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En haut : Luca Marinelli, Valentina Bellè ©Pyramide Distribution. En bas : Tim Kalkhof ©Karma Films / Behnaz Jafari, Jafar Panahi ©Memento Films Distribution

Cinéma : "Le cinéma n’est ici que le prétexte, le symbole, de ce qu’est le désir de vivre"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans la Dispute consacrée au cinéma, les "Trois visages" de Jafar Panahi, prix du scénario au Festival de Cannes cette année, mais aussi "The Cakemaker" par le cinéaste israélien Ofir Raul Graizer et les frères Taviani nous racontent l'été 1943 en Italie dans "Una questione privata".

En haut : Luca Marinelli, Valentina Bellè ©Pyramide Distribution. En bas : Tim Kalkhof ©Karma Films / Behnaz Jafari, Jafar Panahi ©Memento Films Distribution
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"Trois visages" de Jafar Panahi, en salle le 6 juin

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Synopsis : Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d’une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice... Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l’aider à comprendre s’il s’agit d’une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.

Ce film a reçu le prix du scénario lors du Festival de Cannes 2018

L'avis des critiques : 

C’est vraiment un film magnifique. Il y a là le cinéma le plus rigoureux et le plus intérieur de Jafar Panahi, qui prend le temps de la rencontre avec l’autre. C’est la découverte des visages qui fait le film. C’est un film profondément existentiel, d’amour de la vie. Le cinéma n’est ici que le prétexte, le symbole, de ce qu’est le désir de vivre. Florence Colombani

Il rend hommage aux grands films de Kiarostami. Cette évocation de ce cinéma m’a beaucoup touché. Mais chez Panahi y a un humour extraordinaire, il joue de sa propre réclusion, il prend la route, cela donne lieu à des rencontres formidables. Antoine Guillot

Il fait avec ce qui lui reste de liberté. Ce qui est très beau dans ce voyage, c’est que Panahi est capable de le faire avec ces femmes à la marge, ces trois temps de femmes, qui sont les temps du réalisateur également. Corinne Rondeau

"Una questione privata" de Paolo Taviani et Vittorio Taviani, en salle le 6 juin

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Synopsis : Eté 43, Piémont. Milton aime Fulvia qui joue avec son amour : elle aime surtout la profondeur de sa pensée et les lettres qu’il lui écrit. Un an plus tard, Milton est entré dans la Résistance et se bat aux côtés d’autres partisans. Au détour d’une conversation, il apprend que Fulvia aimait en secret son ami Giorgio, partisan lui aussi. Milton se lance alors à la recherche de Giorgio, dans les collines des Langhes enveloppées de brouillard… Mais Giorgio vient d’être arrêté par les Fascistes.

L'avis des critiques : 

C’est un film inégal, mais qui me touche sur beaucoup de points. Il s’inscrit dans la filmographie des frères Taviani, et ce retour sur cette période sombre de l’Italie n’est pas anodin au regard de ce qui s'y passe aujourd’hui. Antoine Guillot

Ce qui est raté est très raté, mais ce qui est réussi l’est vraiment aussi. Il y a quelque chose de très proustien dans le personnage principal. Mais la représentation du personnage féminin m’a vraiment dérangée. Florence Colombani

Cette brume, très belle, masque beaucoup, je veux bien que ce soit une métaphore mais on ne voit plus grand-chose, de même que ce va et vient entre passé et présent est très littéral. Les belles scènes ne sont ici que des éclats. Arnaud Laporte

Effectivement c’est très inégal. Je n’ai pas aimé les acteurs ce qui m’a empêchée d’entrer dans ce film. Effectivement il y a de très grandes scènes, mais je me suis raccrochée à cette brume pour pouvoir suivre le film. Corinne Rondeau

Le conseil d'Antoine Guillot : Les films des frères Taviani projetés à la Filmothèque du quartier latin jusqu'au 26 juin. Plus d'informations ici.

"The Cakemaker" d'Ofir Raul Graizer, en salle le 6 juin

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Synopsis : Thomas, un jeune pâtissier allemand, a une liaison avec Oren, un homme marié israélien qui voyage régulièrement à Berlin pour affaires. Quand Oren meurt dans un accident de voiture, Thomas se rend à Jérusalem à la recherche de réponses concernant sa mort. Sans révéler qui il est, Thomas se plonge dans la vie d'Anat, la veuve de son amant, qui tient un petit café. Il commence alors à travailler pour elle.

L'avis des critiques : 

C’est filmé de façon assez subtil, c’est d’une grande douceur, mais l’histoire est longue à venir. Corinne Rondeau

Il n’y a pas de mise en scène du tout dans ce film ! Il n’y a pas de platitude dans le jeu des acteurs ni dans l’histoire, mais dans la façon de filmer : on a envie que la caméra bouge parfois ! Florence Colombani

On a le sentiment que le réalisateur a mangé beaucoup de forêt noire, il est très endormi sur son film ! Et ce film lui-même est une recette, tous les évènements qui arrivent son dans l’ordre, c’est d’un ennuie redoutable. Antoine Guillot

La mise en scène est très fine, l’écriture très délicate, les deux interprètes ont un charme très fort. Il y a une sensualité de chaque instant, j’ai été séduit ! Arnaud Laporte

Vos commentaires :

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

Intervenants
  • Critique de cinéma, écrivaine et réalisatrice
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • journaliste, critique de cinéma et de bandes dessinées, producteur de l'émission "Plan large" sur France Culture

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