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Cinéma : Camille Claudel 1915 et A la merveille

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute se penche sur l’actualité cinématographique avec les critiques suivants :

  • Jean-Baptiste Thoret (Charlie Hebdo)

  • Alain Spira (Paris Match)

  • Antoine Guillot (France Culture)

Les films suivants seront passés en revue :

  • Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont
Camille Claudel 1915
Camille Claudel 1915

Pour ce film, Bruno Dumont rompt avec une règle qui avait certes déjà connue une exception, avec Twentynine Palms, celle qui voulait qu'il ne tourne pas avec des comédiens professionnels.Pour son septième long-métrage, l'ancien professeur de philosophie a littéralement répondu à un appel de Juliette Binoche, qui lui exprimait son désir de tourner un film avec lui.Bruno Dumont a alors choisi, en accord avec l'actrice, de filmer trois jours dans la vie de Camille Claudel, en 1915, dans les premiers temps de son internement psychiatrique à Montedevergues, dans le Vaucluse, où sa famille l'avait placée.Au milieu de vrais malades et de vraies infirmières, l'actrice et son personnage sont filmés par Bruno Dumont, qui a donné comme matière à Juliette Binoche la correspondance de Camille Claudel, ainsi que ses archives médicales.Paul Claudel, qui doit rendre visite à sa sœur, apparaîtra à la moitié du film. Son texte, lui, provient des œuvres et de la correspondance de l'écrivain, interprété par Jean-Luc Vincent. Arnaud Laporte

  • A la merveille de Terrence Malick (sorti le 6 mars)
A la merveille
A la merveille

Pour rappel, Terrence Malick a signé en 1973 un film que je continue à trouver très beau, pour l'avoir revu quelques fois au fil des années, « Badlands », avec Martin Sheen et Sissy Spacek .Cinq ans plus tard, « Les moissons du ciel » manifestait encore toute la science du filmage de Malick, mais ne m'avait pas bouleversé. La présence de Richard Gere dans le film me laissait penser que ce dernier affadissait le propos.Il fallut ensuite attendre 20 ans pour découvrir le film sur le Vietnam de Terrence Malick, « La ligne rouge », et là, je divorçais carrément avec le cinéaste, que je trouvais empêtré dans un discours philosophico-panthéiste en voix off très plombant, malgré, encore une fois, la beauté des plans, et un casting de premier choix.7 ans plus tard, en 2005, Malick nous livrait sa version de Pocahontas, « Le nouveau monde ». Au secours!Enfin, en 2011, le Festival de Cannes déroule le tapis rouge pour « The tree of life », donné gagnant de la Palme d'Or avant que quiconque en ai vu une seule image. Ce qui fut fait, pour une bouillie déiste de 2h20, que beaucoup ont fait mine d'admirer, dans une sorte de dictature du bon goût (qui n'est pas sans rappeler l'unanimisme obligatoire, sous peine d'insultes, autour du film « Amour », de Haneke).A peine avait-on repris son souffle après tant d'éloges, que le grand maître dégaine son nouveau film pour Venise 2012, « To the wonder », « A la merveille ».Je vous livre le début du synopsis :Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille – le Mont-Saint-Michel – efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine,Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana.Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. Dans cette petite communauté américaine, elle cherche conseil auprès d’un autre expatrié, un prêtre catholique nommé Quintana.L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation… Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

d'Antoine Guillot :

- Le Quattro Volte de Michelangelo Frammartino (en DVD chez Potemkine)

Le Quattro Volte
Le Quattro Volte

On a rarement de bonnes nouvelles venant du cinéma italien. Michelangelo Frammartino en est une excellente.

Après IL DONO, il retourne dans un village reculé de Calabre pour un film mystique et animiste sur la transmigration des âmes à travers les 4 règnes : humain, animal, végétal et minéral. Mais que cela ne fasse pas fuit le spectateur : LE QUATTRO VOLTE est un film d'une évidence et d'une beauté très concrètes, burlesque même avec ce plan séquence d'anthologie qui valut à son interprète, un petit chien, une Palme Dog au Festival de Cannes.

Un chef d'oeuvre humble et puissant, à découvrir absolument ! Antoine Guillot

d'Alain Spira :

- Le mur invisible de Julian Roman (sorti le 13 mars)

Le mur invisible
Le mur invisible Crédits : Julian Roman

"Le Mur Invisible" est un film sur la Nature avec un grand N, et la nature humaine, débarrassée de Dieu.L’interpréttaion de Martina Gedeck (“La vie des autres”) est impressionnante. Plus qu’un film de genre, un film fantastique!

Alain Spira

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil passé à la réalisatrice chilienne Carmen Castillo invitée du Festival Cinélatino dont la thématique est "Cinéma et politique" à l'occasion de ses 25 ans. Le festival se déroule à Toulouse du 15 au 24 mars.

Pastille introductive: Emmanuelle RIVA.

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