  • Market Day, Anne-Sophie Versnayer
  • Rotating Piano, Francis Lockwood

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