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 en haut : "Undercover" (© 2018 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH), au milieu : "Invasion Los Angeles" (© Universal Pictures Company Inc), en bas : "ASAKO I&II" (© Art House)

Cinéma : Invasion Los Angeles, "un film pareil pouvait tout changer"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans la Dispute cinéma nous évoquons trois films : Undercover - une histoire vraie" de Yann Demange, "Asako I & II" de Ryusuke Hamaguchi et "Invasion Los Angeles" de John Carpenter qui ressort dans les salles en version restaurée.

 en haut : "Undercover" (© 2018 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH), au milieu : "Invasion Los Angeles" (© Universal Pictures Company Inc), en bas : "ASAKO I&II" (© Art House)
en haut : "Undercover" (© 2018 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH), au milieu : "Invasion Los Angeles" (© Universal Pictures Company Inc), en bas : "ASAKO I&II" (© Art House)

"Undercover - une histoire vraie" de Yann Demange (en salles)

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Synopsis : À Détroit, dans les années 80, au plus fort de la guerre contre l’épidémie de crack, voici l’histoire vraie d’un père d’origine modeste, Richard Wershe, et de son fils, Rick Jr., un adolescent qui fut informateur pour le compte du FBI, avant de devenir lui-même trafiquant de drogue, et qui, abandonné par ceux qui l’avaient utilisé, fut condamné à finir ses jours en prison.

L'avis des critiques :

Le sous-régime, le fait que tout soit effleuré, a fini par m’intéresser. Choisir un acteur venu d’un lycée et casté complètement sauvagement à côté d’un grand monstre comme Matthew McConaughey fait que je n’y crois pas du tout. Or, cela m’intéresse assez de voir ce duo dysfonctionner. J’ai plutôt apprécié ce retrait par rapport au commentaire politique. Lucile Commeaux

Il y a pour moi un énorme problème de scénario, avec des pistes annoncées et des moments qui sont évoqués avant d’être complètement évacués. La musique diégétique est formidable, tandis que la musique du film est une catastrophe totale. C’est un grand ratage. Antoine Guillot

C’est son premier film nord-américain et je trouve qu’il s’y perd, même s’il évite beaucoup de pièges. Richie Merritt m’a intéressé presque en contrepoint de Matthew McConaughey. Pour moi, hors Matthew McConaughey, le problème de ce film ne vient pas des comédiens. Thierry Chèze

C’est peut-être une histoire vraie, mais qui m’a beaucoup ennuyée. Ce film a la qualité de ne pas sur-dramatiser, il est plutôt sous-dramatisant. Pour moi ce film est un commentaire sur une certaine situation, dont la fin ne se ficèle sur rien du tout. Corinne Rondeau

"Asako I & II" de Ryusuke Hamaguchi (en salles)

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Synopsis : Lorsque son premier grand amour disparaît du jour au lendemain, Asako est abasourdie et quitte Osaka pour changer de vie. Deux ans plus tard à Tokyo, elle tombe de nouveau amoureuse et s’apprête à se marier... à un homme qui ressemble trait pour trait à son premier amant évanoui.

L'avis des critiques :

Ce film est d’une tenue assez remarquable dans un récit qui prend un stéréotype du cinéma sur les histoires d’amour. Ce n’est pas une vie qui a de l’esprit, mais une vie de petites choses auxquelles il faut s’attacher. Il y a des plans purement géniaux. Quand le trouble de l’affect se met en œuvre, il est scandé à certains instants. Corinne Rondeau

On ressent des choses qui peuvent être de l’ordre d’une secousse sismique et sont amenées purement par la mise en scène. La façon dont on ressent l’intériorité de ce personnage féminin sans avoir beaucoup d’artifices de mise en scène est très troublante. Ce film est riche de tout ce qu’il n’y a pas dedans. Antoine Guillot

Le spectateur devient totalement acteur de ce film. C’est un bon film sur des choses aussi basiques et simples que le fait d’aimer et d'être aimé en retour. On a une confrontation entre l’ultra-réalisme et ces choses totalement impalpables. Il faut avoir foi en sa mise en scène, au-delà de son récit, pour oser faire cela. Cette maîtrise est absolument impressionnante. Thierry Chèze

Il y aussi quelque chose de naturaliste dans le film, un portrait du Japon en creux avec le tremblement de terre de 2011. J'ai été assez saisie par la manière de travailler ce sujet-là qui ne sur-créé rien. Le génie de la mise en scène, presque trop brillant a toutefois fait que je suis peut-être restée un peu extérieure au film. Lucile Commeaux

"Invasion Los Angeles" de John Carpenter (1988), sortie en version restaurée le 2 janvier

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Synopsis : Un ouvrier au chômage découvre un groupe discret qui fabrique des lunettes noires. Intrigué, il en essaie une paire et découvre un monde effrayant : de nombreux humains sont en réalité des extraterrestres aux visages hideux et écorchés ; les panneaux publicitaires ordonnent la soumission dans des termes dignes de Big Brother. Avec un autre ouvrier, il affronte les envahisseurs. Mais quel jeu joue Holly, la séduisante responsable des programmes du canal 54 ?

L'avis des critiques :

Je me souviens très bien d’avoir vu ce film en me disant qu’un film pareil pouvait tout changer. Tout ce qui est raconté dedans trouve sans arrêt des résonances. Il est d’une contemporanéité totale. On peut le voir comme un commentaire sur le cinéma même, qui peut nous amener à voir la réalité. Antoine Guillot

Je me suis régalé à chaque plan, je suis heureux de l’avoir enfin découvert. Ce que veut Frank, c’est être le plus tranquille possible, ne pas voir ce qu’il ne faut pas voir. Cela fait un dessin d’autant plus fort. Cela raconte quelque chose sur l’âme humaine, sur le moment où l’on décide ou non d’agir à son petit niveau. Thierry Chèze

Cette manière de vouloir lier le capitalisme et la dimension politique américaine avec la science-fiction est formidable. Le film est un peu filmé comme un documentaire au départ. C’est finalement la prothèse qui permet de révéler la vérité comme elle est. Le film se divise sur sa dualité : est-ce qu’on résiste au pouvoir ou est-ce qu’on pactise avec lui ? Corinne Rondeau

>> LE COUP DE CŒUR DE CORINNE RONDEAU : "L'Enfer dans la ville" de Renato Castellani (1959), sortie en version intégrale inédite restaurée le 9 janvier

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Synopsis : Lina, une jeune fille un peu trop naïve, est jetée en prison à cause du jeune homme dont elle était amoureuse. Egle la prend alors sous son aile...

Je trouve ce film absolument génial, même si c’est un film néo-réaliste plus pauvre qu’on pourrait le penser. Ce qui est merveilleux dans ce film c’est que l’histoire se trouve dans un lieu clôt, mais le corps de ces femmes est tellement présent que ces cellules bougent sans arrêt. Indépendamment de la manière de filmer l’architecture, il y a aussi des scènes en extérieur magnifiques. Corinne Rondeau

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).
 

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