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Cinéma : "C’est une sorte de « mainstreamisation » des luttes raciales aux Etats-Unis"

55 min
À retrouver dans l'émission

Pour cette rentrée Cinéma, trois sorties sont au sommaire de la Dispute : le nouveau film très attendu de Spike Lee "Blackkklansman", le premier long métrage de Camille Vidal-Naquet "Sauvage" et un thriller signé Lee Chang-Dong, "Burning" !

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"Blackkklansman - j'ai infiltré le Ku Klux Klan" de Spike Lee

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Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d'en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le "Grand Wizard" du Klan, David Duke, enchanté par l'engagement de Ron en faveur d'une Amérique blanche. Tandis que l'enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu'une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d'aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

L'avis des critiques :

C’est les bisounours, il n’y a absolument aucune complexité. Ça m’a vraiment ulcérée de voir un film aussi politiquement immature. C’est creux, sans aspérité. C’est une sorte de « mainstreamisation » des luttes raciales aux Etats-Unis. Murielle Joudet

C’est un film qui entend marteler des choses par l’humour. Pour moi c’est une comédie avec des personnages hauts en couleurs. J’ai un peu eu la même impression en regardant ça qu’en regardant Fahrenheit 9/11 qui est un pamphlet anti-Bush. Thierry Chèze

L’intrigue même du film est tellement molle que cela pénalise encore plus l’espèce de discours qu’on essaye de nous asséner. C’est un film beaucoup trop long pour ce qu’on nous donne à voir, alors que Spike Lee est pour moi un cinéaste du rythme. Lucile Commeaux

"Sauvage" de Camille Vidal-Naquet

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Léo, 22 ans, se vend dans la rue pour un peu d’argent. Les hommes défilent. Lui reste là, en quête d’amour. Il ignore de quoi demain sera fait. Il s’élance dans les rues. Son cœur bat fort.

L'avis des critiques :

J’ai l’impression que le réalisateur s’accroche à son acteur comme à une bouée de sauvetage à travers les mouvements de caméra. On n’a pas besoin d’en rajouter autant, comme s’il fallait souffrir pour atteindre quelque chose. Thierry Chèze

Cette brutalité-là pour moi est totalement aseptisée par quelque chose qui est un sentiment de déjà-vu. Ce film manque de sauvagerie et je ne vois qu’un produit presque formaté. Pour moi tout vient du mode de financement des scénarios français. Murielle Joudet

Avec le naturalisme va une forme de moralisation, de verrouillage total du sens. La métaphore de la sauvagerie ferme totalement le sens et en même temps j’ai plutôt de l’affection pour le film, malgré son caractère scolaire et très fini. Lucile Commeaux

Je trouve Félix Maritaud absolument saisissant d’imprévu, ce qui est compliqué sur un film aussi scénarisé. Je trouve qu’il y a une incorrection, une liberté, un affranchissement et non pas un parcours fléché. Arnaud Laporte

"Burning" de Lee Chang-dong

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Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, retrouve par hasard son ancienne voisine, Haemi, qui le séduit immédiatement.  De retour d’un voyage à l’étranger, celle-ci revient cependant avec Ben, un garçon fortuné et mystérieux.  Alors que s’instaure entre eux un troublant triangle amoureux, Ben révèle à Jongsu son étrange secret. Peu de temps après, Haemi disparaît…

L'avis des critiques :

Ce n’est pas un film plein, il est plein de trous et d’incertitudes. C’est un récit où on ne nous donne jamais vraiment les choses à voir. Il y a plusieurs motifs dont on ne sait s’ils ont existé ou pas. De ce point de vue pour moi le film est réussi. Lucile Commeaux

C’est d’une virtuosité totale qui toutefois nous laisse tranquille. J’ai toutefois parfois eu l’impression que Lee Chang-Dong faisait trop de mystère, à partir du moment où il faut trancher dans cet état cotonneux. Murielle Joudet

J’ai vraiment passé le film dans la peau de ce personnage. Tout ça avec une délicatesse infinie. Oui cette fin est censée tout résoudre, mais elle peut aussi être une fausse piste. Je suis resté pris par le jeu. Thierry Chèze

>> LE COUP DE COEUR de Thierry Chèze : "Guy" d'Alex Lutz

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Il y a ce personnage qui est à la fois attachant et désagréable, avec une manière d’être à la fois dans la comédie, dans l’émotion et dans le récit. Il y a quelque chose d’à la fois populaire et ambitieux. C’est une nomination aux césars quasi-assurée. Thierry Chèze

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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