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Cinéma: La Fille du 14 juillet et Shokuzai (parties 1 et 2)

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute se penche sur l’actualité cinématographique avec les critiques suivants :

  • Florence Ben Sadoun (Elle)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

  • Antoine Guillot

Les films suivants seront passés en revue :

- Shokuzai, celles qui voulaient se souvenir (sortie le 29 mai), et Shokuzai, celles qui voulaient oublier (sortie le 5 juin).

Shokuzai: celles qui voulaient oublier
Shokuzai: celles qui voulaient oublier

Débutons cette émission par du copieux, par le plat de résistance, soit 4 heures et 27 minutes signées Kiyoshi Kurosawa, le cinéaste japonais révélé voici une quinzaine d’années sous nos latitudes avec « Cure ».« Charisma », l’année suivante, confirmera le talent singulier du cinéaste, formé au roman porno, mais qui trouve sa voie dans le thriller fantastique.En 2003, Kurosawa présente « Jellyfish » en compétition à Cannes, et y reviendra quelques années plus tard avec « Tokyo Sonata », présenté à Un certain regard.Le film déconcerte les fans de Kurosawa, car « Tokyo Sonata » est un drame social, bien loin des histoires fantastiques de « Loft », par exemple, sorti un an ou deux auparavant.

A la suite de « Tokyo Sonata », Kurosawa n’arrive pas à monter plusieurs projets de suite, et se résout donc à accepter la commande d’une chaîne de télé japonaise, qui lui propose de réaliser une mini-série à partir d'un roman de Kanae Minato, « Shokuzai ».Cette série en 5 épisodes, Kiyoshi Kurosawa l’a donc remontée en deux films : «Shokuzai, celles qui voulaient se souvenir », film sorti mercredi dernier sur les écrans français, et « Shokuzai, celles qui voulaient oublier », qui sort demain.

Le point de départ est simple Dans une petite ville japonaise, cinq petites filles, camarades de classe, jouent tranquillement lorsqu’un homme sollicite l’aide d’une d’entre elles.Emili le suit dans le gymnase de l’école.Les quatre autres petites filles, inquiètes, décident d’aller voir ce qui se passe, et découvre le cadavre de leur camarade, violée et assassinée par l’homme, qui a disparu.La mère d’Emili, la jeune victime, met en garde les quatre enfants : si elles ne se souviennent pas du visage de l’assassin, elles devront faire pénitence toute leur vie.

Les deux films vont nous permettre, successivement, de retrouver les protagonistes du drame 15 ans après le meurtre d’Emili.

Arnaud Laporte

  • La Fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko
La fille du 14 juillet
La fille du 14 juillet Crédits : Radio France

Le deuxième film à notre programme est un premier long métrage pour son auteur, Antonin Peretjatko, bien connu des milieux du court métrage, dans lequel il se distingue depuis une dizaine d’années. Je l’avais reçu sur cette antenne, pour une émission à Clermont-Ferrand, en 2005, où il présentait un court baptisé « French Kiss », dans lequel Jacques Chirac était crédité au générique.Les présidents de la République continuent d’inspirer Antonin Peretjatko, puisque cette fois, ce sont Nicolas Sarkozy et François Hollande que l’on voit pendant le générique début du film, «La fille du 14 juillet », qui sort demain sur les écrans, deux semaines après sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs, à Cannes.

Hector a flashé sur Truquette, le 14 juillet, et son ami Pator lui propose de l’embarquer, en compagnie de la copine de Truquette, Charlotte, pour une virée au bord de mer.Mais le voyage des quatre jeunes gens va être perturbé, en premier lieu par le fait que la crise économique est si forte que Nicolas Sarkozy est rappelé au pouvoir, et que le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois. Pas de chance pour les aoûtiens.

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

-de Florence Ben Sadoun:

Oh Boy de Jan Ole Gerster (sortie le 5 juin).

Oh Boy
Oh Boy
  • d'Antoine Guillot :

Lisandro Alonso, rétrospectives, carte blanche, rencontres au Centre Georges Pompidou du 1er au 29 juin.

Lisandro Alonso
Lisandro Alonso Crédits : Radio France

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Jacky Evrard, directeur artistique du festival Côté Court qui a lieu du 5 au 15 juin

en Seine Saint-Denis et à Pantin.

Pastille introductive: Jules DASSIN

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