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Cinéma: Les Amants passagers et La Maison de la Radio

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute, présentée par Antoine Guillot, se penche sur l’actualité cinématographique avec les critiques suivants :

  • Charlotte Garson (Cahiers du Cinéma)

- Alain Spira (Paris-Match)

  • Corinne Rondeau (France Culture)

Sur les films suivants :

  • Les Amants passagers , de Pedro Almodovar (sortie le 27 mars)
Les Amants passagers
Les Amants passagers

Pedro Almodovar en a-t-il marre de ne toujours pas avoir reçu sa Palme d’Or ? Toujours est-il que le cinéaste interrompt, momentanément ?, sa longue série de films très sérieux de « grand cinéaste européen » de festival pour une pochade satirique qui veut manifestement renouer avec l’esprit de la movida de ses débuts.

Les Amants passagers démarre sur un tarmac d’aéroport avec une courte scène de marivaudage entre deux stars du cinéma hollywoodien qui ont commencé leur carrière chez Almodovar, Penelope Cruz et Antonio Banderas, juste le temps de saboter involontairement le train d’atterrissage d’un avion au décollage et de disparaître pour de bon du film, qui se déroulera dès lors dans la carlingue de cet aéronef en partance pour le Mexique, obligé de tourner en rond au dessus de la Mancha en attendant qu’un aéroport de secours se libère.

Les passagers de la classe touriste ont été drogués, afin qu’ils restent endormis, et permettent au réalisateur de se concentrer sur l’équipage, stewards gays en folie et pilotes au minimum bisexuels, et les passagers de première classe : acteur volage, voyante extralucide, financier escroc en fuite, et autres maîtresse chanteuse, qui vont tromper l’angoisse de la mort qui vient par une débauche de stupre effréné, le tout sur fond de musique disco et de très vives couleurs pop.

La critique n’a pas manqué de voir dans ces Amants passagers une parabole satirique sur les errances de l’Espagne d’aujourd’hui.

Antoine Guillot

  • La Maison de la Radio , de Nicolas Philibert
La Maison de la Radio
La Maison de la Radio

De janvier à juillet 2011, on a vu, dans les couloirs et studio de notre maison le cinéaste Nicolas Philibert, seul ou en toute petite équipe, très occupé à filmer ce que nous produisons chaque jour, du son. On était donc très curieux d’en découvrir le résultat, à la fois pour des raisons « maison » et cinématographique, tant le parcours documentaire de Philibert nous a toujours beaucoup intéressé, avant même le succès français et international de Être et avoir. D’autant que depuis son premier film, coréalisé avec Gérard Mordillat, sur le discours patronal, en passant par Le Pays des sourds, La Moindre des choses, et bien sûr Etre et avoir, Nicolas Philibert a toujours filmé autour de la parole, de la voix et du langage.

Cette Maison de la Radio pourrait donc s’appeler « Voir et entendre », puisqu’il s’agit de filmer de l’invisible, du son, ou en tout cas ceux qui le produisent et le fabriquent.

Construit comme 24h dans la vie d’une radio, d’un matin à l’autre, le film prend souvent l’allure d’une comédie musicale, avec des personnages récurrents hauts en couleur, jamais nommés, mais dans lesquels nous, gens de la maison, reconnaissons quelques figures familières, mais ce serait presque dommage de dire qui ils sont. Le tout filmé en général en plans serrés et en gros plans, attention aux visages et exiguïté des studios obligent…

Antoine Guillot

Les coups de cœur :

de Charlotte Garson:

Une monographie dense sur Philippe Garrel, la première en français, qui met des mots sur un cinéma parfois déroutant par son hiératisme, son mutisme (les films de Garrel des années 70, sous le signe du rêve et parfois des "substances" hallucinogènes). Azoury analyse très bien le changement qui s'opère dans son oeuvre à partir de "L'Enfant secret" en 1979, et qui donne à cet essai sa structure (deux parties et un entretien en intermède). Un vrai plaisir d’intelligibilité du cinéma. Charlotte Garson

d'Alain Spira:

  • Berberian Sound Studio , de Peter Strickland

Ce film présente le travail d’un ingénieur du son anglais dans un studio de cinéma italien des années 70. C’est un film oppressant, où un petit bonhomme timoré est perdu au sein d’un univers hostile. Très puissant, cette œuvre place, pour une fois, le sonore au même niveau que le visuel. Ce vrai film de cinéphile est un huis clos fantasmatique digne du "Locataire" de Polanski.

Alain Spira

Berberian Sound Studio
Berberian Sound Studio

Bien sûr, la revue de presse culturelle de Christophe PAYET.

Et le coup de fil passé au réalisateur Pierre Crézé pour son film Les Accords de Yalta , projeté le samedi 6 avril au Festival "Théâtres au cinéma" à Bobigny.

Ce festival se déroule du 3 au 14 avril au Magic Cinéma à Bobigny, avec une rétrospective Philippe Garrel .

Pastille introductive : Audrey HEPBURN

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