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Cinéma: La Fille de nulle part et Lincoln

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute se penche sur l’actualité cinématographique avec les critiques suivants :

  • Charlotte Garson (Cahiers du Cinéma)

- Florence Ben Sadoun (Elle)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

A propos des films suivants :

- La Fille de nulle part , de Jean-Claude Brisseau

La Fille de nulle part
La Fille de nulle part

Arnaud Laporte: « La fille de nulle part » renoue avec un cinéma des origines, celui de la Nouvelle Vague, mais aussi celui de Méliès.Et puis il y a des moments très beaux, dans les dialogues, avec cette façon très particulière qu’a Brisseau d’aborder des questions existentielles majeures, avec une forme de légèreté grave, qui m’a souvent touché, dans ce film…

Charlotte Garson: Si la jeune fille (l'autre en général et l'autre féminin en particulier) n'existe jamais vraiment dans les films de Brisseau, sonsolipsisme s'accompagne d'une telle croyance dans les puissances de la mise en scène que l'émotion est au rendez-vous.

Florence Ben Sadoun:

Insupportable mais attachant !

Corinne Rondeau:

Jean Claude Brisseau se met à nu. Le film s’enveloppe sur lui-même avec une musique qui est d’une étreinte absolue.

Ce film est lucide, juste, irritant et attachant à la fois !

Antoine Guillot: Le film est très émouvant, notamment par ce qu'il montre d'un Jean-Claude Brisseau apaisé. La mise en scène, d'une grande précision, est en permanence une leçon de cinéma.

  • Lincoln , de Steven Spielberg (sortie le 30 janvier)
Lincoln
Lincoln

Charlotte Garson:

Dans ce film étonnamment prolixe pour Spielberg, l'objet, c'est le processus politique lui-même, au-delà de la question de la fin et des moyens.

Florence Ben Sadoun: J'ai pris une leçon d’Histoire magistrale, avec un peu d’émotion mais beaucoup d’ennui.

Corinne Rondeau:

Lincoln de Spielberg est un faux film d’histoire. En plus de la prétention historique, il ne dégage qu’une figure mythique dans une vision contemporaine américaine. C’est insupportable !

Antoine Guillot: L'incarnation de Lincoln est problématique. Dès la première scène, avec la récitation du discours de Gettysburg par les deux soldats noirs, c'est le Lincoln déjà mythifié qui nous est présenté, aussi pétrifié que sa statue de marbre à Washington. Le film donne plutôt envie de revoir le YOUNG MISTER LINCOLN de John Ford.

Les coups de cœurs :

Charlotte Garson:

  • Happiness Therapy , David O. Russel (sortie le 30 janvier)
Happiness Therapy
Happiness Therapy

Auteur-réalisateur qui oeuvre au sein de la machine hollywoodienne, David O. Russell trouve une combinaison explosive entre les codes de la comédie romantique et le sujet a priori pathétique ou du moins sérieux de la maladie mentale. Bonne nouvelle que ce qui fut un jour tabou rejoigne les rangs du mainstream hollywoodien.

Florence Ben Sadoun:

  • Wadjda , de Haïfaa Al Mansour
Wadjda
Wadjda

C’est le premier film d’une réalisatrice saoudienne et d’un réalisateur tout court en Arabie Saoudite.

Ce film est une lueur d’espoir et d'une intelligence sans faille.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à l'historienne Nicole Brenez à l'occasion de sa participation aux 13èmes Journées cinématographiques Dionysiennes à Saint Denis du 6 au 12 février.

Pastille introductive : Lars Von Trier

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