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en haut : "Une affaire de famille" (© Wild Bunch Germany), au milieu : "Maya" (© Les Films du Losange), en bas : "Le poirier sauvage" (© Memento Films Distribution)

Cinéma : Nuri Bilge Ceylan, "ces films gagnent à être vus et revus"

56 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute cinéma est consacrée ce soir à "Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-Eda et "Maya" de Mia Hansen-Love. Le Petit Salon de Lucile Commeaux ouvre ses portes pour évoquer Hong Sang-Soo, tandis qu'Arnaud Laporte nous dévoile son coup de cœur pour le "Coffret Nuri Bilge Ceylan".

en haut : "Une affaire de famille" (© Wild Bunch Germany), au milieu : "Maya" (© Les Films du Losange), en bas : "Le poirier sauvage" (© Memento Films Distribution)
en haut : "Une affaire de famille" (© Wild Bunch Germany), au milieu : "Maya" (© Les Films du Losange), en bas : "Le poirier sauvage" (© Memento Films Distribution)

Le Petit Salon : Combien de temps Hong Sang-Soo peut-il continuer à faire le même film ?

L'avis des critiques :

J’ai découvert son cinéma en 2010, depuis je crois que je n’ai pas manqué un seul de ses films. Or, depuis 2017 et ces trois films coup sur coup, je questionne mon assiduité. C’est un cinéma brillant qui a quelque chose d’un marivaudage contemporain un peu désenchanté. J’ai l’impression qu’une certaine lassitude point chez les aficionados de Hong Sang-Soo. Combien de temps Hong Sang-Soo peut-il continuer à faire le même film ? Lucile Commeaux

Je m’autorise à ne pas voir tous ses films, ce qui m’épargne une forme de lassitude. On a aussi un cercle, une connivence résultant d’une histoire critique en France. Quand on fait une pause et qu’on revient à ce cinéma, tout surprend. Quand il enlève les trucs narratifs, les dispositifs, on voit bien qu’il reste quelque chose, notamment une sécheresse. Charlotte Garson

Pour moi « Grass » marque une forme de rupture. Le cinéma de Hong Sang-Soo permet aussi de visiter une variété de possibles. Il y a donc un enjeu de réception. Il y a également un biais historique, il existait un système. Les studios permettaient aux producteurs d’enchaîner trois ou quatre films par an. Les cinéastes font avec la matière et la langue qui est la leur. Ce que je trouve particulièrement remarquable, c’est qu’il a reproduit à son échelle le génie du système des studios. Julien Gester

"Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-Eda (en salles)

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Synopsis : Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

L'avis des critiques :

Le cas de Kore-Eda est assez intéressant, notamment si l'on regarde cette idée de la naissance d’une parole de cinéaste. La vraie réussite de ce film, c’est de trouver un équilibre avec un horizon de cruauté. Sur la question de l’insularité il y a un plan assez saisissant sur cette bicoque vue de haut. Julien Gester

J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’une somme, qu’il y avait un effet d’accumulation dans ce film-ci. Je trouve le film plus complexe et plus riche que « Tel père tel fils », sans le petit bémol de la mièvrerie qui rôde toujours autour des films sur la famille. Le décor est vraiment le cœur de ce dévoilement progressif du récit. On a un lieu d'abord assez matriciel qui va devenir toxique. Charlotte Garson

J’ai eu beaucoup de difficultés à supporter ce film que j’ai trouvé vraiment lourd dans sa dimension explicative. Il y a quelque chose d’extrêmement binaire. On a des réseaux de sens très explicatifs qui emprisonnent un peu le spectateur. Ce n’est pas facile à entendre sur la longueur et j’ai quand même trouvé le film assez mièvre, avec une impression de plus en plus alourdie. Lucile Commeaux

Pour moi il y a au moins deux films et celui qui m’intéresse le plus est celui qui se déroule dans cette bicoque, la manière dont les corps s’organisent dans cet espace. La tension et l’attention fonctionnent à plein dans cet endroit. Le film dure quand même deux heures. En tant que spectateur on aurait gagné à ce que cela soit resserré. Arnaud Laporte

"Maya" de Mia Hansen-Love (en salles)

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Synopsis : Décembre 2012, après quatre mois de captivité en Syrie, deux journalistes français sont libérés, dont Gabriel, trentenaire.

Après une journée passée entre interrogatoires et examens, Gabriel peut revoir ses proches : son père, son ex-petite amie, Naomi. Sa mère, elle, vit en Inde, où Gabriel a grandi. Mais elle a coupé les ponts.

Quelques semaines plus tard, voulant rompre avec sa vie d’avant, Gabriel décide de partir à Goa. Il s’installe dans la maison de son enfance et fait la connaissance de Maya, une jeune indienne.

L'avis des critiques :

« Maya » est la première incursion un peu significative d’un film de Mia Hansen-Love à l’étranger. Ce que je trouve assez frappant dans ce film, c’est son personnage principal. Il y a une forme de force et d’empathie, une manière chez cette réalisatrice de faire corps avec ses personnages. C’est un film qui est extrêmement sensible, extrêmement touchant. Julien Gester

J’aime beaucoup le travail de mise en scène de Mia Hansen-Love, mais les scènes dialoguées me posent problème. Ce n’est même pas la question de l’artificialité, je trouve ça mauvais. J’ai trouvé ce début de film absolument remarquable. L’opacité très travaillée du personnage met le film à distance et crée pour moi une forme de lassitude. Arnaud Laporte

J’ai moi aussi été frappée par le côté non-épiphanique du film. Le but de cet ancien otage n’est pas du tout de ressasser le traumatisme, c’est un non-événement, avec un côté en creux assez séduisant et apaisant. Il y a une tiédeur, voire une fadeur, qui continue toutefois de me poser problème. Il ne me semble pas que le film puisse sédimenter quelque chose. Charlotte Garson

Ce film est assez miraculeux puisqu’il se tient sur une ligne de crête assez dangereuse. J’ai l’impression que je me demande toujours si c’est vraiment très bien ou vraiment très raté, sans vraiment réussir à me décider. C’est un personnage qui se construit tout en négativité. J’ai été assez saisie par ce personnage principal qui me reste en tête. Lucile Commeaux

>> LE COUP DE CŒUR D'ARNAUD LAPORTE : le "Coffret Nuri Bilge Ceylan" (Memento Films)

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Il y a beaucoup de raisons à ce coup de cœur. Nuri Bilge Ceylan est l’un des cinéastes les plus intéressants en activité. ces films gagnent à être non seulement vus, mais aussi revus. Arnaud Laporte

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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