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Cinéma: Tabou et Les Hauts de Hurlevent

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute se penchera sur l'actualité cinématographique avec les critiques suivants:

  • Charlotte Garson (Cahiers du cinéma)- Florence Ben Sadoun (Elle)- Jean-Baptiste Thoret (Charlie-Hebdo)sur les films suivants:- Tabou , Miguel Gomes (sortie le 5 décembre)
Tabou
Tabou

Charlotte Garson:

Ce film "coupé en deux" agit comme un sortilège sur le spectateur.

Florence Ben Sadoun:

J’ai eu beaucoup de difficulté à rentrer dans Tabou, mis à part le prologue.

La partie onirique m’a complètement envoutée et enchantée.

Jean-Baptiste Thoret: C’est un très beau petit film. Je l’aime car je suis un cinéphile nostalgique. Tabou nous offre un cinéma qu’on n’a pas connu. Il y a un rapport étroit cinéma/cinéphilie. C’est loin d’être un pastiche. Il nous parle de l’état du cinéma contemporain.

Antoine Guillot: C'est un film très singulier que ce Tabou, où rode le spectre du chef d’œuvre de Murnau, mais pas seulement, tant il semble être une réflexion sur la matière même du cinéma, une affaire de croyance avant tout.

  • Les Hauts de Hurlevent , Andrea Arnold (sortie le 5 décembre)
Les Hauts de Hurlevent
Les Hauts de Hurlevent

Charlotte Garson:

La première partie, sensorielle est sensuelle, possède une épaisseur que la seconde désinvestit, dans l'ellipse entre l'adolescence et l'âge adulte.

Florence Ben Sadoun:

La première partie est brutale, presque animal mais la seconde est décevante.

Andrea Arnold change de genre à chaque film. Sa façon de filmer est extraordinaire. Elle a filmé cette histoire comme un livre.

Jean-Baptiste Thoret:

Le parti-pris esthétique d’Andrea Arnold écrase tout. Il y a un travail scolaire sur le naturalisme qui ne m’intéresse pas. Le film oscille en permanence entre la matérialité absolue et la métaphore mais sans incarnation entre les deux. Elle filme l’image du désir avant le désir lui-même.

Antoine Guillot:

C’est un film d’une grande sensualité, loin du grand mélodrame américain.

Les coups de cœurs:Jean-Baptiste Thoret: - Total Recall, l'incroyable et véridique histoire de ma vie , Arnold Schwarzeneger aux Presse de la Cité.

Totall Recall, l'incroyable et véridique histoire de ma vie
Totall Recall, l'incroyable et véridique histoire de ma vie

Je me suis intéressé à ces mémoires plus qu’à l’autobiographie. Ces icônes sont des symptômes du basculement du cinéma américain de la fin des années 1970 aux années 1980.

Il a épousé cet épisode de l’histoire.

Florence Ben Sadoun:

  • Marina Abramovic: The Artist is Present de Matthew Akers (sortie le 12 décembre)
Marina Abramovic: The Artist is present
Marina Abramovic: The Artist is present

Ce film produit quelque chose d’extraordinaire en ne faisant rien. On peut penser que c’est très conceptuel alors que c’est de l’ordre du charnel.

C’est un documentaire sur le travail de cette artiste. J’y ai par ailleurs vu la plus belle scène d’amour au cinéma cette année.

Bien sûr, la revue de presse culturelle de Thibault Henneton: Licence et franchise.

Et le coup de fil de Seham Boutata à la réalisatrice Vanina Vignal, pour la présentation de son film: Après le silence, ce qui n'est pas n'existe pas dans le cadre du Focus sur le cinéma roumain au Festival de cinéma de Vendôme du 30 novembre au 7 décembre.

Pastille introductive: Heike HURST.

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