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Cinéma: Killer Joe de William Friedkin et Wrong de Quentin Dupieux

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute sur l'actualité cinématographique avec les critiques suivants:

-Jean-Baptiste Thoret (Charlie Hebdo)

-Corinne Rondea u (France Culture)

-Florence Ben Sadoun (Elle)

Pour parler des films suivants:

- Killer Joe , William Friedkin (sortie le 5 septembre):

Mattew McConaughey incarnant le personnage de Killer Joe
Mattew McConaughey incarnant le personnage de Killer Joe Crédits : Joe Nevada

Jean-Baptiste Thoret : C’est un film qui arrive au bout du dyptique avec son autre film Bug.

Ce film est un saut dans la petite Amérique au Texas, au sein des white trashs.

Il est malin car il ne fait pas un film sur une famille monstrueuse. Chez Friedkin, le personnage n’est ni blanc, ni noir, il est gris.

Le film est au maximum des capacités de Friedkin avec un tel budget. C’est un cinéma qui nous contraint à nous caler moralement.

Cependant, la dernière partie est ratée…

Corinne Rondeau : C’est le film de la rentrée. C’est absolument prodigieux, par la forme et sulfureux aussi.

Florence Ben Sadoun:

Il franchit tous les interdits dans son scénario. Je m’en veux presque d’aimer ce film car j’ai été très choquée. Je n’en reviens toujours pas.

Arnaud Laporte :

C’est un film qui réunit des contrair es et qui offre un numéro d’équilibriste hors du commun , avec d es plans d’une beauté sublime dans la fange , et un humour irrésistible au milieu de l’horreur. C’est ce qui fait de Killer Joe un film oxymorique.

  • Wrong, Quentin Dupieux (sortie le 5 septembre)
Wrong
Wrong Crédits : Quentin Dupieux

Jean-Baptiste Thoret :

Il est à son troisième film et j’ai le sentiment qu’il commence à tourner en rond. C’est un film sympathique qui m’a ennuyé. C’est une écriture télévisuelle hantée par des souvenirs de film. J’aimerais qu’il prenne le risque d’avoir un propos. Il n’affronte pas un vrai sujet.

Dans sa forme, il y a de l’esthétique Lynchienne.

Corinne Rondeau: Il nous montre ce qu’on ne voit pas, l’envers du cinéma. Il filme cette part d’insaisissable. Il fabrique une forme cinématographique à partir de cet envers. Tout cela m’ennuie profondément.

Florence Ben Sadoun:

Ce qui m’a plu dans ce film, c’est la répétition. Il y a beaucoup de n’importe quoi et c’est que j’ai aimé.

Arnaud Laporte : Les acteurs sont tous excellents dans ces rôles si peu conventionnels.

Les coups de coeur:

Jean-Baptiste Thoret:

-Le Grand Chantage (Sweet smell of Success ), Alexander MACKENDRICK, 1957.

C'est le premier film américain de ce réalisateur britannique. C'est un film noir avec un critique très virulente et violente du journalisme. C'est peut-être le premier à opérer une telle critique.

Florence Ben Sadoun:

-Compte-rendu de la Mostra de Venise.

Bien sûr la revue de presse d'Antoine Guillot sur l'actualité du cinéma: Cinéma arabe: enlèvement et apparition .

Et le coup de fil de Seham Boutata avec Frédéric Temps , directeur de L'Etrange Festival à Paris.

Pastille introductive: Sofia COPPOLA.

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