LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Arts plastiques: Sous influences à la Maison Rouge et Eileen Gray au Centre Pompidou

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, les arts plastiques sont au cœur de la Dispute avec les critiques suivants :

  • Vincent Huguet (Marianne)

  • Richard Leydier (ArtPress)

- Éric Loret (Libération)

Sur les expositions suivantes :

Visuel de l'exposition
Visuel de l'exposition

"« Sous influences », au sous-titre explicite : « Arts plastiques et produits psychotropes », est la nouvelle exposition de la Maison Rouge. Elle a ouvert la semaine passée, et sera visible jusqu’au 19 mai.Son commissaire en est l’artiste et médecin, spécialiste d’addictologie, Antoine Perpère. 250 œuvres réalisées par 90 artistes différents sont donc présentées dans cette grande exposition historique, s’intéressant aux liens entre art et prise de drogues, selon trois grandes catégories :- Des œuvres réalisées sous influences, c’est-à-dire réalisées par des artistes en des moments où ceux-ci étaient sous l’emprise de psychotropes.- Des œuvres qui tendent à produire chez le spectateur des effets proches de ceux que peuvent produire les psychotropes (il s’agit surtout d’environnements, d’installations, de dispositifs qui perturbent nos sens)- Et enfin des œuvres qui représentent les produits psychotropes ou leur consommation." Arnaud Laporte

- Eileen Gray , au Centre Georges Pompidou du 20 février au 20 mai.

Commissaire d'exposition: Chloé Pitiot

"Kathleen Eileen Moray Smith est née en 1878 en Irlande, et décédée le 31 octobre 1976 à Paris. C’est une figure majeure des architectes designers du XXème siècle, même si elle a connu un long purgatoire.C’est d’abord et avant tout une femme libre, qui renonce au mariage pour s’adonner à l’art, en s’exilant à Paris, où elle fréquente tout d’abord les milieux artistiques, avant de s’adonner au travail de la laque.Elle se fait alors connaitre en incorporant des finitions laquées extrêmement fines sur des meubles d'esthétique Art déco.Dans les années 20, elle dessine du mobilier à structure en acier tubulaire de Style international, et trouve un terrain d’expression en créant la Villa E-1027 avec Jean Badovici, où les deux artistes jouent avec les codes de l'architecture moderniste. Mais dès l’après-guerre, Eileen Gray est oubliée, même si elle continue ses recherches.Il faudra un article dans Domus en 68, et aussi la vente aux enchères du mobilier du grand couturier et collectionneur Jacques Doucet, 4 ans plus tard, pour remettre l’artiste à la mode, et relancer la production de quelques-unes de ses pièces, comme le fauteuil Bibendum et la table E-1027, ce qui fit dire à l'architecte Michel Raynaud : « Quatre ans avant sa mort, Eileen Gray, devint célèbre. »Est-ce ce qui la poussa à brûler la plus grande partie de ses documents personnels peu avant sa mort ? Mystère.Pour la petite histoire, signalons que le 24 février 2009, un « fauteuil au dragon » réalisé par Eileen Gray vers 1917-1919 a été vendu pour 21,9 millions d'euros lors de la vente aux enchères de la collection Yves Saint-Laurent - Pierre Bergé, ce qui en fait le deuxième meuble le plus cher de l'histoire." Arnaud Laporte

Les coups de cœurs :

Richard Leydier:

Classicism, 2012
Classicism, 2012

Il s'agit d'une confrontation entre les œuvres de David Salée et Francis Picabia. Ils se rencontrent sur le motif des femmes mais également sur le terrain de la monstruosité. Une belle rencontre, une conversation qui dure jusqu’au bout de la nuit.

Vincent Huguet:

-Track , de Sophie Ristelhueber à la Galerie Catherine Putman jusqu'au 16 mars.

Double Bind, 1990
Double Bind, 1990

Sophie Ristelhueber s’interroge beaucoup sur ce qui fait frontière dans le paysage et elle a souvent montré les cicatrices des territoires en guerre, les déchirures. Dans cette nouvelle série, elle a transformé une série de photographies faites en France dans les années 1980 en les repeignant, en les passant au noir, instillant l'inquiétude et le drame et livrant des images d'une grande puissance.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot: "On ne veut plus rien y voir"

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à l'architecte Patrick Bouchain pour l'exposition Aimer Aimer Aimer-Bâtir à la Villa Noailles Hyères du 10 février au 24 mars.

La Grange au lac, Evian-les-Bains, Haute-Savoie, 1992
La Grange au lac, Evian-les-Bains, Haute-Savoie, 1992 Crédits : Patrick Bouchain

Pastille introductive : Philippe COGNEE.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......