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"Etre vviant et le savoir" © Camera One, "Piranhas" © Wild Bunch, "Parasite" © The Jokers

Cinéma : Etre vivant et le savoir, "sa manière de trouver une profondeur dans des choses extrêmement simples vaut tous les échafaudages théoriques"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute cinéma : "Piranhas" de Claudio Giovannesi, "Parasite" de Bong Joon-Ho, et "Etre vivant et le savoir" d'Alain Cavalier. Enfin, un coup de coeur de Lily Bloom pour « Série Noire » d'Alain Corneau.

"Etre vviant et le savoir" © Camera One, "Piranhas" © Wild Bunch, "Parasite" © The Jokers
"Etre vviant et le savoir" © Camera One, "Piranhas" © Wild Bunch, "Parasite" © The Jokers

"Piranhas" de Claudio Giovannesi (en salles)

Synopsis : Nicola et ses amis ont entre dix et quinze ans. Ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité. Ils ne craignent ni la prison ni la mort, seulement de mener une vie ordinaire comme leurs parents. Leurs modèles : les parrains de la Camorra. Leurs valeurs : l’argent et le pouvoir. Leurs règles : fréquenter les bonnes personnes, trafiquer dans les bons endroits, et occuper la place laissée vacante par les anciens mafieux pour conquérir les quartiers de Naples, quel qu’en soit le prix.

L'avis des critiques : 

Claudio Giovannesi oscille entre la volonté naturaliste de dénoncer quelque chose et le grand film romantique. Entre ces deux esthétiques, il y a un problème de point de vue. Il n’y a aucune réactualisation des enjeux. Lucile Commeaux 

Il a une volonté d’aller vers le grand cinéma, on sent sa fascination pour le film de mafia. Cela rentre en contradiction avec son propos sur ces jeunes. Le film se met à ronronner dans une certaine efficacité mais on ne s’intéresse plus à l’aspect tragique de ce baby gang. Lily Bloom 

A part cette fascination pour des jeunes gens eux-mêmes fascinés par l’argent, la réussite etc (…) il y a, dans le film, très peu de profondeur de champ et d’ambiguïté. Julien Gester 

"Parasite" de Bong Joon-Ho (en salles)

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Synopsis : Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

L'avis des critiques : 

Il se produit dans « Parasite» un sens politique assez fort qui dépasse le contexte coréen et la forme du film sur la domesticité. Il m’a fait réfléchir sur l’application au cinéma, par la question de l’espace, du cadre, de l’image, d’une théorie marxiste. Lucile Commeaux 

Il y a une virtuosité dans chacune des séquences. Chaque scène est réalisée avec une sorte de perfection chorégraphique, de qualité d’écriture, mais il y a quelque chose de trop artificiel et lourd dans la mécanique. Arnaud Laporte 

Le paradoxe de "Parasite" est de faire preuve de sophistication et d’avoir, en même temps, un côté un peu balourd. Ce film me paraît un point d’étape, une sorte d’autocompilation, où Bong Joon-ho ramasse tous les éléments de son parcours coréen et international. Julien Gester

"Etre vivant et le savoir" d'Alain Cavalier (en salles)

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Synopsis : Emmanuèle Bernheim et Alain Cavalier sont liés par trente ans d’amitié. Ils préparent un film d’après le livre autobiographique de la romancière : Tout s’est bien passé. Elle y raconte comment son père lui a demandé « d’en finir » à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Cavalier lui propose de tenir son propre rôle et que lui, soit son père. Un matin d’hiver, Emmanuèle téléphone à Alain ; il faudra retarder le tournage jusqu’au printemps, elle est opérée d’urgence.

L'avis des critiques : 

Alors même que cette forme de cinéma a été ringardisée par Snapchat, Youtube etc, la précision du cinéma de Cavalier, son rapport à la matière la plus banale lui permet de déployer quelque chose de sophistiqué et virtuose qui vaut tous les échafaudages théoriques. Julien Gester 

J’ai à la fois envie d’embrasser la sensibilité cinématographique d’Alain Cavalier et je suis en même temps gênée par la douceur et les références un peu mystiques et très naïves. Je suis paradoxalement attrapée par le film et souvent au bord de la désadhésion. Lucile Commeaux

C’est une sorte de leçon de cinéma. Il filme un sujet avec presque rien et quelques objets. Et nous sommes finalement bouleversés. Lily Boom 

LE COUP DE COEUR DE LILY BLOOM :  « Série Noire » d'Alain Corneau, présenté au Forum des images dans le cadre du focus D… comme Dewaere 

"Série noire"
"Série noire"

Synopsis : Franck, représentant de commerce, traîne son existence minable dans la triste banlieue parisienne. Ce porte-à-porte laborieux fait bientôt la rencontre de Mona, une adolescente de 17 ans. Ils se découvrent alors un même but : fuir leur morne condition, quitte à employer les moyens les plus... expéditifs !

Un chef-d’oeuvre à la poésie sombre, fascinante et tragique. Lily Bloom 

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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