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Cinéma: Après la Bataille et Captive

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir la Dispute portera sur l'actualité cinématographique en compagnie des critiques suivants:

  • Jean-Baptiste Thoret (Charlie Hebdo)- Charlotte Garson (Cahiers du Cinéma et Études)- Alain Spira (Paris-Match) Sur les films suivants:

  • Après la Bataille , Yousry Nasrallah (sortie le 19 septembre)

Après La Bataille
Après La Bataille

Charlotte Garson : Plus le film avance, plus le didactisme de départ s'affine, se nuance, pour devenir véritablement dialectique.

Antoine Guillot : Un film tout sauf manichéen, politiquemenent très fin et complexe. Un film aussi très pasolinien, dans sa façon de filmer son héros, autant que pour les questions politiques qu'il agite.

Arnaud Laporte : Politiquement et formellement, le film est assez manichéen et en même temps, chez Nasrallah, il y a un plaisir et un désir de cinéma auquel j'ai été sensible.

Jean-Baptiste Thoret :

En regardant ce film, j’ai tenté de définir l’objet filmique auquel je faisais face.

Il mélange un grand nombre de sources et de genres. Le problème, c’est la dimension totalement manichéenne. C’est un grand moment d’Histoire pour un petit film. Alain Spira : Brillante Mendoza rend le réel de façon très crue, très violente grâce à sa façon d’utiliser le son. La présence sonore permet une réalité. Isabelle Huppert est évidemment une des plus grandes actrices. Elle porte à elle seule le film et tous les otages. Ce film n’est pas mon préféré de ce réalisateur. Malgré ce mauvais voyage, c'est du bon cinéma.

  • Captive , Brillante Mendoza (sortie le 19 septembre)
Captive
Captive

Charlotte Garson : Mendoza rejette la formule hollywoodienne, mais au profit d'un ultra-réalisme qui frôle le sensationnalisme.

Antoine Guillot : Le grand intérêt du film, c'est la représentation nuancée et complexe des terroristes, à rebours de celle habituelle des islamistes. Mais le film vraiment intéressant, vu la filmographie précédente de Mendoza, ça aurait été de le faire de leur point de vue...

Jean-Baptiste Thoret :

J’avais beaucoup aimé Kinatay (2009) mais avec ce film, on a l’impression qu’il fait une erreur de parcours.

Le choix d’Isabelle Huppert pose le problème de démocratisation des personnages et ici des otages. Il veut tellement éviter les ficelles hollywoodiennes qu’il les récupère de façon désagréable. Il se retrouve dans un dilemme permanent tout comme nous spectateurs.

Arnaud Laporte : Ce style faussement documentaire me gêne considérablement,et le film est de plus alourdi par une série de propositions symboliques ou métaphoriques assez lourdes, et vaines.

Alain Spira : Il y a en effet deux parties. La première est confuse et les choses prennent lentement leur place. Il y a un mélange de beaucoup de choses et il passe à côté de sujets intéressants, de personnages à exploiter. Je crois qu’il a voulu trop en mettre. La conséquence, c’est qu’il n’y a pas de cohésion. La naïveté du film est intéressante car elle se retrouve chez le personnage principal.

Les coups de coeurs:

Alain Spira :

Americano, Mathieu Demy, (Bac Video)

Bac Film nous offre deux dvd. Le second présente un documentaire d’Agnès Varda et un court-métrage assez étonnant de Mathieu Demy.

Americano est un road-movie avec un voyageur immobile.C’est un film qui rappelle Wim Wenders avec la Mustang rouge qui parcourt le film.

Il n'a pas eu un grand succès mais il vaut la peine d'être vu ou revu avec cette édition dvd ...

Jean-Baptiste Thoret :

Le Grand Passage, King Vidor, 1940 (Wild Side)

C’est un film peu visible. Il sort enfin en dvd avec un petit livret qui raconte la genèse accidentée et passionnante du film de King Vidor. C’est le premier film en couleur de la MGM.

Ce qui est fascinant, c’est voir cette histoire sous le regard de Vidor avec un décor extérieur et son grand rapport à la nature.

Mais paradoxalement, il y a tout ce qui peut rendre le cinéma de King Vidor désagréable avec l’exemple d’une séquence de massacre d’indiens.

Ce film n’est pas très aimable mais très impressionnant.

Bien sûr la revue de presse cinéma d'Antoine Guillot : Vertigo, premier et dernier plan.

Et le coup de fil de Seham Boutata à Lucia Sanchez , actrice et réalisatrice, invitée principale du Festival Doc'Ouest à Pléneuf Val-André, du 20 au 22 septembre.

Pastille introductive: Todd SOLONDZ.

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