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Arts plastiques : Roy Lichtenstein & Ahlam Shibli. Phantom Home (Foyer fantôme)

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Richard Leydier (ArtPress)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Éric Loret (Libération)

Seront abordées les expositions suivantes :

-Roy Lichtenstein au Centre Georges Pompidou du 3 juillet au 4 novembre.

Roy Lichtenstein
Roy Lichtenstein

Plusieurs entrées possibles dans cette exposition, mais choisissons celle proposée par la commissaire, qui pose comme constat, dans un des textes du catalogue, que l’on ne connait de Roy Lichtenstein que sa peinture, et encore, de sa peinture, ne connait-on surtout que ses reproductions de bandes dessinées, qui correspond à une période assez courte chez le plasticien : 1961-1966.Que l’on ne connaissait, faudrait-il corriger, puisque l’exposition se propose justement de combler nos lacunes, et de nous faire découvrir un Lichtenstein graveur, un Lichtenstein amateur du surréalisme, mais aussi, c’était plus évident, de Matisse ou de Picasso, un Lichtenstein qui fait des allers et retours entre figuration et abstraction, un Lichtenstein, aussi, qui réfléchit constamment à son travail, quitte, parfois, à y revenir, aussi, pour traiter autrement les mêmes questions. Arnaud Laporte

-Ahlam Shibli. Phantom Home (foyer fantôme) au musée du Jeu de Paume du 28 mai au 1er septembre.

Ahlam Shibli. Phantom Home (Foyer fantôme)
Ahlam Shibli. Phantom Home (Foyer fantôme)

Après avoir été présentée à Barcelone, au MACBA, sans avoir soulevé la moindre protestation, c’est donc au Musée du Jeu de Paume, à Paris, que la photographe palestinienne Ahlam Shibli présente une exposition intitulée « Foyer Fantôme », et qui présente six séries photographiques que l’artiste a réalisées au cours des dix dernières années.L’une d’entre elles s’intéresse à des LGBT de pays orientaux, une autre à des orphelins polonais, une autre série s’interrogent sur les mémoriaux de Corrèze, consacrés pour certains aux victimes du nazisme, et d’autres aux soldats français tombés lors de guerres coloniales. De ces autres séries, nous allons parler, car il faut resituer celle qui fait polémique à l’aune du reste du travail d’Ahlam Shibli.La série dont on a beaucoup parlé s’intitule « Death », « Mort », et regroupe 68 photographies prises en Palestine en 2011 et 2012. Elle s’intéresse aux représentations des combattants palestiniens, morts dans des circonstances diverses, que ce soit aussi bien lors d’incursions de l’armée israélienne dans les territoires que lors d’attentats suicides perpétrés par des palestiniens.Affiches dans les rues, photos dans les salons de leurs familles, graffitis dans les rues, tombes ornées d’images des disparus, Ahlam Shibli montre ces différentes représentations.Ce qu’il me faut préciser ici, c’est que l’artiste prend toujours le soin de rédiger elle-même, toujours, les cartels de ses photographies, les légendes des images. Hors, pour la série « death », Ahlam Shibli parle d’assassinats d’israéliens, mais emploie systématiquement le terme de « martyr » pour désigner les morts palestiniens, y compris les kamikazes.Le 5 juin, une semaine après le début de l’exposition, Roger Cukierman, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, a écrit à la ministre de la cultur, jugeant, je cite, « particulièrement regrettable et inacceptable qu’en plein Paris, cette série fasse ainsi l’apologie du terrorisme ».

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

-d'Eric Loret : Winshluss. Un monde merveilleux au musée des Arts Décoratifs du 17 mai au 10 novembre.

Winshluss. Un monde merveilleux
Winshluss. Un monde merveilleux

-de Corinne Rondeau : Geneviève Asse. Peintures au Centre Georges Pompidou du 26 juin au 9 septembre.

Geneviève Asse
Geneviève Asse

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Astrid Handa-Gagnard directrice du FRAC Bourgoggne au sujet du nouvel espace d'exposition les "Bains du Nord" et de l'exposition inaugurale qui s'y déroule "Futur Simple, saison 1" du 18 mai au 3 novembre.

Pastille introductive: Gérard GARGOUSTE

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