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En haut, René Goscinny ; en bas à gauche : Ludovic Debeurme ; à droite : Olivier Schrauwen / Crédits : Creative Commons

Bande dessinée : "C'est d'abord un récit de couleurs"

56 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute fait honneur au neuvième art ce soir avec "Epiphania" de Ludovic Debeurme, "Le Miroir de Mowgli" d'Olivier Schrauwen et livre ses impressions sur deux expositions consacrées à René Goscinny dans la capitale.

En haut, René Goscinny ; en bas à gauche : Ludovic Debeurme ; à droite : Olivier Schrauwen / Crédits : Creative Commons
En haut, René Goscinny ; en bas à gauche : Ludovic Debeurme ; à droite : Olivier Schrauwen / Crédits : Creative Commons

Epiphania, de Ludovic Debeurme (Casterman)

Présentation de l'éditeur : La Terre, menacée par l'espèce humaine, a créé son armée : les Epiphanians.

Catherine Robin :

C'est un album très maîtrisé d'un point de vue graphique et rythmique ; la montée de l'angoisse est saisissante !

Antoine Guillot :

C'est une oeuvre passionnante. J'attends la suite avec impatience !

Arnaud Laporte :

Les dialogues sont pauvres : c'est un album décevant.

Joseph Ghosn :

Graphiquement, j'ai eu l'impression d'être dans la psyché des personnages mais le récit n'est pas à la hauteur.

Crédits : Casterman
Crédits : Casterman

Deux expositions sur l'oeuvre de René Goscinny :

  • Goscinny et le cinéma, à la Cinémathèque (du 4 octobre au 4 mars 2018)

Présentation officielle : Passionné par le septième art dès son enfance, Goscinny s’est inspiré dans ses bandes dessinées des plus grands chefs-d’oeuvre du cinéma, du péplum au western en passant par la comédie musicale. Ludique et interactive, ponctuée de costumes et décors, l’exposition met en regard planches originales et extraits de films pour révéler l’importance du cinéma dans le travail de ce scénariste de génie. Au cœur du parcours, la reconstitution des studios Idéfix, qu’il a créés, se rêvant en Walt Disney, dévoilera toutes les étapes de création d’un dessin animé. 40 ans après la mort de leur créateur, Astérix, Lucky Luke, les Dalton, Iznogoud et le Petit Nicolas sont devenus des personnages de cinéma à part entière. Pari réussi pour « Walt Goscinny » !

Catherine Robin :

L'exposition cède parfois aux gadgets et au fétichisme : la voix de Goscinny la veille de sa disparition...

Antoine Guillot :

C'est une exposition ludique et scientifiquement exigeante.

Joseph Ghosn :

J'ai vraiment apprécié cette exposition ludique.

  • René Goscinny. Au-delà du rire, au musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (du mercredi 27 septembre au dimanche 4 mars 2018)

Présentation officielle : À l’occasion de la commémoration des quarante ans de la disparition de René Goscinny, le mahJ, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, présente la première rétrospective consacrée au co-créateur d’Astérix et du Petit Nicolas. L'exposition rassemble plus de 200 œuvres, dont des planches et scénarios originaux, et de nombreux documents inédits issus des archives Goscinny.

Conjuguant approches chronologique et thématique, elle retrace le parcours de ce fils d’émigrés juifs originaires de Pologne et d’Ukraine, né à Paris en 1926.

Cinq cents millions de livres et d’albums vendus dans le monde, des œuvres traduites en cent cinquante langues, une centaine d’adaptations cinématographiques… Malgré les chiffres impressionnants du succès de Goscinny, l'envergure de l'homme et l’ampleur de son œuvre sont encore relativement méconnues. L’exposition met ainsi en lumière la créativité géniale de celui qui a offert à la culture française l’une de ses plus belles révolutions culturelles, qui fit passer la bande dessinée du statut de « publications destinées à la jeunesse » au rang de « neuvième art ».

Parodies, calembours et traits d’union métaphysiques forment le versant le plus célèbre du style d’un écrivain pour lequel l’histoire, la langue française et l’enfance ont été des sources d’inspiration et des moteurs de création constants. Mais au-delà du rire fédérateur, l'exposition montre à quel point la culture goscinnienne, héritière du judaïsme d’Europe orientale, s’est enrichie au croisement des exils argentin et nord-américain, sans jamais cesser d’être nourrie par le pur classicisme de la tradition française.

Joseph Ghosn :

J'ai découvert beaucoup de choses sur ses origines mais je suis resté sur ma faim.

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Le Miroir de Mowgli, d'Olivier Schrauwen (L'Association)

Présentation de l'éditeur : Mowgli est maintenant un grand garçon. Il est heureux, dans la jungle, parmi les animaux, mais quelque chose le démange…

Les animaux, c’est bien beau, mais il lui faut autre chose. Il ne sait pas quoi : il n’a jamais rencontré de semblables. Il est tout innocence. On connaît l’histoire. Mais évidemment ici, on n’est pas chez Disney, pas chez Kipling non plus. On est chez Schrauwen. Et chez Schrauwen, Mowgli est un peu neuneu, c’est un grand dadais d’ado qui cherche la compagnie. Et qui se fait blackbouler de tous côtés. C’est muet, comme du cinéma, c’est drôle comme du burlesque, ça parle le langage du corps. Ça s’agite, ça tombe, ça prend des coups. Ça se relève, toujours enthousiaste, et puis ça recommence.

Un trait raffiné, qui puise aux racines d’un Winsor McCay, à la fois naïf et contemporain. Une narration dépouillée qui laisse toute la place à la subjectivité du lecteur. Le tout emballé dans un objet d’une moderne désuétude. Tout un roman d’apprentissage en 48 pages chorégraphiques, qui fait, avec une grâce toute naturelle, le lien entre l’enfance et l’âge d’homme.

Antoine Guillot :

C'est une œuvre d'art, un objet expérimental qui m'a bouleversé !

Joseph Ghosn :

C'est d'abord un récit de couleurs.

Catherine Robin :

L'auteur a le sens des corps, et de l'humour.

Crédits : L'Association
Crédits : L'Association

Interludes musicaux

  • I’m a poor lonesome cowboy, René Goscinny
  • Freak Scene, Dinosaur Jr
  • The Bare Necessities, The Jungle Book

Vos commentaires

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Intervenants
  • journaliste au magazine Elle
  • journaliste, critique de cinéma et de bandes dessinées, producteur de l'émission "Plan large" sur France Culture
  • directeur de la rédaction de Vanity Fair
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