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A gauche : Lianes de Beauvais ©ADAGP, Paris 2018. A droite : Cécile Beau - meteors ascendances 2017 ©Cécile Beau et Corot "Jeune femme assise des fleurs entre les mains" © Belvedere, Vienne

Arts plastiques : "Cela sollicite moins la vue que le toucher, on a vraiment envie d’y plonger"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute sera consacrée aux arts plastiques. Au sommaire trois expositions : "Sheila Hicks - Lignes de vie" au Centre Pompidou, "Corot - Le peintre et ses modèles" au musée Marmottan Monet et "Cécile Beau - La région vaporeuse" à la Maison des Arts de Malakoff.

A gauche : Lianes de Beauvais ©ADAGP, Paris 2018. A droite : Cécile Beau - meteors ascendances 2017 ©Cécile Beau et Corot "Jeune femme assise des fleurs entre les mains" © Belvedere, Vienne
A gauche : Lianes de Beauvais ©ADAGP, Paris 2018. A droite : Cécile Beau - meteors ascendances 2017 ©Cécile Beau et Corot "Jeune femme assise des fleurs entre les mains" © Belvedere, Vienne

"Sheila Hicks - Lignes de vie" au Centre Pompidou du 7 février au 30 avril 2018

Atterrissage 2014 ©ADAGP, Paris 2018
Atterrissage 2014 ©ADAGP, Paris 2018

Présentation officielle : 

Depuis la fin des années 1950, Sheila Hicks produit une œuvre inclassable : nouer, envelopper, plier, tordre, empiler, la laine, le lin ou le coton, voilà quelques-uns des gestes et les matières avec lesquels elle remet en cause les catégories artistiques et leurs hiérarchies convenues. Élève de Josef Albers à Yale, Sheila Hicks est l’héritière tout à la fois d’un esprit moderniste pour lequel les distinctions entre Bel Art, design et décoration ne sont plus essentielles et de pratiques textiles inspirées de l’Amérique précolombienne.
Si Sheila Hicks a choisi le textile, c’est que, du vêtement au support de la noble peinture, en passant par le mobilier et la décoration, il est l’un des matériaux que la vie, au gré d’expériences fort diverses, met constamment sur notre chemin. Il permet aussi aux œuvres de rester vivantes, de prendre des formes différentes à chaque présentation. Ductile, tactile, le travail de Sheila Hicks occupe une place singulière dans l’art de notre temps. Il marie formes typiques du modernisme et traditions non occidentales, jeu des couleurs et désir de garder les œuvres ouvertes, susceptibles de nouvelles actualisations à chaque présentation. L’exposition « Lignes de vie » rassemble au Centre Pompidou des pièces qui parcourent l’ensemble de la carrière de l’artiste : une grande installation vibrante et vivante, pleine de couleurs et de formes, ouverte sur la ville grâce aux baies vitrées de la galerie d’exposition donnant, de plain-pied, sur la rue.

Commissariat : Mnam/Cci, Michel Gauthier

Il y a une attention à la matière qui devient le matériau de la couleur même. La vibration de la couleur est très ténue. Cela sollicite moins la vue que le toucher, on a vraiment envie d’y plonger. Florian Gaité

J’ai eu un certain regret au niveau de l’éclairage de l’exposition. J’ai eu une perception de ces colonnes différentes : elles ont une présence et une force en montée. Les rapports de couleurs sont très beaux. Corinne Rondeau

Depuis le milieu des années 60 Sheila Hicks a mené un travail constant et il y a là quelque chose de remarquable. Elle maintient dans son travail un équilibre entre la dimension artistique et utilitaire. Anaël Pigeat

Il est difficile de maintenir son attention tout au long cette exposition si dense, bien que cela soit très bien que cette rétrospective ait lieu au Centre Pompidou. Arnaud Laporte

Banisteriopsis - Dark Ink, 1968-1974 ©ADAGP, Paris 2018
Banisteriopsis - Dark Ink, 1968-1974 ©ADAGP, Paris 2018
Palitos con Bolas, 2008-2015 ©ADAGP, Paris 2018
Palitos con Bolas, 2008-2015 ©ADAGP, Paris 2018

"Corot - Le peintre et ses modèles" au musée Marmottan Monet du 8 février au 8 juillet 2018

Jean-Baptiste-Camille Corot Marietta ou L'Odalisque romaine 1843 Huile sur papier marouflé sur toile Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris © Petit Palais / Roger-Viollet
Jean-Baptiste-Camille Corot Marietta ou L'Odalisque romaine 1843 Huile sur papier marouflé sur toile Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris © Petit Palais / Roger-Viollet

Présentation officielle : 

Placée sous le commissariat de Sébastien Allard, conservateur général du patrimoine et directeur du département des Peintures du musée du Louvre, l’exposition « Corot. Le peintre et ses modèles » est la première manifestation parisienne dédiée à l’artiste depuis la grande rétrospective du Grand Palais organisée en 1996. Présentée au musée Marmottan Monet du 8 février au 8 juillet 2018, l’exposition réunit un ensemble exceptionnel de peintures de figures et célèbre la part la plus personnelle, la plus secrète mais aussi la plus moderne de la production de l’artiste.

L’exposition rassemble une soixantaine de ces figures provenant des plus prestigieuses collections publiques et privées d’Europe et des Etats-Unis (musée du Louvre, National Gallery de Londres, Metropolitan Museum de New York, National Gallery of Art de Washington, Kunsthalle de Hambourg, Belvedere de Vienne, Fondation Collection E.G. Bührle de Zurich…), et entend rouvrir ce dossier encore trop peu connu. De grand chefs-d’œuvre sont présentés comme la célèbre « Femme à la perle », « La Dame en bleu » du Louvre ou l’impressionnante « Italienne » de Londres, autrefois dans la collection du peintre Lucian Freud, mais aussi des œuvres, tout aussi éblouissantes, mais rarement vues, comme certains de ses nus.

Commissariat : Sébastien Allard, conservateur général du patrimoine, directeur du département des Peintures du musée du Louvre

Une exposition organisée en collaboration avec le musée du Louvre

Classique ou moderne ? Les deux à la fois ! Cette exposition est une bonne découverte pour ceux qui pensent que Corot est un paysagiste, on y découvre un autre Corot. C’est un peintre de la synthèse, entre l’idéalisme et le naturalisme, il est d’un équilibre fragile. J’ai encore plus d’admiration pour Corot après cette exposition. C’est de la peinture discrète et affirmée. Corinne Rondeau

Corot avec la question de la figure s’emploi à brouiller les catégories. Il s’emploi finalement à nous parler de la peinture elle-même. Anaël Pigeat

Il y a un décalage entre la figure et le paysage qui est étonnant, il y a une forme d’instabilité. La pose des modèles est vraiment une pose d’atelier : on voit l’atelier du peintre. Florian Gaité

Jean-Baptiste Camille Corot Bacchante à la panthère vers 1855-1860 Huile sur toile 54, 6 x 95, 3 cm Shelburne (Vermont), Shelburne Museum © Shelburne Museum
Jean-Baptiste Camille Corot Bacchante à la panthère vers 1855-1860 Huile sur toile 54, 6 x 95, 3 cm Shelburne (Vermont), Shelburne Museum © Shelburne Museum
Jean-Baptiste Camille Corot Jeune Italien assis vers 1825 Huile sur papier marouflé sur toile 23, 5 x 29, 3 cm Reims, musée des Beaux-Arts de la Ville de Reims © Photo : C. Devleeschauwer
Jean-Baptiste Camille Corot Jeune Italien assis vers 1825 Huile sur papier marouflé sur toile 23, 5 x 29, 3 cm Reims, musée des Beaux-Arts de la Ville de Reims © Photo : C. Devleeschauwer

"Cécile Beau. La région vaporeuse" à la Maison des Arts de Malakoff jusqu'au 11 mars 2018

Cécile Beau Specimen détail 2012-2017 aquariums, pierres, végétaux, chimie, dispositif sonore, socles 50 x 50 x 120 cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle
Cécile Beau Specimen détail 2012-2017 aquariums, pierres, végétaux, chimie, dispositif sonore, socles 50 x 50 x 120 cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle

Présentation officielle : 

Une faille spatio-temporelle s’est ouverte dans le centre d’art, reliant notre monde à un autre où les choses se sont déroulées différemment. Le titre « La région vaporeuse » fait référence au nom utilisé à la Renaissance pour désigner ce que l’on appelle aujourd’hui l’atmosphère terrestre, ou plus précisément  l’air créé par la vie et par lequel d’autres vies, dont la notre, a été, et est encore, rendu encore possible. Cécile Beau propose deux expositions, chacune issue de deux univers parallèles, existant de part et d’autre d’une sorte de ‘trou de ver’. Cécile Beau joue sur la notion de double, d’effet miroir et nous transporte dans d’autres réalités où l’évolution aurait permis aux végétaux de se mouvoir, aux minéraux de respirer, à d’autres planètes d’exister.

Ce qui est le plus réussi est le rapport à l’espace : deux étages pour deux mondes superposés. Un espace entre passé et présent, le temps et l’espace, le minéral et le végétal. Anaël Pigeat

Cécile Beau est dans la mesure, dans une forme de neutralité. Elle a une forme de poésie brumeuse, incertaine mais pas fumeuse ! Florian Gaité

Cécile Beau Specimen détail 2012-2017 aquariums, pierres, végétaux, chimie, dispositif sonore, socles 50 x 50 x 120 cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle
Cécile Beau Specimen détail 2012-2017 aquariums, pierres, végétaux, chimie, dispositif sonore, socles 50 x 50 x 120 cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle
Cécile Beau Aoriste 2018 roche volcanique dispositif sonore, 25 x 47cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle
Cécile Beau Aoriste 2018 roche volcanique dispositif sonore, 25 x 47cm Courtesy galerie 22.48 m2, Paris © Cécile Beau crédit photo : Pierre-Antoine Heinzle

Programmation musicale : 

♫ "Dark cello" de Lyonel Bauchet

♫ "Weird violin" de Pierre Arrachart

♫ "Lyra" de Eve-Marie Bodet

Vos commentaires : 

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Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1

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