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en haut : Sans titre, Miguel Branco, Collection Victor Pinto da Fonseca, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris © Miguel Branco, Fred NS, Kroa MC, © Fabrice Lepeltier, en bas : © Amar Kanwar, Courtesy the artist and Marian Goodman Gallery, Cathy Carver

Arts plastiques : Vasarely, le partage des formes, "une sur-modernité, un excès de signes"

55 min
À retrouver dans l'émission

Il est question ce soir des expositions : "Vasarely, le partage des formes" au Centre Pompidou et "Magiques Licornes" au Musée de Cluny, avant une incursion dans la galerie Marian Goodman pour découvrir "Amar Kanwar : Such a Morning". Anaël Pigeat partage son coup de cœur pour Anna-Eva Bergman.

en haut : Sans titre, Miguel Branco, Collection Victor Pinto da Fonseca, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris © Miguel Branco, Fred NS, Kroa MC, © Fabrice Lepeltier, en bas : © Amar Kanwar, Courtesy the artist and Marian Goodman Gallery, Cathy Carver
en haut : Sans titre, Miguel Branco, Collection Victor Pinto da Fonseca, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris © Miguel Branco, Fred NS, Kroa MC, © Fabrice Lepeltier, en bas : © Amar Kanwar, Courtesy the artist and Marian Goodman Gallery, Cathy Carver

"Vasarely, le partage des formes", jusqu'au 6 mai au Centre Pompidou

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Présentation officielle : Découvrez la première grande rétrospective française consacrée à Victor Vasarely, le père de l’art optique.

Un parcours à la fois chronologique et thématique vous emmène parmi toutes les facettes de son œuvre foisonnant, depuis sa formation dans les traces du Bauhaus jusqu’aux dernières innovations formelles : peintures, sculptures, multiples, intégrations architecturales, publicités, études... 

Au travers de trois cents œuvres, objets et documents, explorez le « continent Vasarely » et la manière dont il a marqué la culture populaire de l’époque, s’inscrivant pleinement dans le contexte scientifique, économique et social des années 1960-1970, et soulignant la place cardinale de l’artiste dans l’imaginaire des Trente Glorieuses.

L'avis des critiques :

Il y a un jeu de lignes combinatoires élaboré par Vasarely, qui est très bien montré dans l’exposition. J’ai l’impression que les commissaires veulent insister sur le fait que la grille proposée par Vasarely ne correspond pas à l’artiste moderne. Il y a quelque chose de presque spirituel dans sa manière de concevoir les formes géométriques et abstraites qui émeut. Sandra Adam Couralet

On voit une exposition en ordre chronologique. C’est une exposition d’une grande clarté, dont la scénographie a une dimension très cloisonnée, tout en marchant par bipartition. Avec ces zèbres, il y a une volonté de faire sortir quelque chose de la surface. Je dois avouer que Vasarely ne m’intéresse pas plus après cette exposition. Il y a une sur-modernité, un excès de signes. Corinne Rondeau

L’exposition donne à voir une œuvre beaucoup plus large que ce que l’on croit connaître en général. Il parle de sécularisation de l’art. On a l’idée d’une « intégration architecturale » qui pourrait traduire cette ouverture sur le monde. L’exposition me semble aussi montrer la dimension cosmique de son œuvre, puisque son abstraction est liée au réel. Anaël Pigeat

"Magiques licornes", jusqu'au 25 février au Musée de Cluny

Exposition "MAGIQUES LICORNES". "Tenture de saint Etienne", tapisserie à fils de laine et de soie, vers 1500. (© RMN-Grand Palais, musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, J-G. Berizzi)
Exposition "MAGIQUES LICORNES". "Tenture de saint Etienne", tapisserie à fils de laine et de soie, vers 1500. (© RMN-Grand Palais, musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, J-G. Berizzi)

Présentation officielle : Mystérieuse, ambivalente... la licorne a suscité bien des fantasmes. Autour des années 1500, puis dans la période contemporaine, elle est l'objet d'un véritable engouement. L'exposition témoigne de la façon dont les artistes se sont emparés de cet animal légendaire, à travers ouvrages enluminés ou gravés, sculptures, tapisseries mais aussi photographies et vidéos.

Exposition "MAGIQUES LICORNES" AP. "Sans titre (Licorne)", Miguel Branco, pâte polymère, bois et fils métalliques. (Collection Victor Pinto da Fonseca, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris. © Miguel Branco, Fred NS)
Exposition "MAGIQUES LICORNES" AP. "Sans titre (Licorne)", Miguel Branco, pâte polymère, bois et fils métalliques. (Collection Victor Pinto da Fonseca, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris. © Miguel Branco, Fred NS)

L'avis des critiques :

L’exposition « Magiques licornes » est organisée autour de la tapisserie. Si l’on prend cette exposition comme une exposition sur les licornes, je la trouve un petit peu maigre. La dernière partie est plus contemporaine. Tout cela est assez intéressant, mais extrêmement compacté. Il y a pourtant une recherche considérable qui apparaît dans le catalogue. Anaël Pigeat

On va nous expliquer la naissance de l’imagerie de cette licorne. Cette exposition m’a un peu déçue, parce que je m’attendais à une exposition sur la licorne. Or, il s’agissait plutôt d’une mise en avant d’un chef d’œuvre du Musée de Cluny : « La Dame à la Licorne ». La deuxième partie de l’exposition n’est pas à la hauteur et rapidement traitée. Sandra Adam Couralet

La frustration est une bonne chose puisqu’elle nous plonge dans le mystère de la licorne. La licorne c’est à la fois l’animal sauvage craint et la pureté. On voit bien dans les tapisseries une dimension idéaliste. Ce qui est formidable dans cette première partie, c’est toute l’iconographie religieuse. La licorne c’est l’amour physique, l’amour courtois, l’idée du désir. Corinne Rondeau

"Amar Kanwar : Such a Morning", jusqu'au 7 mars à la galerie Marian Goodman

Amar KANWAR, Letter 7, 2017 (detail) 4 digital video projections, 45 light projections, handmade ramie and cotton fiber papers, Edition of 6. (© Amar Kanwar Courtesy the artist and Marian Goodman Gallery, New York, Paris, London / Cathy Carver)
Amar KANWAR, Letter 7, 2017 (detail) 4 digital video projections, 45 light projections, handmade ramie and cotton fiber papers, Edition of 6. (© Amar Kanwar Courtesy the artist and Marian Goodman Gallery, New York, Paris, London / Cathy Carver)

Présentation officielle : La Galerie Marian Goodman présente, pour la deuxième fois à Paris, une exposition d’Amar Kanwar. Son dernier film Such a Morning constitue le cœur de cette présentation. Il s’agit d’une parabole moderne mettant en scène deux personnages dans une quête silencieuse de vérité. Dévoilé lors de la Documenta 14 à Athènes et à Cassel en 2017, le film est accompagné d’une série d’installations constituées de petites rétroprojections et rétro-illuminations sur papier.

L'avis des critiques :

Il y a des lettres, mais pas de message, des corps, mais pas de paroles. C’est quelqu’un qui se met en retrait pour ne pas dire qu’il a une vie monastique. Les lettres qui viennent à la fin de l’exposition donnent un certain nombre de réponses aux questions que les gens peuvent se poser. Il passe de l’obscurité du monde actuel et de la violence, à l’horizon. C’est d’une beauté folle. Corinne Rondeau

C’est très beau et surprenant, puisque différent du travail antérieur d’Amar Kanwar, qui était plus proche du documentaire et de formes de réalités. On est plus dans l’univers du conte et de la parabole. Ce film extrêmement contemplatif et méditatif est aussi plein d’humour. C’est un film qui souligne le fait que nous n’avons pas de réponses. J’ai quand même trouvé ces petites installations peut-être un peu nombreuses dans la dernière partie. Anaël Pigeat

C’est une exposition qui se concentre sur un long-métrage d’Amar Kanwar. Les œuvres sont issues du film qui donne à voir une histoire sans paroles. Les mots chez Amar Kanwar apparaissent généralement uniquement de manière écrite, sur l’écran. Il s’agit d’un voyage sensoriel dans un train. La seule chose sûre et permanente, c’est que rien ne l’est. Sandra Adam Couralet

>> LE COUP DE CŒUR D'ANAËL PIGEAT : "Anna-Eva Bergman" jusqu'au 9 mars à la Galerie Jérôme Poggi

Présentation officielle : C’est « entre le ciel et la terre » que nous situe l’œuvre d’Anna-Eva Bergman (1909-1987), et plus que jamais lors de cette quatrième exposition que lui consacre la galerie, en partenariat avec la Fondation Hartung-Bergman et le soutien de l’Ambassade de Norvège. 

Minimaliste, l’œuvre de l’artiste d’origine norvégienne frôle les lisières de l’abstraction sans jamais quitter un rapport au réel consubstantiel. Cultivant « l’art d’abstraire » tel qu’elle le définissait elle-même, Bergman s’est « dépouillée de tous les détails inutiles » dans son œuvre picturale comme graphique pour toucher à l’essence même des choses. L’exposition réunit un ensemble rare de peintures de corps célestes que Bergman a réalisées tout au long de sa vie, en regard d’une série exceptionnelle de dessins des années 1930 destinés à illustrer un ouvrage culinaire que Bergman rédigea quand elle avait une vingtaine d’années et qu’elle n’avait pu publier. Quatre vingt ans après, c’est à la Fondation Hartung-Bergman que revient l’honneur de publier « Casseroles, recettes du monde entier ». (...)

Elle apparaît souvent sous les traits de l’épouse d’Hartung. Or, elle est vraiment une artiste à part entière avec une force très singulière. Ce qui est tout à fait étonnant dans cette exposition, c’est une série de dessins issus d’un livre de cuisine des années 30. C’est une femme qui montre une extrême humanité dans son travail, mais aussi de l’humour. C’est une abstraction toujours liée au réel. Anaël Pigeat

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Extraits sonores :

  • Gérard Manset, "La toile du maître" (Odeon)
  • Les Compagnons de la chanson, "La licorne" (CBS)
  • Amar Kanwar, "Such a morning"
Intervenants
  • Critique à La Dispute
  • Editor-at-large du mensuel The Art Newspaper édition française, critique d’art et journaliste à Paris Match, productrice de documentaires sur France-Culture, ancienne critique à La Dispute sur France Culture
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
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