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Arts plastiques: Voici Paris et La photographie en France de 1950 à 2000

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute portera sur l'actualité des arts plastiques avec les critiques suivants:

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?selbsporträt mit ikarette, 1925 Crédits : Germaine Krull

Extrait diffusé: Bande-annonce de l'exposition, réalisée par Pauline CATHALA.

Léa Bismuth:

C’est plus une belle collection qu’une bonne exposition.

Elle va un peu vite dans son histoire. Il y a un manque d’explications et de subtilités. Mais on y voit de belles photographies. C’est un peu en vrac, sans grande ambition scientifique. Elle aurait mérité d’être plus modeste. On est dans l’entre-deux permanent.

Richard Leydier:

Je me suis un peu perdu dans cette exposition. Le parcours est parfois incompréhensif.

La partie surréaliste m’a le plus attiré qui met en scène cette inquiétante étrangeté dès les années 1920. Plus que le volet social, c’est le volet esthétique qui m’a le plus intéressé.

Yasmine Youssi:

J’ai été éblouie par cette exposition. Le titre est totalement tenu. On y voit l’effervescence, l’excitation. C’est l’époque de tous les possibles à Paris et de toutes les inventions photographiques. On découvre pleins d’artistes qu’on a oublié aujourd’hui. Les photos ont toute leur place au sein de cet accrochage.

Jean-François Bauret, Franck Protopapa, 1967
Jean-François Bauret, Franck Protopapa, 1967

Extrait diffusé : "Photographies Clandestines ", d'Antoine Duhamel, bande-originale de "Laissez-passer ", un film de Bertrand Tavernier.

Léa Bismuth:

C’est une mise en espace de la légitimation progressive du médium photographique dans le paysage français et mondial dans ces années là.

C’est de l’ordre de l’Almanach. Il y a une teinte qui m’a mise dans une certaine nostalgie.

La période années 1980 est véritablement la plus commissionnée.

Pourquoi se termine-t-elle en 2000 ? Je ne m’attendais pas à cette fin de l’exposition.

Richard Leydier:

Le parti pris est de proposer les images qui ont marqué ce demi-siècle. C’est un peu une exposition en forme de best-of. Mais la question que je me pose est celle-ci: N’aurait-il pas été mieux de mettre cette exposition sous forme de livre ?

Yasmine Youssi:

Elle prend la suite de Voici Paris. Ces deux expositions se complètent, se suivent, se répondent et permettent de voir les limites de l’une et l’autre.

On voit que la photographie française décroche au profit des américains. On trouve quand même des pépites. La limite de cette exposition reste la chronologie.

COUP DE GRIFFE: Léa Bismuth: - Tous pour l'art (Allès für die Kunst), nouvelle série d'Arte sélectionnant 8 candidats dans le cadre de Master Class

C'est une série d'émission télé de 6 épisodes (42 minutes chacun) qui reprennent le principe de la télé-réalité pour dénicher les artistes de demain.

Le propos est aussi simple que simpliste : Qu’est ce que l’art et quels sont les artistes de demain ?

A la fin de la série, on n’a évidemment pas de réponse. Au-delà de ça, c'est un symptôme qui est en train d’apparaître. Ce dernier consiste à caricaturer voire à singer les méthodes de l’Art contemporain.

On les voit au fur et à mesure soumis à une instrumentalisation dans différentes épreuves en plus d'être infantilisés.

Il y a une question évidente, qui est un problème en somme: Comment est-ce qu’on arrive à créer qqch en deux jours et le montrer ?

Ils manipulent l’idée de la création contemporaine.

COUP DE COEUR: Yasmine Youssi: - David Hockney in perspective , en DVD, de Monique Lajournade et Pierre Saint-Jean.

C’est un dvd qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Il sort après l’exposition alors qu’il a été réalisé en 1999. On reste un peu sur notre fin mais c’est toujours très intéressant d’entendre sa voix très simple et très abordable.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : L'histoire de l'art à pile ou face. Et le coup de fil de Seham Boutata à Nicole Garnier, commissaire de l'expositionDelacroix, l'aube et l'orientalisme , au Domaine de Chantilly du 30 septembre au 7 janvier.

Pastille introductive: Pierre ROSENBERG.

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