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Cinéma: Les Bêtes du Sud sauvage et Le Voyage de Monsieur Crulic

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute se penchera sur l'actualité cinématographique avec les critiques suivants:

  • Antoine Guillot (France Culture)- Lisa Nesselson (France 24 et Screen)- Charlotte Garson (Cahiers du cinéma)sur les films suivants:- Les Bêtes du Sud sauvage , Benh Zeitlin
Les Bêtes du Sud sauvage
Les Bêtes du Sud sauvage

Antoine Guillot: Tout est bien dans le film : sa petite comédienne, sa description d'une communauté dionysiaque du Sud profond poussée dans ses extrémités, sa direction artistique, son sens des matières. Sauf la mise en scène, brouillonne et agitée, qui donne le sentiment qu'il n'y a pas de cinéaste derrière le film. En ce sens, une Caméra d'Or largement imméritée.

Lisa Nesselson: Le metteur en scène a du talent. Il y a une vraie sincérité dans sa démarche. Mais je n'aime pas ce film. C'est une expérience visuelle sans histoire.Le personnage de la petite fille a une grande force de vie mais elle reste agaçante.

Charlotte Garson:

La capacité de Benh Zitlin à rendre de manière "organique" la vie dans cet environnement louisiannais séduit, mais ce premier film parfois boursouflé peine à construire un récit et à dépasser une vision fantasmée de la communauté qu'il évoque.

  • Le Voyage de Monsieur Crulic , Anca Damian
Le voyage de Monsieur Crulic
Le voyage de Monsieur Crulic

Antoine Guillot: L'esthétique foisonnante et inventive du film est passionnante. Elle provoque, dans cette instablilité permanente de la représentation, un sentiment bienvenu d'inconfort face à l'histoire qui nous est racontée, et installe sans cesse une distanciation, façon de dire qu'on est dans la représentation, l'interprétation du réel, et non dans le réel lui-même.

Lisa Nesselson: C'est une histoire cruelle, ahurissante et profonde. J'ai aimé ces différents styles d'animations qui fonctionnent tous très bien.

Charlotte Garson:

L'expression "documentaire d'animation" n'a pas de sens. Réussi dans sa variété de techniques d'animation, ce film dépasse rarement l'illustration des faits qu'il relate.

Arnaud Laporte:

C'est un vrai festival d’animation, pendant 1h15, parce qu’on a droit à à peu près tout ce qu’on peut faire en animation. Le problème, pour moi, c’est qu’il n’y a donc, par conséquent, aucune direction artistique, mais une succession de différentes esthétiques.

Les coups de cœurs:Lisa Nesselson: - Boulevard du crépuscule , Billy Wilder, 1950, (ressortie en version restaurée le 19 décembre)

Boulevard du crépuscule
Boulevard du crépuscule

C'est plein de clins d'oeils cinéphiliques mais n'importe quel spectateur (averti ou non) aura un plaisir fou à voir ce film. L'histoire fonctionne parfaitement bien.Les mythes et les mensonges d'Hollywood sont célébrés avec une méchanceté délicieuse. La musique de Frank Waxman est sinistre et magnifique.

Antoine Guillot :- Héritage , Hiam Abbass (sortie le 12 décembre)

Héritage
Héritage

On aime beaucoup Hiam Abbass actrice, la voici réalisatrice, pour un film certs imparfait, mais très beau et intéressant par ce qu'il transmet de la complexité, tout en nuance, de la société palestinienne en Israël, à travers une famille et ses conflits. Et puis une, ou plutôt deux révélations : Lina et Mouna Soualem, ses filles à l'écran comme dans la vie.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : Treize commandements et dix tares. Et le coup de fil de Seham Boutata passé àMichal Prochazka , journaliste et spécialiste du cinéma tchèque à l'occasion du 19ème Festival du Film d'Animation à Bruz du 12 au 18 décembre.

Pastille introductive: Sylvester STALLONE.

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