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Seydou Keïta et "Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard"

Arts Plastiques : Seydou Keïta et Paula Modersohn-Becker

58 min
À retrouver dans l'émission

Yasmine Youssi et Harry Bellet nous parlent ce soir de celui que l'on considère comme le plus grand photographe malien, Seydou Keïta. Nous parlerons aussi de la peintre Paula Modersohn-Becker, dont le Musée d'Art Moderne de Paris organise une rétrospective.

Seydou Keïta et "Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard"
Seydou Keïta et "Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard"

Pour la première fois, le Grand Palais de Paris consacre une exposition monographique à un artiste africain, en l’occurrence ici, le photographe malien Seydou Keïta.

Seydou Keïta (1921-2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Il prend sa retraite en 1977, après avoir été le photographe officiel d’un Mali devenu indépendant. Son oeuvre constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de son époque.

D’abord apprenti menuisier, son oncle lui offre en 1935 un petit appareil Kodak Brownie avec lequel il prend ses premiers clichés. Au cours de son parcours initiatique, il reçoit les conseils du photographe-instituteur Mountaga Dembélé et ceux du fondateur du magasin Le Photo-Hall soudanais, Pierre Garnier. Après la Seconde Guerre Mondiale, il se lance à son compte, et réalise ses premiers portraits.

En 1948, Seydou Keïta reçoit de son père un espace dans la parcelle familiale de Bamako-Coura, derrière la prison centrale, où il ouvre son studio. Le succès est rapide et il devient, en l'échange de quelques centaines de francs CFA, le photographe adulé de Bamako. Son studio sera ouvert jusqu'en 1963, date à laquelle il est le photographe officiel du pays.

Il est connu pour être un des plus grands artistes du portrait photographique. Il mourra à Paris en 2001.

Seydou Keïta au Grand Palais jusqu'au 11 juillet.

Seydou Keïta au Grand Palais
Seydou Keïta au Grand Palais

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première monographie de Paula Modersohn-Becker (1876-1907) en France. Bien que méconnue du public français, elle est aujourd’hui une figure majeure de l’art moderne. Malgré sa courte carrière artistique réduite à seulement une dizaine d’années, l’artiste nous transmet une œuvre extrêmement riche que l’exposition retrace à travers une centaine de peintures et dessins. Des extraits de lettres et de journaux intimes viennent enrichir le parcours et permettent ainsi de comprendre combien son art et sa vie personnelle furent intimement liés.

Paula Modersohn-Becker s’affirme en tant que femme dans de nombreux autoportraits en se peignant dans l’intimité, sans aucune complaisance, toujours à la recherche de son for intérieur.

Elle entretient, tout au long de sa vie, une forte amitié avec le poète Rainer Maria Rilke. Leur correspondance et plusieurs œuvres en constituent de fascinants témoignages. Rilke rend hommage à l’artiste dans un poème, Requiem pour une amie, composé après sa mort à l’âge de 31 ans.

L’écrivaine Marie Darrieussecq porte un regard littéraire sur le travail de l’artiste en collaborant à l’exposition et au catalogue. Elle publie également sa première biographie en langue française, Être ici est une splendeur, Vie de Paula M. Becker (Éditions P.O.L, 2016).

"Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard", jusqu'au 21 août au Musée d'Art Moderne de Paris.

Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard au MAM
Paula Modersohn-Becker, l'intensité d'un regard au MAM

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