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"Le Cas Richard Jewell", "Une Mère incroyable", "Jinpa, un conte tibétain"

Cinéma : "Le Cas Richard Jewell", de Clint Eastwood, "Une mère incroyable", de Franco Lolli, "Jinpa, un conte tibétain", de Pema Tseden

55 min
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Au sommaire de cette Dispute Cinéma : "Le Cas Richard Jewell", de Clint Eastwood, "Une mère incroyable", de Franco Lolli, "Jinpa, un conte tibétain", de Pema Tseden et le coup de ♥ de Lucile Commeaux pour "Des hommes", de Alice Odiot et Jean-Robert Viallet

"Le Cas Richard Jewell", "Une Mère incroyable", "Jinpa, un conte tibétain"
"Le Cas Richard Jewell", "Une Mère incroyable", "Jinpa, un conte tibétain" Crédits : 2019 Warner Bros, Ad Vitam, Ed Distribution

"Le Cas Richard Jewell", l'Amérique moche de Clint Eastwood

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Présentation : En 1996, Richard Jewell fait partie de l'équipe chargée de la sécurité des Jeux d'Atlanta. Il est l'un des premiers à alerter de la présence d'une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté... de terrorisme, passant du statut de héros à celui d'homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l'expérience.

Avec : Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bates 

L'avis des critiques

« J’ai bien aimé la manière dont Paul Walter Hauser surgit dans le cinéma de Clint Eastwood. Il est un peu comme un enfant face aux adultes, il y a une forme de manichéisme : la vérité contre le cynisme. Il a en effet face à lui des représentants des institutions américaines, en l’occurrence la presse et la justice sous la forme du FBI, qui sont des acteurs au physique typiquement hollywoodien. Lui, Richard Jewell (Paul Walter Hauser) arrive avec son corps complètement différent des acteurs hollywoodiens typiques et il pose des problèmes de représentation. C’est passionnant parce qu’il y a quelque chose de paradoxal, de contradictoire qui menace le film lui-même. » Lucile Commeaux 

« Ce qui m’a vraiment intéressée, c’est ce corps de « gros petit garçon ». C’est déchirant car on a ce petit enfant planté au milieu d’adultes, et il a un rapport au maintien de l’ordre très littéral. Il est tellement littéral, il veut tellement bien faire qu’il devient le coupable idéal. C’est un corps qui fait événement, qui est en trop, dès les premières scènes il me bouleverse. » Murielle Joudet 

« C’est dans ses contradictions et dans son ennui que le film est intéressant. D’une certaine manière, Clint Eastwood nous dit qu’il fait le même film depuis Mémoires de nos pères et Lettre d’Iwo Jima. Au départ c’était la question de la fiction qu’il interrogeait, et sur laquelle il a lui-même travaillé depuis des années par rapport à son propre personnage. Maintenant, c’est cet effet le réel qu’il recherche en filmant l’Amérique que nous ne voulons pas voir, l’Amérique que les côtes est et ouest ne veulent pas voir, c’est-à-dire une Amérique moche, avec des idées extrêmement réactionnaires, avec des armes partout, qui s’enferme dans son propre délire de boy scout insupportable et d’obéissance à la loi. » Antoine Guillot

"Une mère incroyable", de Franco Lolli 

Jamais je ne serais allée le voir et finalement je suis très contente de l’avoir vu. Murielle Joudet

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Présentation : À Bogota, Silvia, mère célibataire et avocate, est mise en cause dans un scandale de corruption. À ses difficultés professionnelles s'ajoute une angoisse plus profonde. Leticia, sa mère, est gravement malade. Tandis qu'elle doit se confronter à son inéluctable disparition, Silvia se lance dans une histoire d'amour, la première depuis des années.

Avec : Carolina Sanin, Leticia Gomez, Antonio Martinez 

L'avis des critiques

« La forme est assez classique au début, le film part sur les bases du cliché de la mère incroyable et on craint qu’il ne prenne une trajectoire qui serait uniquement celle du drame familial et l’effondrement total de cette femme. Finalement, ça n’est pas du tout le cas car il se joue subtilement des fils qui se tissent au fur-et-à-mesure de l’histoire. Ca devient moins un film à sujet qu’un film de dialogues et certaines scènes sont particulièrement réussies. » Lucile Commeaux

« Le film me plaît car il construit sa justesse scène par scène alors qu’il a vraiment tout contre lui : son titre, son affiche, son sujet, son synopsis. Jamais je ne serais allée le voir et finalement je suis très contente de l’avoir vu. Il échappe à tous les codes de distribution pour traiter le sujet du cancer. Ce cancer arrive au milieu du quotidien, du fils à éduquer, d’une nouvelle histoire d’amour et pourtant tout est traité à égalité. » Murielle Joudet 

« Je trouve les comédiens formidablement dirigés, c’est de la veine très naturaliste. Mais j’aurais aimé que ce film, très balisé, on a déjà vu beaucoup d’histoires de ce type, aille plus loin. Tout est édulcoré, tout reste gentil, je trouve que ça ne va jamais assez loin. Le gros problème aussi c’est l’absence de mise en scène. L’ennui était total car la mise en scène est tellement le tout venant d’un certain cinéma, dérivé de Maurice Pialat, qui se dit qu’il suffit de mettre des comédiens devant une caméra et leur laisser libre cours pour réaliser quelque chose ; chez Pialat il y avait un dispositif extrêmement fort,  là il n’ y a rien. » Antoine Guillot

« Je suis surpris de voir tout ce qui tient en 95 minutes dans ce film : il y a énormément de choses et toutes sont traitées sous une forme d’égalité. Il est aussi important d’aller boire des coups que de s’engueuler avec son chéri, ou de dire à sa mère d’aller faire sa chimiothérapie. Les rapports peuvent être très tendus mais j’ai beaucoup été sensible à la douceur de ce film. C’est un film qui se tient debout, qui a une droiture, une honnêteté, une rigueur dans les rapports entres les personnages. » Arnaud Laporte

"Jinpa, un conte tibétain", de Pema Tseden" 

J’ai beaucoup aimé ne rien comprendre et avoir le sentiment d’aborder une façon mystique de se représenter la mort, la réincarnation ; je trouve cela passionnant. » Antoine Guillot

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Présentation : Sur une route solitaire traversant les vastes plaines dénudées du Tibet, un camionneur qui avait écrasé un mouton par accident prend un jeune homme en stop. Au cours de la conversation qui s’engage entre eux, le chauffeur remarque que son nouvel ami a un poignard en argent attaché à la jambe et apprend que cet homme se prépare à tuer quelqu’un qui lui a fait du tort à un moment donné de sa vie. A l’instant où il dépose l’auto- stoppeur à un embranchement, le camionneur ne se doute aucunement que les brefs moments qu’ils ont partagés vont tout changer pour l’un comme pour l’autre et que leurs destins sont désormais imbriqués à jamais.

Avec : Jinpa, Genden Phuntsok, Sonam Wangmo 

L'avis des critiques

« Ce personnage a quelque chose des personnages de Dostoïevski, c’est passionnant de le voir torturé jusqu’à l’obsession. J’ai été perdue comme lui dans une tension qui est celle de l’angoisse et qui donne au film ce côté engourdi, poudreux, trip. Aussi, la violence surgit avec ce mouton sous les roues, mais on sent qu’elle peut revenir et elle nous laisse toujours à l’affût : on n’est pas complètement dans un trip, on a toujours peur de l’affrontement avec le réel. » Lucile Commeaux  

« Il y a un excès de mise en scène qui vous place dans un effet de torpeur hypnotique et hallucinatoire. Je me suis dit que c’était un rêve car on ne sait jamais si on voit réellement ce qu’on voit ou si on est passé à un état supérieur qui nous fait voir des choses bizarres. C’est peut-être vraiment le premier film tibétain : on voit moins le Tibet que le sentiment étrange d’être plongé dans une cosmogonie, une façon tibétaine de penser le monde, à laquelle personnellement je n’ai rien compris. Mais j’ai beaucoup aimé ne rien comprendre et avoir le sentiment d’aborder une façon mystique de se représenter la mort, la réincarnation ; je trouve cela passionnant. » Antoine Guillot

« C’est un film qui m’a gagné au fur-et-à-mesure de la projection. Le début est en effet très citationnel, très léché dans l’image, ça me mettait plutôt à distance, puis j'ai trouvé que les failles et les ouvertures du personnage sont très intéressantes, ce sont des failles  qui permettent de voir à travers et découvrir des choses. » Arnaud Laporte 

♥ Le coup de cœur ♥ de Lucile Commeaux pour "Des hommes", de Alice Odiot et Jean-Robert Viallet

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Présentation : 25 jours en immersion dans la prison des Baumettes. 30 000 mètres carrés et 2 000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans.
Une prison qui raconte les destins brisés, les espoirs, la violence, la justice et les injustices de la vie. C’est une histoire avec ses cris et ses silences, un concentré d’humanité, leurs yeux dans les nôtres. 

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