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Cinéma : Adieu Berthe, The Deep blue sea, Faust

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir sur France Culture, La Dispute portera sur l’actualité du cinématographique avec les critiques :

-Charlotte Garson des Cahiers du cinéma et de la revue Etudes

-Antoine Guillot

-Alain Spira de Paris Match

A propos des films :

Adieu Berthe (ou l'enterrement de mémé) - de Bruno Podalydes

Adieu Berthe
Adieu Berthe Crédits : Radio France

Charlotte Garson : "Heureusement qu'il y a Valérie Lemercier pour dynamiser un peu tout ça. C'est très écrit, sur-écrit même. Le problème c'est que je ne goûte pas l'humour versaillais, le côté Philippe Delerm du cinéma. Il y a une complaisance pour le personnage que nous sommes sommés de trouver attendrissant. Il y a enfn un problème de rythme."

Antoine Guillot : "C'est très drôle ! le film reprend une belle idée, ancienne dans le cinéma, celle de faire un film sur une absente. Par son absence même elle oblige à se poser des questions, à découvrir qui elle était, à fantasmer une origine. Le plaisir du jeu est évident et tout cela marche très bien."

Alains Spira : "Ce film m'a réconcilié avec Bruno Podalydès. Ce qui est très réjouissant c'est qu'on retrouve tout ce qu'on aime. Tati par exemple : le personnage de Podalydès se déplace à trotinette, on voit l'ombre du solex de l'Oncle."

The Deep Blue Sea - de Terence Davies

The Deep Blue Sea
The Deep Blue Sea

Charlotte Garson : "Ce film montre bien que le mélodrame ce n'est pas du roman photo, mais de l'ironie face au romantisme amoureux, à l'hystérie de cette femme."

Arnaud Laporte : "Une construction à mon sens inutilement emberlificotée où passé et présent s'entremêlent. Cette construction n'a d'autre but que de montrer la virtuosité du cinéaste. Une heure et demi c'est long pour un film où j'ai attendu pendant quantre-vingt dix minutes qu'il commence."

Antoine Guillot : "C'est du bovarysme à deux shilling".

Alain Spira : "C'est un roman-photo. C'est froid, chaque scène a été vue dix mille fois et l'interprétation est ampoulée."

Faust - d'Alexandre Sokourov

Faust
Faust Crédits : Radio France

Charlotte Garson : "Il y a une espèce de concaténation entre la matière du film, visuelle et sonore, et ce qu'on voit, c'est à dire les personnages ; une sorte de moire entre le récit et le traitement esthétique. J'ai trouvé cela prenant."

Arnaud Laporte : "Le film est un maëlstrom aussi bien sonore que visuel. Le travail réalisé par le chef opérateur et directeur de la photographie Bruno Delbonnel m'a vraiment sidéré. Je ne le soupçonnais pas d'un tel talent. Il rend assez sublimes des choses parfois répugnantes."

Antoine Guillot : "Ce qui est impressionnant, c'est cette manière d'utiliser des références picturales sans que ce soit jamais académique, et sans la lourdeur de la citation. C'est vraiment un film de peintre qui s'inscrit dans une histoire de la peinture."

Alain Spira : "Je classe ce film dans les grands films hallucinés. Ce sont des trips, des voyages, on ne peut les appréhender en une seule vision - c'est une sorte de grand banquet gargantuesque ou dantesque."

Bien sûr la revue de presse cinéma du jour, par Antoine Guillot : "Le journalisme au coeur de l'écriture sur le cinéma : So Film."

Pastille : Yul BRYNNER

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