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Gauche : « Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol, en haut à droite : "Cassandra Darke" de Posy Simmonds, en bas à droite : "Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot

Bande dessinée : Portrait d’un buveur : "du Stevenson revisité par Bukowski"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute : "Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot, "Cassandra Darke" de Posy Simmonds et « Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol. Enfin, un coup de coeur pour les expositions de Blutch à Strasbourg et son catalogue "Un autre paysage".

Gauche : « Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol, en haut à droite : "Cassandra Darke" de Posy Simmonds, en bas à droite : "Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot
Gauche : « Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol, en haut à droite : "Cassandra Darke" de Posy Simmonds, en bas à droite : "Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot

"Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot (Editions Dupuis)

"Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot (© Electre)
"Portrait d’un buveur" de Schrauwen, Ruppert et Mulot (© Electre)

Présentation de l'éditeur : Vous connaissez des pirates leur version hollywoodienne ou les épopées maritimes de Stevenson ? Oubliez ces images. Ruppert et Mulot, associés à l'artiste flamand Schrauwen, restituent le mythe du pirate, du vrai : menteur, voleur, lâche, vulgaire. Guy est un de ces spécimens authentiques, véritable gibier de potence comme il en exista réellement. Il nous raconte ici son histoire en bagarres, batailles et bitures, sans aucun état d'âme.
Un trésor d'humour noir.

L'avis des critiques : 

C’est certes brillant d’un point de vue formel et graphique mais je trouve que cela pèche d’un point de vue narratif. Catherine Robin 

Il y a beaucoup d’innovations formelles. Mais on reste très extérieur au personnage de Guy. Tous les ingrédients de la littérature pirate sont là mais rien n’a de prise sur ce buveur. On se demande à la fin où aller. Victor Macé de Lépinay 

C’est pour moi le premier chef-d’oeuvre de l’année. Il y a le mélange des grandes préoccupations formelles et de contenus des trois auteurs : la cruauté et le goût pour l’idiotie. Ce livre est un portrait, c'est une pure incarnation mais qui n’est pas psychologisée. Antoine Guillot

Il n’y a aucun portrait, pas d’incarnation. Il y a des formalistes qui font un travail rythmique, un travail de forme et de planche mais il me manque une épaisseur. Arnaud Laporte

"Cassandra Darke" de Posy Simmonds (Denoël Graphic)

"Cassandra Darke" de Posy Simmonds (© Electre)
"Cassandra Darke" de Posy Simmonds (© Electre)

Présentation de l'éditeur : Cassandra Darke, Londonienne pur jus, vieille teigne misanthrope, mauvaise coucheuse en surcharge pondérale, n’est pas sans rappeler le célèbre Scrooge de Dickens. Elle ne pense qu’à elle-même et aux moyens de préserver le confort dont elle jouit dans sa maison de Chelsea à 8 millions de livres. La galerie d’art moderne de son défunt mari a été le théâtre de fraudes qui l’ont mise en délicatesse avec la justice et au ban de son milieu. Mais Cassandra s’accorde le pardon, au prétexte qu’«à côté de tous ces meurtriers récidivistes, on se sentirait presque comme Blanche-Neige». Ses fautes n’impliquent «ni violence, ni arme, ni cadavre». Hélas, dans son sous-sol, une ex-locataire, la jeune et naïve Nicki, a laissé une surprise qui pourrait bien s’accompagner de violence et d’au moins un cadavre… 

L'avis des critiques : 

Il y a une maîtrise totale de l’art de la composition et, de fait, une véritable fluidité de lecture. Même si la fin est un poil problématique, le scénario est extrêmement bien ficelé. Sur la forme, son art du détail est extrêmement précieux. Il y a des décors réconfortants qui voisinent aussi avec des choses beaucoup plus trash, un peu à l’image de Posy Simmonds. Catherine Robin

Je trouve le récit mené avec virtuosité, le dessin toujours aussi élégant. Posy Simmonds est une vrai moraliste qui remarque ce qui se passe dans la société sans en faire des clichés. C’est un vrai regard original. Malheureusement, c’est un peu gâché par un retournement final en forme de rédemption un peu forcée. Antoine Guillot 

C’est un très grand plaisir de lire et de relire "Cassandra Darke". C’est un portrait psychologique qui ne juge pas son personnage. Le ton est toujours très juste. Victor Macé de Lépinay 

« Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol (Futuropolis)

« Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol (© Electre)
« Saint Rose : à la recherche du dessin ultime » de Micol (© Electre)

Présentation de l'éditeur : Alors voilà… Hugues Micol est un auteur de bandes dessinées. Un soir, dans une boite de nuit, alors qu’il fait un extra sur le thème des Impressionistes, au milieu des fêtards, il réalise le dessin ultime : un trait nouveau, une piste graphique pleine de promesses, bref, un miracle s’est produit. Il a l’impression que ce dessin marque un tournant dans sa vie d’artiste…
Mais hélas, le temps de prendre un verre pour fêter ça, le dessin a disparu. À côté du chevalet, une plume de cigogne noire. Le lendemain, il se rend chez Santorin Saint Rose, le fameux détective aventurier, afin qu’il retrouve son dessin. Pour Saint Rose et son équipe, pas de doute, l’oiseau est migrateur, il a dû migrer vers le sud, avec escale à Macao. Il faut lever l’ancre sur le champ. Sans plus hésiter, Hugues Micol décide de délaisser le confort de sa table à dessin pour suivre l’enquête qui le mènera à l’autre bout du monde !

L'avis des critiques : 

Cela aura pu être mon coup de coeur tellement ce livre m’a enthousiasmée. Cet ouvrage est d’apparence très classique, mais est beaucoup plus moderne et pop à l’intérieur grâce à sa mise en scène et ce décalage dans les dialogues tout en étant dans un récit d’aventures pur et dur. On est happé par le rythme du livre. Catherine Robin 

C’est un ouvrage épique et nonsensique avec quand même un goût inachevé. Antoine Guillot 

C’est un livre tout à fait réjouissant mais aussi terriblement frustrant. Je sens beaucoup de références mais je n’en trouve aucune. Victor Macé de Lépinay 

>>LE COUP DE CŒUR D'ANTOINE GUILLOT : les expositions de Blutch à Strasbourg ainsi que "Blutch : un autre paysage" (Dargaud) et "Reprise : dialogue de dessins" de Blutch et Anne-Margot Ramstein (Central Vapeur & 2024)

"Blutch : un autre paysage" (Dargaud) et "Reprise : dialogue de dessins" de Blutch et Anne-Margot Ramstein (Central Vapeur & 2024), © Electre
"Blutch : un autre paysage" (Dargaud) et "Reprise : dialogue de dessins" de Blutch et Anne-Margot Ramstein (Central Vapeur & 2024), © Electre

Présentation de l'éditeur : Dans le cadre des Rencontres de l'illustration, l’œuvre de Blutch fera l’objet de cinq expositions à Strasbourg, ville natale de l'artiste.

Blutch se révèle comme un grand dessinateur érotique, dans la lignée d’un Balthus ou d’un Klossowski. C’est magnifique. Antoine Guillot 

Du 22 mars au 30 juin :

  • " Blutch. Un autre paysage. Dessin 1994-2018". Musée Tomi-Ungerer – Centre international de l’Illustration
  • "Blutch. Art mineur de fonds." Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg 
  • "Blutch. Pour en finir avec le cinéma", L’Aubette 1928

Du 21 mars au 20 avril : 

  • "Hors-la-loi. Une exposition de Blutch". Médiathèque André Malraux

♪ Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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