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En haut : Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello. En bas : La Uta au quartier de Montjuïc, Barcelone, 1968 © Jacques Léonard / Les amants de Paris, 2018 © Pierre et Gilles

Arts plastiques : "C'est hypnotique de rentrer dans cet univers"

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir on découvre les "Mondes tsiganes" à travers une histoire photographique, Jean-Luc Monterosso nous dit "La photographie française existe… Je l'ai rencontrée" à la MEP et Junya Ishigami dévoile une vingtaine de ses projets architecturaux d'Asie et d'Europe dans "Freeing Architecture".

En haut : Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello. En bas : La Uta au quartier de Montjuïc, Barcelone, 1968 © Jacques Léonard / Les amants de Paris, 2018 © Pierre et Gilles
En haut : Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello. En bas : La Uta au quartier de Montjuïc, Barcelone, 1968 © Jacques Léonard / Les amants de Paris, 2018 © Pierre et Gilles

"Mondes tsiganes, une histoire photographique" jusqu'au 26 août au Musée national de l'histoire de l'immigration.

Marcelle Vallet, Jeune femme descendant du bus, Boulevard de ceinture, Tsiganes chaudronniers, années 1960, film négatif 6x6cm
Marcelle Vallet, Jeune femme descendant du bus, Boulevard de ceinture, Tsiganes chaudronniers, années 1960, film négatif 6x6cm Crédits : © Fonds Marcelle Vallet – Bibliothèque municipales de Lyon

Mondes tsiganes est une exposition en deux volets qui explorent le rapport de la photographie aux Roms, Manouches, Kalé-Gitans. Perçus comme des éternels errants, comme menaçants et suspects, intrigants et fascinants... de multiples représentations de ces communautés tsiganes traversent l'histoire du médium.

Première partie : Une histoire photographique, 1860-1980 Ce premier volet de l'exposition révèle la fabrique des images et la création d'un sujet iconique. Les multiples usages de la photographie sont convoqués : ils montrent la construction des stéréotypes dont ces communautés ont souvent été les victimes et documentent des trajectoires et des histoires méconnues.

Gypsy children, location U.S. 13 about five miles south of Salisbury, Maryland, mai 1940, Library of Congress, Prints & Photographs Division, FSA/OWI Collection
Gypsy children, location U.S. 13 about five miles south of Salisbury, Maryland, mai 1940, Library of Congress, Prints & Photographs Division, FSA/OWI Collection

Seconde partie : Les Gorgan, 1995-2015 Ce deuxième volet relate l'expérience du photographe Mathieu Pernot avec une famille rom menée dans la durée. Croisant ses photographies avec celles réalisées par la famille, l'auteur établit la singularité du destin de chaque individu au-delà de l'appartenance communautaire.

Sans titre (Jonathan) Avignon, 1996 © Mathieu Pernot
Sans titre (Jonathan) Avignon, 1996 © Mathieu Pernot

Commissariat : Ilsen About, Mathieu Pernot et Adèle Sutre

Cette exposition polysémique est d’abord engagée et fait le récit d’une histoire mal connue. C’est une exposition très touchante car elle parle avant tout d’individus. Le travail de Mathieu Pernot est vraiment passionnant. Anaël Pigeat

C’est d’abord une exposition sur la perception que nous avons des Tsiganes. Mais Mathieu Pernot ne photographie pas des stéréotypes mais les membres d’une famille, dont il nous raconte l’histoire. Yasmine Youssi

C’est une exposition très dense. La photographie y est prise d’abord comme un régime de visibilité stéréotypé, puis comme un régime de l’intime, de visibilité des corps, avec Mathieu Pernot. Corinne Rondeau

"La photographie française existe… Je l'ai rencontrée" jusqu'au 20 mai à la Maison Européenne de la Photographie.

Présentation officielle :
Au tournant des années 1980, Jean-Luc Monterosso, qui n’est pas encore directeur de la MEP, se rend à New York où il rencontre alors le conservateur de la collection photographique du MoMA. Lorsqu’il lui demande ce qu’il pense de la photographie contemporaine française, le couperet tombe : « It doesn’t exist ». Plus de trente ans après, et à l’occasion de son départ de la MEP, Jean-Luc Monterosso répond par une grande exposition sur la photographie française de 1980 à nos jours, qui prend la forme d’un récit très personnel et subjectif.

Avec des œuvres de : Jean-Christophe Ballot, François-Marie Banier, Bruno Barbey, Martine Barrat, Valérie Belin, Rossella Bellusci, Philippe Bordas, Martial Cherrier, Thierry Cohen, Stéphane Couturier, Martin d’Orgeval, Raphaël Dallaporta, Denis Darzacq, Marie-Laure de Decker, Raymond Depardon, Bernard Faucon, Alain Fleischer, Jean Gaumy, Pierre Gonnord, Hervé Guibert, Françoise Huguier, Dominique Issermann, Michel Journiac, JR, Pascal Kern, Charles Matton, François Méchain, Minot-Gormezano, Sarah Moon, Bruno Mouron et Pascal Rostain, ORLAN, Mathieu Pernot, Philippe Perrin, Pierre et Gilles, Bernard Plossu, Philippe Ramette, Bettina Rheims, Sophie Ristelhueber, Denis Roche, Gérard Rondeau, Georges Rousse, Sebastião Salgado, Klavdij Sluban, Christine Spengler, Keiichi Tahara, Patrick Tosani, Gérard Uféras, Laurent Van der Stockt.

Après la MEP, cette exposition sera présentée cet été à Lille dans le cadre du Festival Les Transphotographiques, organisé par la Maison de la Photographie.

Commissariat : Jean-Luc Monterosso

C’est une très belle manière pour Jean-Luc Monterosso de tirer sa révérence. C'est un magnifique panorama, tout y est impeccable, il n’y a rien à retirer ni à ajouter. Yasmine Youssi

La MEP est profondément marquée par la personnalité de Jean-Luc Monterosso, et au fond ça pose la question de ce qu’est une collection publique. Ici cela se rapproche d’une vision de collectionneur et donc pose la question du gout… Anaël Pigeat

Finir avec Orlan et JR ce n’est pas de la photographie ! C’est du travail sur des supports photographiques. Alors que c'est un établissement public j'ai vu la collection de Jean-Luc Monterosso ! Corinne Rondeau

Stéphane Couturier Barcelone, Avenida del Parallel n°2, 2008 Série « Melting Point » © Stéphane Couturier. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris.
Stéphane Couturier Barcelone, Avenida del Parallel n°2, 2008 Série « Melting Point » © Stéphane Couturier. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris. Crédits : Courtesy la Galerie Particulière Paris - Bruxelles.
Pierre et Gilles Naufragé - Ludovic, 1985 © Pierre et Gilles. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris.
Pierre et Gilles Naufragé - Ludovic, 1985 © Pierre et Gilles. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris.

"Junya Ishigami, Freeing Architecture" jusqu'au 10 juin à La fondation Cartier pour l'art contemporain.

Présentation officielle :
À l’occasion de l’exposition Freeing Architecture, conçue spécialement pour la Fondation Cartier, l’architecte dévoile une vingtaine de ses projets architecturaux en Asie et en Europe à travers une série de maquettes de grandes dimensions, accompagnées de films et de dessins documentant leurs différentes étapes de conception et de construction. Dialoguant avec le bâtiment iconique de Jean Nouvel, cet événement est également la première exposition personnelle de grande envergure que la Fondation Cartier pour l’art contemporain consacre à un architecte.

Cette exposition est une merveille. Les formes sont elliptiques, spiralées, souples, la nature y est toujours présente, c’est un architecte de la lumière. C'est hypnotique de rentrer dans cet univers. Corinne Rondeau

Chaque projet surgit avec une fausse légèreté, car cela cache beaucoup de travail. Chaque maquette est comme une œuvre faite avec grand soin. Junya Ishigami prête vraiment attention au public auquel il s’adresse. Anaël Pigeat

J’ai été fascinée par cette architecture. Junya Ishigami est vraiment un architecte écologiste au sens premier, il se fond à la nature. Yasmine Youssi

Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello
Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello
Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello
Junya Ishigami, Freeing Architecture © Giovanni Emilio Galanello

Vos commentaires :

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Programmation musicale :

♫ Etienne Daho - La note la note

♫ Goran Bregovic – Tale I

♫ Extrait du teaser sonore de l'exposition de Junya Ishigami

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Journaliste à Télérama
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