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Arts plastiques : Nouvelles vagues et Où est Jack Goldstein?

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Frédéric Bonnet (Le Journal des Arts)

  • Richard Leydier (ArtPress)

  • Éric Loret (Libération)

Seront abordées les expositions suivantes :

-Nouvelles vagues au Palais de Tokyo du 21 juin au 9 septembre.

Nouvelles Vagues
Nouvelles Vagues

Ce cycle d’expositions est pour nous l’occasion de nous intéresser au sujet que cette manifestation est sensée traiter, puisqu’elle s’intéresse en effet à la figure du curateur.

Autrefois, on disait tapissier, puis commissaire d’expositions, maintenant, la francisation du terme « curator » a le vent en poupe, et elle est portée par une nouvelle génération de « curateurs » que le Palais de Tokyo entend mettre ici à l’honneur.Un jury a examiné plus de 500 candidatures, et a choisi 21 curateurs ou groupes de curateurs internationaux, représentants 13 nationalités différentes.Le communiqué de presse brosse le portrait du curateur type : « C’est un franc-tireur, un amateur du hors-piste, un nomade à la recherche de dépaysement poétique, politique et esthétique ». Je vous passe la suite, car en fait, je vous avoue un certain agacement devant cet emballage, qui nous explique pour finir que curateur venant de « to care », prendre soin, à moins que ce ne soit de « to cure », soigner, le mot est bien plus heureux que « commissaire ». Certes. Et Nouvelles Vagues témoigne, je cite encore, de cette transformation de l’écosystème de l’art.

Sauf qu’à mettre ainsi en avant les curateurs, il me semble justement qu’on prend bien peu de soin des artistes. C’est le premier problème.Le second est l’impossibilité de tout voir au Palais de Tokyo, à moins d’y passer trois jours plein.Mais peut-être me direz-vous qu’abondance de bien ne nuit pas, mais je crains que ce besoin de remplissage des espaces ne suscite ce type d’idées qui, pour n’être pas inintéressantes, ne peuvent pas être traitées correctement.Je dirais, pour résumer mon sentiment premier, et paraphraser Marguerite Duras : je n’ai rien vu au Palais de Tokyo. Arnaud Laporte

-Où est Jack Goldstein? à la Galerie Emmanuel Perrotin du 22 juin au 27 juillet.

Où est Jack Goldstein?
Où est Jack Goldstein?

Première réponse simple à la question «Où est Jack Goldstein ? », titre de cette exposition à la galerie Perrotin : six pieds sous terre, depuis qu’il a décidé de mettre fin à ses jours, le 14 mars 2003, à l’âge de 57 ans, dans sa maison de San Bernardino, en Californie, souffrant, nous disait alors la dépêche d’agence, de dépression chronique.

Dan la Galerie Perrotin, c’est donc un ensemble d’oeuvres de Jack Goldstein, réalisées entre 1975 et 1984, qui nous sont montrées. Les œuvres de Jack Goldstein sans doute les plus fameuses sont les films courts réalisés avec l’aide de travailleurs d’Hollywood.Ainsi « Shane », montage de plans américains d’un berger allemand, face caméra, qui aboie de façon presque méthodique.Mais la vidéo la plus connue de Goldstein est bien plus courte que Shane, qui dure 2’38’’. Il y a « Jump », 51’’, qui nous montre les plongeons d’un être de lumière, une découpe de couleurs scintillantes sur fond noir.Une des très belles vidéos de Goldstein est presque un long métrage : « The knife », qui dure 5’20’’, un plan fixe d’un couteau qui change peu à peu de couleur.

A la fin des années 70, Goldstein se met à la peinture, dans un esprit post-pop, en empruntant des images médiatiques, agrandies, que des assistants de l’artiste réalisent à l’aérographe. Ce sont le plus souvent de très grandes toiles. Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

-de Richard Leydier : The Nothing is our Story Bernhard Martin à la Galerie Thaddaeus Ropac du 20 juin au 27 juillet.

The Nothing is our Story
The Nothing is our Story

-de Frédéric Bonnet : Markus Schinwald au CAPC de Bordeaux du 16 mai au 15 septembre.

Markus Schinwald
Markus Schinwald

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Cordélia Hattori , chargée du cabinet des dessins du Palais des Beaux-Arts de Lille au sujet de l'exposition "Traits de Génie" qui s'y déroule du 12 avril au 22 juillet.

Pastille introductive: Stephen DEAN

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