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de haut en bas : "In my room" d'Ulrich Köhler (© Pandora Film), "An Elephant Sitting Still" de Hu Bo (© Les Bookmakers, Capricci Films) et "Border" d'Ali Abbasi (© Metropolitan FilmExport)

Cinéma : An Elephant Sitting Still, "un film noir, mais doux"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette Dispute cinéma, il est question de "Border" d'Ali Abbasi, Prix un Certain Regard au dernier Festival de Cannes. Nous évoquons également "An Elephant Sitting Still" de Hu Bo et "In my room" d'Ulrich Köhler. Lily Bloom donne un coup de griffe à "Glass" de M. Night Shyamalan.

de haut en bas : "In my room" d'Ulrich Köhler (© Pandora Film), "An Elephant Sitting Still" de Hu Bo (© Les Bookmakers, Capricci Films) et "Border" d'Ali Abbasi (© Metropolitan FilmExport)
de haut en bas : "In my room" d'Ulrich Köhler (© Pandora Film), "An Elephant Sitting Still" de Hu Bo (© Les Bookmakers, Capricci Films) et "Border" d'Ali Abbasi (© Metropolitan FilmExport)

"Border" d'Ali Abbasi (en salles)

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Synopsis : Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui...

L'avis des critiques :

J’ai surtout vu un grand goût pour le fantastique, pour cette idée du réalisme magique. Ça nourrit mon appétit de fantastique et de personnages étranges. Dans ce corps révélé, cette façon de bouger, on touche à des zones presque primitives de terreur qui dégoûtent et hypnotisent. Lily Bloom

Ces personnages sont désignés comme insoutenables au regard. Or, ils sont beaucoup moins difficiles à regarder que l’éclairage de la première demi-heure. Ali Abbasi renvoie tout le monde dos à dos. C’est un cinéma qui a une haine littérale de son spectateur. Philippe Azoury

On va de révélation en révélation. Les premières scènes nous permettent de mieux comprendre la suite. J’ai été plutôt touché par ce film, dont j’ai un bon souvenir. Cela peut toucher chacun des spectateurs. Arnaud Laporte

C'est plus une histoire de reconnaissance qu’une histoire d’amour. Ce qu’on nous évoque comme révolutionnaire, c’est la présentation de personnages d’une certaine monstruosité physique. J’ai trouvé ce film pas si original que ça. Je suis restée assez extérieure avec l’impression d’en connaître déjà le déroulé. Florence Colombani

"An Elephant Sitting Still" de Hu Bo (en salles)

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Synopsis : Au nord de la Chine, une vaste ville post-industrielle et pourtant vide, plongée dans un brouillard perpétuel qui semble piéger ses habitants. Un matin, une simple altercation entre deux adolescents dans un lycée dégénère et va souder les destins de quatre individus brisés par l’égoïsme familial et la violence sociale. Une obsession commune les unit : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile…

L'avis des critiques :

Cela m’a bouleversé du début à la fin. La caméra accompagne les personnages en les caressant presque avec une douceur, une bienveillance. Il y aussi cette façon très belle de se retrouver avec une caméra au sol. On a une ambiance laiteuse plus que brumeuse, d’une douceur et d’une dureté en même temps. Arnaud Laporte

Les minutes se sont vraiment dilatées dans cette grande fresque à la Dostoïevski. L’absence totale d’amour, d’empathie et le rapport de force dans les interactions humaines m’ont asphyxiée totalement. C’est réussi, mais je n’arrive pas à le conseiller à mon pire ennemi. C’est complètement aliénant. Lily Bloom

L’éléphant, son histoire, sa vision, sont convoqués de façon presque incantatoire, sans qu’on comprenne vraiment le secret de cette fable. Pour moi, ce film a un côté monument unique qui peut écraser comme saisir. La vision du monde qu’il déploie est extrêmement noire. Florence Colombani

J’ai eu cet embarras face à un interdit lié à la mort du cinéaste. On n'a pas envie que le mot chef d’œuvre surgisse. Le film est très beau certes, mais c'est un premier film avec toutes les imperfections que cela suppose. Le film reste beaucoup, il nous hante. C’est un film noir, mais doux. Philippe Azoury

"In my room" d'Ulrich Köhler (en salles)

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Synopsis : Armin vogue d’échecs professionnels en déceptions sentimentales. Il n’est pas vraiment heureux, mais ne peut pas s’imaginer vivre autrement. Un matin il se réveille : si le monde semble inchangé, tous les êtres humains se sont volatilisés. Robinson Crusoé des temps modernes, Armin prend alors un nouveau départ. Cette liberté totale lui donne des ailes, mais tout ne se passe pas comme prévu…

L'avis des critiques :

Cette volonté de ne pas trop répondre fait presque la beauté du film. On a des dissections quasi à la Houellebecq. Il n’est pas brillant, pas très sexy et progressivement sans que la mise en scène change cela va traiter quelque chose du bouleversement. L’émotion ne manque pas. Philippe Azoury

Ce que j’aime dans le film c’est ce côté expérience de chimie : plonger un corps dans un milieu nouveau pour voir ce qu’il va devenir. Le film interroge ce qu’il se passe entre le dernier homme et la dernière femme sur la terre sans que rien n’aille de soit. Arnaud Laporte

J’aimerais voir enfin un film post-apocalyptique dans lequel on comprend comment le personnage principal s’en tire aussi bien. C’est un drôle de film qui a un charme lié aux comédiens. Le début est assez beau et poétique. C’est la suite qui me gêne davantage avec des questions qui flottent et un film qui se délaye. Florence Colombani

C’est un film déroutant avec une idée charmante. Le film m’a étonnement touchée avec la douce ironie qui se distille tout du long. Il est vraiment scindé en deux avec un rythme très différent entre le début et la fin. Le film arrive à ne pas être ennuyeux, malgré un réalisme qui va jusqu’au pliage de papier dans les toilettes. Lily Bloom

>> LE COUP DE GRIFFE DE LILY BLOOM : Glass de M. Night Shyamalan (sortie 16/01)

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Synopsis : Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…

C’est le troisième volet d’une fresque introspective sur les super héros de la vraie vie. On retrouve en Bruce Willis, le bon samaritain américain blessé et dépressif. James McAvoy quant à lui, fait honneur à sa première prof de théâtre. Je trouve ce film idéologiquement dangereux parce que très séduisant a priori. C’est un cinéaste virtuose, mais on voit s'étendre son goût pour le complot. Lily Bloom

Vos commentaires : 

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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