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De gauche à droite : Vue de Lafayette Anticipation et Lutz Bacher ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti / © Subodh Gupta / Le Saule pleureur - Monnet Paris, musée d’Orsay, don de Philippe Meyer

Arts plastiques : "Ce sont des choix d’œuvres assez remarquables, il ne faut pas bouder le plaisir de l’œil !"

54 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir au sommaire de La Dispute "Subodh Gupta - Adda / Rendez-vous" à la Monnaie de Paris, "Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet" au musée de l'Orangerie et "Lutz Bacher - Silence of the sea" à l'occasion de l'ouverture du nouveau lieu d’exposition : Lafayette Anticipations.

De gauche à droite : Vue de Lafayette Anticipation et Lutz Bacher ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti / © Subodh Gupta / Le Saule pleureur - Monnet Paris, musée d’Orsay, don de Philippe Meyer
De gauche à droite : Vue de Lafayette Anticipation et Lutz Bacher ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti / © Subodh Gupta / Le Saule pleureur - Monnet Paris, musée d’Orsay, don de Philippe Meyer

"Subodh Gupta - Adda / Rendez-vous" jusqu'au 26 août à la Monnaie de Paris

Very Hungry God, 2006 © Subodh Gupta Pinault Collection
Very Hungry God, 2006 © Subodh Gupta Pinault Collection

Présentation officielle :
Cette exposition, qui met en valeur la diversité du travail de Subodh Gupta, présente des sculptures emblématiques composées d’ustensiles de cuisine en inox comme Very Hungry God (2006), son œuvre la plus connue, ou d’objets moulés en métal, comme Two Cows (2003), ainsi que de nouvelles productions telles que Unknown Treasure (2017) ou la vidéo Seven Billion Light Years (2016). Outre la diversité des matériaux employés, l’œuvre de l’artiste se caractérise par une  constante exploration de la présence des rituels et de la spiritualité au sein de notre quotidien.

A propos de l'artiste :
Subodh Gupta (né en 1964 et vivant à New Delhi) est un artiste contemporain de renommée internationale. Peintre de formation, Gupta, qui réside et travaille à New Delhi, s’est aussi intéressé à d’autres formes artistiques telles que la performance, la vidéo, la photographie, la sculpture, ou les installations. Subodh Gupta conçoit l’exposition comme un lieu propice à la rencontre, un rendez-vous que l’on se donnerait, entrainant discussions, échanges et débats, à l’image du mot et concept hindi « Adda ».

Commissariat : Camille Morineau et Mathilde de Croix

Le message de Subodh Gupta est assez clair, il y a une intention de dénonciation dans ses œuvres mais d’une façon plutôt « autoritaire et littérale ». Sandra Adam-Couralet

Il y a toujours ce paradoxe entre le prosaïque et le métaphysique, le trivial et le spectaculaire chez Subodh Gupta. J’ai été un peu déstabilisé par cet entre-deux, n’arrivant pas à trouver l’équilibre entre l’abondance et le minimalisme. Florian Gaité

C’est une œuvre surprenante ici, il y a quelque chose d’un après Duchamp mais sans discours. Il y a une naïveté qui est une qualité de Subodh Gupta. Corinne Rondeau

Subodh Gupta Spirit Eaters, 2012 Courtesy of the artist
Subodh Gupta Spirit Eaters, 2012 Courtesy of the artist
Subodh Gupta There is always cinema (I), 2008 Courtesy of the artist and Galleria Continua Photo : Ela Bialkowska
Subodh Gupta There is always cinema (I), 2008 Courtesy of the artist and Galleria Continua Photo : Ela Bialkowska

"Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet" jusqu'au 20 août au musée de l'Orangerie.

Le Pont japonais, 1918-1924 Huile sur toile, 73 × 100 cm Paris, collection particulière, courtesy of Blondeau & Cie, Genève
Le Pont japonais, 1918-1924 Huile sur toile, 73 × 100 cm Paris, collection particulière, courtesy of Blondeau & Cie, Genève

Présentation officielle :
En 1955, Alfred Barr fait entre au Museum of Modern Art de New York un grand panneau des Nymphéas(W1992) de Monet, alors que ces grandes "décorations" demeurées dans l’atelier de Giverny commencent à attirer l’intérêt des collectionneurs et musées.
Monet est alors présenté comme "une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée" de New York, ses Nymphéas mis en perspective avec les tableaux de Pollock, tels que Autumn Rhythm (number 30), 1950. La réception du dernier Monet s’opère alors en résonnance avec l’entrée au musée de l’expressionnisme abstrait américain. Au même moment est forgée la notion d’"impressionnisme abstrait".
C’est sur ce moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite new-yorkaise que l’exposition du musée de l’Orangerie s’arrêtera, à travers une sélection de quelques œuvres tardives de Monet et une vingtaine de grandes toiles d’artistes américains tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman, Clyfford Still, Helen Frankenthaler, Morris Louis, Philip Guston, Joan Mitchell, Mark Tobey, Sam Francis, Jean-Paul Riopelle et Ellsworth Kelly.
A l’entrée des Nymphéas, un hommage sera rendu à Ellsworth Kelly, artiste américain abstrait disparu en 2015 et dont l’oeuvre ne cessa de dialoguer avec celle de Monet. Cet accrochage est conçu par Eric de Chassey avec le soutien des American Friends of the Musée d’Orsay and the Musée de l’Orangerie.

Commissariat : Cécile Debray 

Cette exposition nous rappelle l’importance de cette génération d’expressionnistes abstraits américains des années 50 qui ont fait une relecture très intéressante de Monet. Il n’y a pas de logique, de cause à effet, ni de descendance. Ce sont des problèmes à résoudre présents dans chaque œuvre exposée. Corinne Rondeau

Cette exposition est très bien réalisée et fait dialoguer  les œuvres des impressionnistes abstraits avec celles de Monet. Sandra Adam-Couralet

Cette filiation entre Monet et les américains est posée en postulat mais n’est jamais discutée dans l’exposition. Le dernier Monet est fatigué, éreinté. Cet épuisement serait une forme d’art trouble pour une époque trouble. Mais ce n’est pas la même forme d’énergie présente chez les américains. Florian Gaité

Philip Guston (Montréal, Canada, 1913 – Woodstock, New York, États-Unis, 1980) Dial, 1956 Huile sur toile, 182,9 × 194 cm New York, Whitney Museum of American Art, purchase, inv. 56.44
Philip Guston (Montréal, Canada, 1913 – Woodstock, New York, États-Unis, 1980) Dial, 1956 Huile sur toile, 182,9 × 194 cm New York, Whitney Museum of American Art, purchase, inv. 56.44

L'inauguration de Lafayette Anticipations du 10 mars et l'exposition "Lutz Bacher - Silence of the sea" jusqu'au 30 avril.

Vue du bâtiment ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti
Vue du bâtiment ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti

Lafayette Anticipations fédère les actions de soutien à la création contemporaine menées par les deux organismes d'intérêt général créés par le Groupe Galeries Lafayette et sa famille actionnaire en 2013 : la Fondation d'entreprise Galeries Lafayette et le Fonds de dotation Famille Moulin. 

Installée dans un bâtiment industriel de 2 200 m² réhabilité par l’architecte Rem Koolhaas et son agence OMA, Lafayette Anticipations, espace d'exposition et de production artistique, devient le 10 mars 2018 un laboratoire de création, d'innovation et de recherche. Le bâtiment de 7 niveaux, caractéristique de la période fin XIXe, est organisé en U autour d’une cour. Il peut être traversé librement, donnant accès à la rue Sainte-Croix-de-la Bretonnerie via un passage couvert. L’intervention architecturale réussit à articuler deux conditions a priori contradictoires : une volonté de flexibilité programmatique maximale et des exigences de préservation patrimoniales et réglementaires très strictes.

L'exposition "Lutz Bacher - Silence of the sea" jusqu'au 30 avril.

Pour sa programmation inaugurale, Lafayette Anticipations propose de découvrir l’œuvre singulière de Lutz Bacher dont la renommée s’est construite depuis les années 1970 entre la Californie, New York et l’Europe. Pour The Silence of the Sea, l’artiste américaine offre une réponse qui aborde le bâtiment du 9 rue du Plâtre dans toute sa puissance symbolique. Elle le confronte aux stigmates de l’histoire tout en invitant le·la spectat·eur·rice à une visite introspective

Lutz Bacher, The Silence of the Sea ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti
Lutz Bacher, The Silence of the Sea ©Delfino Sisto Legnani and Marco Cappelletti

Lutz Bacher nous montre que l’art n’est pas là où l’on croit. Sandra Adam-Couralet

C’est un renversement de ce lieu ! Là pour le coup c’est absolument parfait, ça nous questionne sur l’art, sur ce qu’on regarde… Corinne Rondeau

La proposition est très déceptive mais comme c’est pleinement assumée cela devient vraiment intéressant ! Tous les effets qui pourraient esthétiser son propos sont éludés. C’est finalement une révolte silencieuse. Florian Gaité

Vue de l'exposition Lutz Bacher, The Silence of the Sea, 10 mars - 30 avril 2018© Delfino Sisto Legnani et Marco Cappelletti
Vue de l'exposition Lutz Bacher, The Silence of the Sea, 10 mars - 30 avril 2018© Delfino Sisto Legnani et Marco Cappelletti
Vue de l'exposition Lutz Bacher, The Silence of the Sea, 10 mars - 30 avril 2018© Delfino Sisto Legnani et Marco Cappelletti
Vue de l'exposition Lutz Bacher, The Silence of the Sea, 10 mars - 30 avril 2018© Delfino Sisto Legnani et Marco Cappelletti

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale :

♫ Camille de Saint Saëns – Romance sans paroles en si mineur

♫ Dave Bartholomew – Shrimp and Gumbo

♫ Roll The Dice – Time and mercy

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Critique d’art, commissaire d’exposition indépendant et co-auteur du magazine "Les Regardeurs"
  • Docteur en philosophie, enseignant à l'Université Paris 1
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