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Courverture de l'Amérique m'inquiète" (L'Olivier), "Vingt minutes de silence" (Le Nouvel Attila) et "Fendre l'armure" (Le Dilettante)

Emission spéciale: Journée du Livre

59 min
À retrouver dans l'émission

Une Dispute spéciale en public à La librairie de Paris pour la "Journée du Livre" . En compagnie de nombreux critiques littéraires: Alexandra Schwartzbrod, Elisabeth Philippe, Raphaëlle Leyris, Grégoire Leménager, Philippe Chevilley et Arnaud Laporte. Des idées de lectures pour l'été?!

Courverture de l'Amérique m'inquiète" (L'Olivier), "Vingt minutes de silence" (Le Nouvel Attila) et "Fendre l'armure" (Le Dilettante)
Courverture de l'Amérique m'inquiète" (L'Olivier), "Vingt minutes de silence" (Le Nouvel Attila) et "Fendre l'armure" (Le Dilettante)

"L’Amérique m’inquiète...et autres récits"

De Jean-Paul Dubois (L’Olivier)

Couverture de "L'Amérique m'inquiète et autre récits" de J.P Dubois (éditions de l'Olivier)
Couverture de "L'Amérique m'inquiète et autre récits" de J.P Dubois (éditions de l'Olivier)

"Il m’arrivait souvent de songer que je vivais peut être à la marge de ce pays, à la lisière de sa raison politique et sociale, alors qu’en réalité je me trouvais en son centre, ce cœur brutal et aveugle qui déjà battait en silence pour celui qui allait advenir bien des années plus tard. »

Un agent immobilier vend des parcelles de la Lune aux particuliers, un homme invente l’autopsie en self-service, des bourreaux racontent les exécutions qu’ils ont pratiquées, un directeur de prison sadique fait vivre ses prisonniers sous la chaleur écrasante du désert…

Dans les années 1990, Jean-Paul Dubois a sillonné les États-Unis pour le Nouvel Observateur. Sa mission? Regarder passer la vie dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux, les églises et les bars. Il en a rapporté ces chroniques, autant de petits romans vrais de l’Amérique – l’Amérique de Trump avant Trump… – qui tracent le portrait d’une société où cohabitent tous les excès, où se répandent toutes les fièvres morales et les tensions raciales. Plus de vingt ans après, elles n’ont rien perdu de leur acuité.

"Vingt minutes de silence"

D’Hélène Bessette (Le Nouvel Attila)

Couverture de "Vingt minutes de silence" d'Hélène Bessette (Le Nouvel Attila)
Couverture de "Vingt minutes de silence" d'Hélène Bessette (Le Nouvel Attila)

Vingt minutes de silence, c’est le temps qu’il a fallu à la famille pour prévenir le médecin après la mort de leur mari et père. S’inspirant d’un fait divers réel, l’auteur préféré de Raymond Queneau et de Marguerite Duras bâtit un univers sans réelle intrigue, comme elle seule sait en créer.

Ici, le criminel, c’est l’écrivain, qui s’attaque au genre du roman policier en détournant l’enquête. Le mystère est partout, l’étonnement du lecteur aussi. Et tout devient suspect.

"Fendre l’armure"

D’Anna Gavalda (Le Dilettante)

Couverture de "Fendre l'armure" d'Anna Gavalda (Le Dilettante)
Couverture de "Fendre l'armure" d'Anna Gavalda (Le Dilettante)

On me demande d'écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver. Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vrais gens. Pardon, de vraies gens. C'est une faute que j'avais laissée dans mon manuscrit, "la vraie vie des vrais gens", avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l'adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens. Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes "gens" pour vérifier que tous s'accordaient bien et j'ai réalisé que c'était l'un des mots qui comptait le plus grand nombre d'occurrences. Il y a beaucoup de "gens" dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude. Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n'ont pas de nom. Ils disent simplement "je". Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement. Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure. Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c'est eux que je vous confie aujourd'hui. (A.G.)

Les coups de coeur de l'été:

Chroniques

21H20
12 min

Le Petit Salon

Emission spéciale journée de livre pour La Dispute - Pas de Petit Salon
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