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en haut : "Le Grand Bal" (© Pyramide Distribution) et "Sophia Antipolis" (© Shellac), en bas : "En liberté !" (© Memento Films Distribution)

Cinéma : Sophia Antipolis, "c’est l’un des films politiques les plus remarquables de ces dernières années"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, dans La Dispute cinéma, il est question de "Sophia Antipolis" de Virgil Vernier, mais aussi du "Grand Bal" de Laetitia Carton, "En liberté !" de Pierre Salvadori et "First Reformed" de Paul Schrader, disponible en VOD.

en haut : "Le Grand Bal" (© Pyramide Distribution) et "Sophia Antipolis" (© Shellac), en bas : "En liberté !" (© Memento Films Distribution)
en haut : "Le Grand Bal" (© Pyramide Distribution) et "Sophia Antipolis" (© Shellac), en bas : "En liberté !" (© Memento Films Distribution)

"Sophia Antipolis" de Virgil Vernier (en salles)

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Synopsis : Sophia-Antipolis, c'est le nom de ce territoire étrange entre la mer Méditerranée, la forêt et les montagnes.
Sous un soleil aveuglant, des hommes et des femmes sont à la recherche  d'un sens, d'un lien social, d'une communauté. Ils vont croiser le destin d'une jeune fille disparue.

L'avis des critiques :

C’est un film dont on sent qu’il va laisser une impression très durable, nous travailler. Je trouve le film stupéfiant, notamment dans la continuité du précédent. Le film passe beaucoup par des formes de reconstitution, une dimension hypnotique, on sent que s’agrège des matières composites. On nous présente une réalité terrifiante et absolument reconnaissable comme la nôtre. C’est l’un des films politiques les plus remarquables de ces dernières années. Julien Gester

Durant les 15-20 premières minutes, on éprouve un malaise durable. J’ai vu ce cinéaste entrer directement dans le risque, dans une sorte de trait social. Tout se croise et on a un portrait moral de nous aujourd’hui, qui n’a pas d’équivalent dans le cinéma. C’est un cinéaste moral, mais qui a besoin de se confronter à la violence, à la noirceur du monde. Je suis sidéré par ce qu’il arrive à faire au montage, à trouver en matière de nouvelle narration. Philippe Azoury

C’est vraiment un film qui prend de plus en plus de place. Ce que j’aime, c’est qu’on est déstabilisé en tant que spectateur. C’est très morcelé, mais aussi très fluide. Après ces premières séquences où j’étais inquiet pour Vernier, j’ai découvert un film miroir. La fin de ce film est l’une des plus saisissantes, stupéfiantes, que j’aie vues de ma vie. Arnaud Laporte

On voit bien le vide, la solitude. C’est très ancré dans la ville, qui est un simulacre de ville. Moins les limites sont évidentes, plus il y en a. J’aurais presque tendance à retitrer le film : « la jeune fille et le vigile ». Cette jeune fille revient tout le temps dans les films de Virgil Vernier. On a aussi une forme d’esclavage moderne. J’ai eu l’impression d’une apocalypse. Charlotte Garson

"Le Grand Bal" de Laetitia Carton (en salles)

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Synopsis : C'est l'histoire d'un bal. D'un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

L'avis des critiques :

Le film se confronte purement à la question des corps dans cette course d’endurance. Le film est dans une attention théorique à la musique, ce n'est pas une vignette. J'aime que le film amène le spectateur à éprouver physiquement la danse, le fasse entrer dans la mêlée. Julien Gester

Ce film raconte toutes les expériences de dépassement des limites par la danse. On a aussi cette figure du paria du dance floor. Je partage moins la question du positionnement, je ne trouve pas la danse si bien filmée, le corps est toujours fractionné ce qui est un véritable problème. Pourtant, dans la structure il y a quelque chose qui me séduit, une fulgurance. Philippe Azoury

Ce film, qui se présente avant tout comme un documentaire, a quand même des parties fictionnelles. Il y a cette dimension qui donne envie de danser et de participer à quelque chose. Ce n’est jamais une question d’expertise, même si le film a une dimension beaucoup plus grande et importante. Du point de vue du documentaire, c’est un film passionnant. Charlotte Garson

"En liberté !" de Pierre Salvadori (en salles)

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Synopsis : Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.

L'avis des critiques :

Le film a une intrigue très massive. C’est un film où l'on passe son temps à remplacer un masque par un autre. Il est un petit peu inégal par endroit, mais c’est à la mesure de son ambition. Je trouve qu’il est à un point d'équilibre absolu avec une ambition de comédie populaire. L’histoire est réécrite en permanence. 95% du film montre Salvadori à son meilleur. C’est un film extrêmement riche. Julien Gester

J’aime beaucoup Salvadori. C’est quelqu’un qui m’est très sympathique. Tout me plait sur le papier, mais je ne comprends pas ce rythme effréné. Je ne vois que de la jubilation de jeu. Je le trouve bien en deçà des éloges que j’ai lus partout. Adèle Haenel est géniale, mais on a un produit français moyen. Philippe Azoury

C’est quelqu’un pour qui j’ai de la tendresse et je tiens certains de ses films en haute estime. Je dirais que le film marche à cloche pied. Pour moi cela génère une baisse de régime. Même si les comédiens et l’écriture sont bien, on est dedans par intermittence, comme à cloche pied. Arnaud Laporte

La comédie française actuelle est prise entre les films à très gros casting et des choses plus rétro. On aurait pu penser qu'il allait puiser dans la comédie américaine pour la franciser. Ce n’est absolument pas du cinéma rétro, il occupe tous les domaines. Il écrit lui-même les dialogues qui sont extrêmement ciselés. Il n’en a rien à faire de la vraisemblance. Je trouve qu’il y a une dimension vandale assez subversive. Charlotte Garson

>> LE COUP DE CŒUR DE JULIAN GESTER : "First Reformed" de Paul Schrader, disponible en VOD

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Synopsis : Un ancien aumônier militaire est ravagé par la douleur après la mort de son fils.

Ce film est absolument magnifique. C’est intéressant de voir un vieux cinéaste qui compile ses obsessions. Le film de Schrader a une minutie, une ultra précision, un minimalisme transcendantal. On va avoir une lente descente dans le doute, dans les flammes. On aboutit à une liquéfaction de ses repères et du cadre de sa vie. Julien Gester

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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