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A gauche : Mathieu Farcy, Point sublime - gorges du Verdon, 2014 ; en haut à droite : Women House ; en bas : Nalini Malani

Arts plastiques : "Le motif de la circularité est un moyen pour elle de nous rappeler qu'on revient toujours sur nos pas"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au menu de La Dispute : en photographie, "Paysages français" à la BnF et en installations et sculptures "Women House" à la fraîchement rénovée Monnaie de Paris et une exposition consacrée à Nalini Malani au centre Pompidou.

A gauche : Mathieu Farcy, Point sublime - gorges du Verdon, 2014 ; en haut à droite : Women House ; en bas : Nalini Malani
A gauche : Mathieu Farcy, Point sublime - gorges du Verdon, 2014 ; en haut à droite : Women House ; en bas : Nalini Malani Crédits : Mathieu Farcy, Courtesy agence Signatures / Monnaie de Paris / centre Pompidou

Paysages français, du 24 octobre au 4 février à la BnF

Présentation officielle : Face à un paysage en mutation, Raymond Depardon, Lewis Baltz, Elina Brotherus et une centaine d’autres photographes tentent de dresser un nouveau « portrait » de la France. C’est le récit de cette aventure photographique, commencée à l’orée du XXIe siècle, que la BnF vous invite à découvrir au travers de plus de mille œuvres.

C'est une exposition importante car elle montre comment certains photographes ont repensé la photographie de paysage en proposant des photos qui s'intéressent à la banalité et non au pittoresque. 

Il y a trop de photographies : c'est une lacune patente d'un travail de sélection. Yasmine Youssi 

On trouve des paysages ruraux, périurbains et pas les lieux célèbres qu'on aurait pu attendre. Dans l'apparente homogénéité foisonne une diversité de point de vue. Florian Gaité

Dans ce flux d'images, l'habitant pittoresque émerge en acteur de la photographie. Sandra Adam-Couralet

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La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018

Présentation officielle : Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec le Castello di Rivoli, la première rétrospective en France et en Italie de l’œuvre de Nalini Malani, pionnière du film, de la photographie, de l’art vidéo et de la performance en Inde. L’exposition retrace en deux volets cinquante années de création de cette artiste majeure.

La pratique de Nalini Malani, née à Karachi en 1946, est nourrie de l’expérience précoce des conséquences de la partition de l’Inde, vécue dès l’âge de un an lorsque sa famille se réfugie à Calcutta, puis à Bombay. Son œuvre met en tension les mythes, l’imagerie populaire et les stéréotypes culturels pour dénoncer l’exploitation des peuples, soumis à des croyances aux accents nationalistes. L’investigation de la subjectivité féminine et la condamnation de la violence – sous ses formes les plus insidieuses comme les plus ouvertes – est pour elle un constant rappel de la vulnérabilité de l’être et de la précarité de l’existence. Les collaborations de Nalini Malani avec des intellectuels et artistes tels l’anthropologue et sociologue Arjun Appadurai, l’actrice Alaknanda Samarth, le danseur de Butô Harada Nobuo et le directeur de théâtre Anuradha Kapur, témoignent de sa quête des formes les plus interdisciplinaires pour explorer des sujets aussi bien politiques que plus personnels. Ses œuvres suscitent des confrontations temporelles et corporelles, entre passé, présent et futur. Elles opèrent une synthèse dynamique entre mémoire, fable, vérité, mythe, traumatisme et résistance. 

L’exposition du Centre Pompidou présente des œuvres de 1969 à 2018, dont All We Imagine as Light, série de peintures la plus récente de l’artiste, ainsi qu’un dessin mural éphémère, Traces. Un ensemble récemment redécouvert de films en 16 mm, noir et blanc, datant de 1969-1976, est montré pour la première fois dans cette rétrospective. L’artiste réactive également une œuvre spectaculaire des collections du Centre Pompidou, le théâtre d’ombres/vidéo Remembering Mad Meg (2007-2017), ensemble de cylindres transparents en rotation, peints au revers et suspendus dans un espace immersif. C’est à travers ce type d’installations que Nalini Malani s’est fait internationalement connaître d’un plus large public au début des années 2000, puis à l’occasion de la dOCUMENTA (13) en 2012, ainsi qu’au MoMA en 2015-2016.

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J'ai été déçu par cette rétrospective qui ressemble davantage à un échantillon d'une artiste intéressante. Arnaud Laporte

Le motif de la circularité est un moyen pour elle de nous rappeler qu'on revient toujours sur nos pas. Florian Gaité

C'est une mise en bouche délicieuse : un travail extrêmement complexe et accessible en même temps. Yasmine Youssi

Un aller-retour entre le passé et le présent traverse son œuvre. Sandra Adam-Couralet

Women House - La maison selon elles, du 20 octobre au 28 janvier 2018

Présentation officielle : Women House est la rencontre de deux notions : un genre – le féminin – et un espace – le domestique. L'architecture et l'espace public ont été masculins, tandis que l'espace domestique a été longtemps la prison, ou le refuge des femmes : cette évidence historique n'est pourtant pas une fatalité et l'exposition Women House nous le montre. Elle rassemble sur 1000 m2 et dans une partie des cours de la Monnaie de Paris, 39 artistes femmes du XXe et XXIe siècle qui se saisissent de ce sujet complexe et mettent la femme au centre d'une histoire dont elle était absente. Après l'étape parisienne, Women House s'exposera au National Museum of Women in the Arts à Washington D.C à partir du 8 mars 2018.

L'enjeu de trouver un espace de travail chez soi a été théorisé en 1929 par Virginia Woolf, qui encourageait les femmes à trouver une chambre qu'elles puissent "fermer à clé sans être dérangé" dans son essai "Une chambre à soi". C'est la date de "départ" de Women House, dont l'ambition se poursuit de manière thématique jusqu'à des œuvres récentes, produites par une jeune génération d'artistes femmes, en passant par les années 70, moment où les artistes femmes se rebellent contre la privation d'espace réel - d'exposition, de travail – et symbolique – de reconnaissance.

Les huit chapitres de l'exposition reflètent la complexité des points de vue possibles sur le sujet : ils ne sont pas seulement féministes (Desperate Housewives), mais aussi poétiques (Une Chambre à soi), politiques (Mobile-Homes) ou nostalgiques (Maisons de Poupées).

Les 39 artistes de  Women House viennent de quatre continents, de l’historique Claude Cahunjusqu'à une jeune génération : l'artiste mexicaine Pia Camil, l'iranienne Nazgol Ansarinia, la portugaise Joana Vasconcelos, l'allemande Isa Melsheimer ou les françaises Laure Tixier et Elsa Sahal... Certains noms sont connus (Louise Bourgeois, Niki de Saint Phalle, Martha Rosler, Mona Hatoum, Cindy Sherman, Rachel Whiteread) d'autres sont l'objet de redécouvertes récentes liées à une relecture de l'histoire de l'art plus paritaire (Birgit Jürgenssen, Ana Vieira, Laetitia Parente, Heidi Bucher). Des œuvres monumentales seront exposées dans les cours de la Monnaie de Paris, dans un parcours liant le Pont des Arts au Pont Neuf rendu public et accessible gratuitement à partir de l'automne 2017.

Shen Yuan, Hair Saloon, 2000
Shen Yuan, Hair Saloon, 2000 Crédits : Monnaie de Paris

La sphère domestique est à la fois le lieu de l'émancipation et de l'aliénation. 

L'exposition montre aussi comment l'humour peut renverser une relation d'asservissement à l'homme : l'art féminin n'est pas que revendicatif. Florian Gaité

C'est une exposition qui tombe à pic et remet les pendules à l’heure en plaçant au centre des femmes artistes capitales dans l'histoire de l'art. Yasmine Youssi 

Interludes musicaux

  • Street Museum, Jean Soullier
  • Under Control, Arnaud Rozenblat
  • The Clown, After in Paris

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