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An haut : "Quatre chorégraphes d’aujourd’hui à l’Opéra de Paris" Photo © Julien Benhamou / OnP En bas : Lisbeth Gruwez "The Sea Within" © Danny Willems / Paula Pi "Alexandre" © Patrick Gheleyns

Danse : "Ce que cache Paula Pi sur scène est ce qui me poursuit en sortant de la salle"

54 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute sera consacrée à la danse avec "The Sea Within" de Lisbeth Gruwez et "Alexandre" de Paula Pi, présentés lors des Rencontres Internationales Chorégraphiques de Seine Saint-Denis ainsi que Thierrée, Shechter, Pérez et Pite à l'Opéra de Paris dans une réalisation de Cédric Klapisch.

An haut : "Quatre chorégraphes d’aujourd’hui à l’Opéra de Paris" Photo © Julien Benhamou / OnP En bas : Lisbeth Gruwez "The Sea Within" © Danny Willems / Paula Pi "Alexandre" © Patrick Gheleyns
An haut : "Quatre chorégraphes d’aujourd’hui à l’Opéra de Paris" Photo © Julien Benhamou / OnP En bas : Lisbeth Gruwez "The Sea Within" © Danny Willems / Paula Pi "Alexandre" © Patrick Gheleyns

Lisbeth Gruwez - "The Sea Within"

Présentation officielle : Après sa trilogie autour du corps extatique, Lisbeth Gruwez crée pour la première fois une pièce qu'elle n'interprète pas elle-même, laissant la scène à dix danseuses.
Quittant l'individu pour le groupe, elle est comme toujours partie d'une problématique à la fois simple et personnelle : comment ré-établir des connections perdues ? Ici un ensemble de femmes parcourt donc le plateau, s'assemble et se disjoint, et malgré la solitude de chacune, compose un paysage commun, en mouvement permanent, semblable à un magma. Se dessinent des hélices et des spirales qui évoquent la structure de l'ADN, comme pour revenir à la structure originelle, à partir de laquelle renaître et repartir, quittant la matrice de pensées tournoyantes dans laquelle nous sommes enfermés.
Sensible à l'idée que le chaos est une forme d'ordre, en écho aux thèses du physicien Ilya Prigogine selon lequel « le non-équilibre est la voie la plus extraordinaire que la nature ait inventée pour coordonner et pour rendre possibles des phénomènes complexes », Lisbeth Gruwez laisse émerger les sensations. La bande-son, composée comme toujours par Maarten Van Cauwenberghe, dessine elle aussi une forme de vague, qui crée un espace affectant directement le spectateur.
Dans The Sea Within, les êtres se dissolvent dans le paysage, et se fondent dans une totalité qui permet de dépasser les dichotomies habituelles - entre le corps et l'esprit, l'ordre et le chaos, l'immobilité et le mouvement, soi et l'univers. Un flux se forme, dans lequel chacune prend sa place, comme une méditation collective, un « couque » rituel qui permet de construire une communauté sans domination et de laisser émerger quelque chose d'inédit.

Un spectacle présenté les 16 et 17 mai lors des Rencontres Internationales chorégraphiques de Seine Saint-Denis

Prochaines dates de tournée :

  • 19 > 20 juin : Marseille / Festival de Marseille
  • 02 > 03 juillet : Amsterdam / Julidans
  • 31 juillet > 1 août : Oostende / Theater Aan Zee
  • 17 > 19 août : Berlin / Tanz im August
  • 22 > 23 août : Weimar / Kunstfest Weimar
  • 21 > 22 septembre : Münster / Theater im Pumpenhaus
  • 27 septembre : Brest / Le Quartz
  • 22 > 24 novembre : Brussels / KVS
  • 30 novembre : Zaventem / CC De Factorij
  • 05 > 06 décembre : Gent / Vooruit
  • 07 décembre : Maasmechelen / CC Maasmechelen
  • 11 > 12 décembre : Villeneuve-d'Ascq / La Rose des Vents
  • 19 > 20 décembre : Leuven / STUK

Pour plus d'informations rendez-vous ici.

L'avis des critiques :

Ce qui m’a intéressé est le travail sur le souffle, c’est la force du spectacle. J’ai évacué tous ce qui est trop aquatique. C’est une chorégraphe qui travaille sur le corps extatique. Philippe Noisette

C’est un virage à 180 degrés. C’est une pièce ici beaucoup plus méditative. La gestion du groupe est équilibré, mais chorégraphiquement cela n’apporte rien, c’est très biomimétique et un peu sans saveur. Florian Gaité

Lisbeth Gruwez manque sur la scène. Et elle m’a laissée en dehors par ce manque de piques d’intensité. Manou Farine

Paula Pi - "Alexandre" les 30 juin et 1er juillet à Montpellier Danse

Présentation officielle : Au début, une voix : l’enregistrement d’un timbre, d’un souffle, comme l’apparition d’une altérité radicale. Au début, une langue : un rythme, un phrasé, une répétition, un sens qui se dérobe. De cette voix naît une série de questions touchant à la langue. Qu’est-ce que la danse peut faire d’une voix : tenter d’approcher le monde qu’elle transporte à la lisère du sens, ou redéployer un mouvement au creux de ses intensités, de ses frictions afin de reconstituer son propre système de sensation et d’interprétation ? Au terme d’un trajet avec les questions physiques, linguistiques ou anthropologiques soulevées par cet enregistrement portant sur un rituel de passage masculin, Paula Pi a produit une pièce – faisant de ce prénom le mot de passe d’une transformation possible.  Comme dans sa précédente création, Ecce Homo, le matériau de départ inscrit les coordonnées d’un nouveau territoire sensible. D’abord accompagnée du performeur Sorour Darabi, puis seule, Paula Pi a formé un nœud, un entrelacement où vient s’enrouler une réflexion sur la construction du même et de la différence. Entre son corps, sa voix et ses doubles imaginaires s’élabore un rituel naviguant entre le proche et le lointain, la fusion et la coupure, le rêve et la réalité, le masculin et le féminin.

Un spectacle présenté les 22, 23 et 24 mai lors des Rencontres Internationales chorégraphiques de Seine Saint-Denis

Prochaines dates de tournée : 

  • 30 juin > 1er juillet : Montpellier / Festival Montpellier Danse
  • 11 > 12 novembre : Valenciennes / Espace Pasolini

L'avis des critiques : 

Je n’ai pas vu le temps passer, j’en suis sorti avec l’idée d’un manque, que je n’avais pas tout compris, et pourtant plus les jours passent plus je l’aime. Florian Gaité

Le spectacle commence par une danse fantôme et c’est peut-être ainsi que Sorour Darabi est présent sur scène. J’aime beaucoup la danseuse qu’est Paula Pi, mais la double articulation du spectacle ne permet peut être pas d’y entrer totalement. Philippe Noisette

C’est très ténu, mais ce que cache Paula Pi est aussi ce qui me poursuit en sortant. Manou Farine

Quatre chorégraphes d’aujourd’hui à l’Opéra de Paris - Thierrée / Shechter / Pérez / Pite, jusqu'au 8 juin à l’Opéra Garnier et disponible sur Arte Concert.

Photo © Julien Benhamou / OnP
Photo © Julien Benhamou / OnP

Présentation officielle : James Thierrée, Hofesh Shechter, Iván Pérez et Crystal Pite investissent l’Opéra de Paris ! Ces quatre chorégraphes aux styles très différents entraînent les danseurs de l’Opéra dans une nouvelle forme de modernité, tout en intensité. Une soirée plurielle pour les Etoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris, le tout réalisé par Cédric Klapisch !

En ouverture de cette soirée dédiée entièrement à la danse, James Thierrée s’empare des espaces publiques du Palais Garnier.  Avec cette première de "Frôlons", il plonge ainsi l’Opéra de Paris et son public dans un univers onirique.

La Canadienne Crystal Pite prend la suite avec "The Seasons’ Canon", une oeuvre éblouissante qui avait enthousiasmé le public du Palais Garnier la saison dernière. Une chorégraphie sensuelle rythmée par une relecture des "Quatre Saisons" de Vivaldi par Max Richter.

C’est ensuite à l’Espagnol Iván Pérez de jouer avec la scène de l’Opéra de Paris. Pour sa première collaboration avec l’institution parisienne, le chorégraphe a inventé "The Male Dancer" : une création pour dix hommes évoluant sur une musique d'Arvo Pärt.

Pour clore cette soirée, l’Israélien Hofesh Shechter - régulièrement salué pour ses danses telluriques proches de la transe – nous offre une nouvelle version de sa pièce "The Art of Not Looking Back". Un final en beauté.

Programme :
James Thierrée – Frôlons
Hofesh Shechter - The Art of Not Looking Back
Iván Pérez - The Male Dancer
Crystal Pite - The Seasons’ Canon

Spectacle capté 24 mai 2018 au Palais Garnier, Paris.

L'avis des critiques à propos de James Thierrée – Frôlons : 

Il y a une vraie narration, cela m’a rappelé visuellement l’univers de Luc Besson. Mais une fois passé l’effet visuel j’ai trouvé cela assez creux. On se demande pourquoi une fois que le spectacle à investit la scène il s’en exclu. Florian Gaité 

L’idée que les danseurs frôlent les spectateurs se transforme en "danse via Instagram" tout le monde prend des photos. C’est une idée compliquée à réaliser car la  circulation d’un tel nombre de spectateurs est difficile au Palais Garnier. Philippe Noisette

L'avis des critiques à propos de Iván Pérez - The Male Dancer : 

On est les deux pieds dans la représentation en permanence et le spectateur est assigné à son pur rôle. Manou Farine 

Ce n’est pas désagréable à voir, il y une forme de douceur, mais du début à la fin je n’ai pas vu une once de progression. Florian Gaité

L'avis des critique à propos de Crystal Pite - The Seasons’ Canon :

En final de cette soirée, ce n’est pas ambitieux par rapport à ce qu’est la danse contemporaine. C’est très maîtrisé mais je me suis un peu ennuyé. Florian Gaité 

C’est parfaitement maîtrisé. C’est comme un impeccable blockbuster qui utilise tout ce qu’il faut pour que cela fonctionne. En termes d’écriture chorégraphique, c’est un peu années 80. Mais le plaisir des danseurs transparaît. Manou Farine 

L'avis des critique à propos de Hofesh Shechter - The Art of Not Looking Back :

Ce n’est pas une pièce aimable, ça vous prend à rebours. C’est un moment de la soirée qui est suspendu, c’est vraiment le moment qui m’a scotché. Philippe Noisette 

Je n’ai pas été déçu c’est une pièce que j’aime beaucoup. On est dans un lieu presque utérin, avec un casting féminin et une poésie sonore très violente. C’est une représentation de femme qui n’est pas fantasmée. Florian Gaité 

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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