LE DIRECT
A gauche : Vincent Macaigne ; au milieu : Ildiko Enyedi ; à droite : Ruben Ostlund

Cinéma : "Tout le film est sous contrôle qualité"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute réunit son habituel trio de critiques pour discuter du film de Vincent Macaigne "Pour le réconfort", de l'art contemporain dans "The Square" (Palme d'or 2017) et des métamorphoses oniriques de "Corps et âme".

A gauche : Vincent Macaigne ; au milieu : Ildiko Enyedi ; à droite : Ruben Ostlund
A gauche : Vincent Macaigne ; au milieu : Ildiko Enyedi ; à droite : Ruben Ostlund Crédits : Wikimedia Commons

The Square, Ruben Östlund

Présentation : Christian est un père divorcé qui aime consacrer du temps à ses deux enfants. Conservateur apprécié d’un musée d’art contemporain, il fait aussi partie de ces gens qui roulent en voiture électrique et soutiennent les grandes causes humanitaires. Il prépare sa prochaine exposition, intitulée « The Square », autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard de leurs prochains. Mais il est parfois difficile de vivre en accord avec ses valeurs : quand Christian se fait voler son téléphone portable, sa réaction ne l’honore guère… Au même moment, l’agence de communication du musée lance une campagne surprenante pour The Square : l’accueil est totalement inattendu et plonge Christian dans une crise existentielle.

Florence Colombani :

La collision entre deux mondes, la bourgeoisie et la pauvreté est chargé d'un message moral maladroit.

Antoine Guillot :

Le film veut plaire à tout le monde en s'adressant à un public particulier.

La dialectique du film n'aboutit à aucune pensée.

Arnaud Laporte :

Le film enfonce des portes ouvertes : je me suis ennuyé.

Charlotte Garson :

Tous les plans sont sur-signifiants, balisés. L'absence de sens serait plus intéressante.

Pour le réconfort, Vincent Macaigne

Présentation : Pascal et Pauline reviennent sur les terres de leurs parents après des années de voyage, et se retrouvent dans l'impossibilité de payer les traites du domaine. Ils se confrontent à leurs amis d'enfance qui eux, d'origine modeste, n'ont jamais quitté leur campagne. Et à Emmanuel surtout, qui veut racheter leur terrain au meilleur prix pour l'expansion de ses maisons de retraite. Entre les amitiés d'hier et les envies de demain, la guerre aura-t-elle lieu ?

Arnaud Laporte :

Macaigne manque de maturité cinématographique.

Tous les personnages sont Vincent Macaigne.

Charlotte Garson :

Ce film dissèque le macronisme, idéologie qui couronne la "réussite".

Florence Colombani :

C'est encore un film à programme, étouffé par la littéralité de la mise en scène.

Il y a quelque chose de l'exercice, du happening qui peut laisser de côté le spectateur.

Antoine Guillot :

C'est un film inégal mais attachant.

Corps et âme, Ildiko Enyedi

Présentation : Mária, nouvelle responsable du contrôle de qualité et Endre, directeur financier de la même entreprise, vivent chaque nuit un rêve partagé, sous la forme d'un cerf et d'une biche qui lient connaissance dans un paysage enneigé. Lorsqu'ils découvrent ce fait extraordinaire, ils tentent de trouver dans la vie réelle le même amour que celui qui les unit la nuit sous une autre apparence...

Arnaud Laporte :

J'ai eu l'impression que tout le film était sous contrôle qualité...

Florence Colombani :

C'est l'histoire d'une rencontre qui n'advient pas.

Charlotte Garson :

Il manque de l'émotion. Le film est puritain ; il valorise une certaine phobie sexuelle.

Vos commentaires

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Intervenants
  • Critique de cinéma, écrivaine et réalisatrice
  • Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma
  • journaliste, critique de cinéma et de bandes dessinées, producteur de l'émission "Plan large" sur France Culture
À venir dans ... secondes ...par......