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en haut : "La Ballade de Buster Scruggs" (© Netflix), en bas : "High Life" (© Wild Bunch Distribution) et "Premières Solitudes" (Sophie Dulac Distribution)

Cinéma : Premières solitudes, "parler de soi c’est parler des autres"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, une Dispute cinéma dédiée à "High Life" et "Premières solitudes". Lucile Commeaux consacre également un Petit Salon à la sortie de "La Ballade de Buster Scruggs" des frères Coen, avant un coup de coeur pour « The other side of the wind » d'Orson Welles en VOD.

en haut : "La Ballade de Buster Scruggs" (© Netflix), en bas : "High Life" (© Wild Bunch Distribution) et "Premières Solitudes" (Sophie Dulac Distribution)
en haut : "La Ballade de Buster Scruggs" (© Netflix), en bas : "High Life" (© Wild Bunch Distribution) et "Premières Solitudes" (Sophie Dulac Distribution)

Le Petit Salon de Lucile Commeaux à l'occasion de la sortie de "La Ballade de Buster Scruggs" des frères Coen, sur Netflix

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Synopsis : La ballade de Buster Scruggs est un western d'anthologie en six volets mettant en scène les légendes du Far West. Chaque chapitre est consacré à une histoire différente de l'Ouest américain.

L'avis des critiques :

Le film consiste en six mini westerns largement musicaux. Les frères Coen ont-ils réalisé une œuvre de cinéma pour le petit écran ? Je me pose la question du point de vue des cinéastes et de ce que cela produit de savoir que le film sera vu sur petit écran. Lucile Commeaux

Aujourd’hui j’ai vu ce que Netflix proposait et le devenir casanier du spectateur me déprime fortement. On a un rapport de consommation au film, qui n’est pas le même quand on décide d’acheter son billet. Il y a quelque chose de social, de l’ordre du rituel en allant au cinéma. Regarder une comédie tout seul chez soi en pantoufles c’est déprimant. Pour moi sur le petit écran, cela reste du cinéma compressé. Murielle Joudet

Je crois qu’ils ont fait une œuvre de cinéma qui peut se voir sur le petit écran. Pour autant, on a toujours envie de le voir en salle. Pour moi c’est grave pour les cinémas en France plutôt que pour le cinéma. Si Cannes refuse la sélection des films Netflix, qu’ils s’en mordent les doigts. Quand des réalisateurs comme les frères Coen et Scorsese doivent aller chez Netflix pour trouver des fonds, c’est bien qu’ils le fassent le cinéma finalement y gagne. Antoine Guillot

"High Life" de Claire Denis (en salles)

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Synopsis : Un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et de devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire. Une mission hors normes…

L'avis des critiques :

Il est beaucoup question d'humeurs corporelles, ce qui dérange généralement le plus un spectateur anglo-saxon. C'est au contraire ce qui me plait beaucoup. En termes de crédibilité, je trouve que c'est peut-être le film spatial le plus crédible que j'ai vu depuis longtemps. Je trouve le montage tout à fait extraordinaire, y compris cette manière de présenter le film comme un puzzle. C'est un film organique, mais pas charnel. Antoine Guillot

J’ai été très agressée par ce film. Le cinéma du corps et des pulsions de Claire Denis ne m’intéresse pas. J’ai eu l’impression que le film était réalisé par un générateur de films "arty". D’abord, il n’est pas crédible, il y a un problème dans le casting. Ensuite, c’est un film bon marché, on ne se sent pas du tout dans l’espace. Finalement, c’est un film qui n’est pas lisible, je vois une marmite de concepts pseudo-philosophiques. Murielle Joudet

J’aime beaucoup les films de Claire Denis et les séquences avec le bébé m’ont ému. Je n’ai pas du tout été agressé, j’ai trouvé que c’était un film très doux, très tendre. J’ai trouvé le scénario extrêmement construit, pertinent. On a une boucle dans ce film qui est d’une grande limpidité, avec une fin absolument magnifique. Arnaud Laporte

C’est un film qui ne m’a pas beaucoup convaincue. Les images artificielles du début m’ont beaucoup plu. Le personnage de Robert Pattinson et l’enfant se trouvent dans une quotidienneté très triviale, entrant en contraste avec le côté très construit d'un décor à la limite du théâtral. Cette fragilité avec la cohabitation du tendre et du construit m’a beaucoup touchée. En revanche, l’histoire est ancrée dans un conte philosophique assez lourd. Lucile Commeaux

"Premières solitudes" de Claire Simon (en salles)

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Synopsis : Il s’agit d’un portrait d’un âge de la vie : 16 /18 ans.

A cet âge-là, si on a de la chance on est au lycée, ici on est à Ivry et on discute entre les cours, même parfois pendant les cours. Assis dans le couloir ou dehors sur un banc ou sur le parapet avec vue sur la ville. Les jeunes gens dialoguent à deux ou à trois et ils découvrent leurs histoires respectives, celles dont ils héritent, de la famille, et ils parlent de leurs passions et de leurs solitudes.

A cet âge-là chacun voit le moment où il faudra quitter la famille, quand elle existe… Et la fuir encore plus quand elle est toute cassée. Être seul c’est bien et c’est mal. On cherche, on en discute.

L'avis des critiques :

J'ai adoré "Premières Solitudes" qui m'a bouleversée. Je crois que j'ai pleuré pendant quasiment l'intégralité du film. Le dispositif produit une vérité de soi assez surprenante. Les personnages découvrent la singularité de leur solitude. Ce qui est intéressant, c'est que les rapports compliqués avec les parents n'induisent aucune caractérisation sociale. Lucile Commeaux

Claire Simon change souvent de dispositif. Ici on a presque de la fiction, puisque la première scène implique une comédienne. Ce qui est beau, c'est de voir ce qui va surgir par le dialogue. J'ai aimé la bienveillance que l'on trouve dans ce film. Claire Simon se trouve dans un entre-deux qui sonne très vrai, pour tous les publics. Le film n'en finit pas de finir, mais sonne très juste. Antoine Guillot

C'est un film que j'ai trouvé touchant, émouvant. On a des jeunes qui portent des choses lourdes, même si j'ai trouvé une forme d'artificialité et de superficialité. Il y a quelque chose de très dirigé etpour moi pas grand chose du réel, ce qui m'a mis dans une drôle de position. Il y a une hybridité que j'aurais aimé voir énoncée. Arnaud Laporte

On a des jeunes très matures, très adultes, on voit enfin ce qu’est la tristesse adolescente. Le film oscille entre tristesse et normalité. J’ai trouvé ça très beau, tout comme l’absence d’égocentrisme. Les adolescents parlent soit de leurs parents, soit des enfants qu’ils aimeraient avoir. Parler de soi c’est parler des autres. Pour moi les contraintes dans ce film produisent de la vérité. Murielle Joudet

>> LE COUP DE CŒUR DE MURIELLE JOUDET : "The other side of the wind" d'Orson Welles, disponible en VOD sur Netflix 

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Synopsis : Restée inachevée pendant 40 ans, maintenant restaurée et enfin terminée, cette satire d'Orson Welles décrit les derniers jours d'un grand cinéaste qui tente un come-back.

La genèse de ce film remonte à 40 ans. L’idée du projet germe dans les années 60. Le tournage commence en 1970 et s’étale jusqu’en 1976. Parce qu’il veut rester libre, Orson Welles peine à trouver des financements. La volonté de terminer ce film est lancée par des collaborateurs de Welles et c’est finalement Netflix qui injecte cinq millions de dollars dans le projet. Murielle Joudet 

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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